Habitat : le logement au cœur de l’action gouvernementale

Par Isman O. | 06 janvier 2011
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Habitat : le logement au cœur de l’action gouvernementale

Source: ADI

Au même titre que la lutte contre la pauvreté ou l’approvisionnement en eau potable, la question du logement fut au cœur de l’action gouvernementale tout au long de ces dernières années. Mieux, elle fut érigée au rang de priorité. C’est dire combien le gouvernement, sous la houlette du président Ismaïl Omar Guelleh, tient à garantir le droit des citoyens djiboutiens d’accéder à des logements décents. L’accès au logement, on s’en souvient, constituait un volet important du projet de société formulé et présenté au peuple djiboutien par le chef de l’Etat lors de son accession à la magistrature suprême en 1999. Fidèle à sa politique en matière d’habitat et honorant son engagement, il avait accordé ainsi une place de choix à la question dans la feuille de route tracée à son gouvernement. Loin de rester longtemps confiné à l’état théorique, un vaste chantier fut immédiatement entrepris. Malgré de multiples obstacles évidents. Car il était tout de même certain que, dans ce domaine au moins, les ambitions dépassaient largement les ressources disponibles. Il a fallu mettre les bouchées doubles. Nos décideurs politiques, le président Guelleh en tête, n’y ont donc pas hésité. Il n’en pouvait être autrement, étant donné que l’enjeu est de taille puisqu’il implique avant tout le droit de chaque citoyen djiboutien d’accéder à un logement décent. Tout comme dans le front de lutte contre la précarité, le chômage ou la soif, un combat sans merci a été engagé là aussi. En des lieux autrefois inhabités et solitaires, de somptueux édifices sont sortis de terre en peu de temps. Ainsi en est-il aussi de la construction des cités Barwako, Wadajir, Luxembourg, Hodan, puis Hodan 2 qui traduisent sur le terrain les efforts inlassables du gouvernement djiboutien, et surtout sa volonté de parvenir aux résultats escomptés Durant la période 2000-2008, la Société Immobilière de Djibouti (SID) et le Fonds de l’habitat auront réalisé les cités Hodane 1 à Balbala (842 logements), Gargaar (285 logements), Wadagir 2 (75 logements), ainsi que les 340 logements construits pour la réinsertion des populations déplacées dans les localités touchées par le conflit armé. A cela s’ajoutent les cités Hodane 2 (642 logements) et Chebelley (200) dont les premières pierres ont été posées en octobre 2008 et la cité Doumeira (44). De même, le recasement des populations sinistrées à la suite de la crue de l’oued d’Ambouli d’avril 2004 a contraint le gouvernement à poursuivre son action au PK 12 avec la création de 400 nouveaux logements. Par ailleurs, une offre de parcelles de terrain a été lancée durant la même période pour répondre à la demande croissante de logement. En ce sens, l’attribution de 382 parcelles d’urgence périurbaines à Farah Had, 556 parcelles résidentielles dans la capitale et 200 autres à Arta, la viabilisation de plusieurs lotissements dont 5.000 parcelles à Balbala et 500 dans les districts de l’intérieur sont des signes d’une redynamisation du secteur de l’habitat. Ces attributions de parcelle favorisent l’auto-construction qui se développe comme en témoigne l’évolution du nombre de demande du permis de construire. Malgré la complexité des procédures et l’absence de coordination des structures administratives impliquées dans sa délivrance, les demandes du permis de construire passent de 120 en 2008 pour un montant total de 1 124 millions FD à 183 en 2009 pour un montant de 3 164 millions FD. Enfin, des dispositifs réglementaires ont été mis en place en vue d’une meilleure cohérence dans l’aménagement du territoire. Toutes ces réalisations que nous venons de citer, à titre d’exemples bien sûr, suffisent pour convaincre sur la place prépondérante qu’occupe la question du logement dans l’action gouvernementale.

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