Conflit frontalier djibouto-érythréen : Le chef de la diplomatie djiboutienne revient sur les tenants et aboutissant de la résolution 1862 de l’ONU
Par Guedi
|
15 janvier 2009
5,887 vues
Source: ADI
Dans une interview accordée aujourd’hui à la presse nationale, le ministre des Affaires étrangères Mahamoud Ali Youssouf, est revenu sur les tenants et aboutissants de la résolution 1862 adoptée hier mercredi par le Conseil de sécurité de l’ONU en indiquant que le texte en question avait un caractère contraignant et que, de ce fait, l’Erythrée était dans l’obligation de s’y conformer avant que l’ONU ne lui impose des sanctions ».
« Selon les termes de la résolution ce n’est pas une demande qui a été adressée à l’Erythrée mais plutôt une exigence. Ceci déjà est une forme de contrainte qui est imposée à ce pays. La résolution a été adoptée pour le moment sous le paraphe 7 et de manière graduelle en fonction de la réaction de ce pays le conseil de sécurité pourra adoptée d’éventuelle résolution sous des dispositions de la charte qui sont encore plus contraignantes », a ajouté le ministre.
Le responsable a expliqué que « la charte des Nations unies a une batterie d’instruments et de mesures contraignantes qui obligent les Etats membres récalcitrants à se plier aux exigences de la communauté internationale à savoir, entre autres, les chapitres 6 et 7 ».
Mahamoud Ali Youssouf s’est félicité de cette résolution onusienne, reconnaissant que c’est « notre action diplomatique qui a amené à ce que le Conseil de sécurité puisse adopter une résolution dont les termes sont suffisamment limpides ».
Il a prévenu que dans le cas où la situation ne changeait pas, et que l’occupation perdurait, il appartiendrait alors « à la communauté internationale d’assumer ses responsabilités ». Pour le ministre toujours, c’est dans ce dernier cas seulement, que « la République de Djibouti, ses dirigeants et son peuple, feront tout pour récupérer la souveraineté sur sa portion occupée : Doumeira et l’ile de Doumeira, dans les plus brefs délais ».
« Je crois que la non reconnaissance par la partie érythréenne de l’existence d’un conflit frontalier avec Djibouti, est une attitude irresponsable et un comportement qui est nuisible aux intérêts de ce pays, aussi bien sur le plan régional qu’international », a t-il dit.
Tags
Articles connexes
Le ministre de la Défense préside la cérémonie de commémoration du 22e anniversaire de l’accession de la Gendarmerie nationale à son autonomie
il y a 5 ans
Le ministre de la Défense inspecte le bataillon Hill 8 à Maryama avant son départ pour la Somalie
il y a 5 ans
Insertion socioprofessionnelle des jeunes : l’ANEFIP implante des antennes dans tous les CDC
il y a 5 ans
Reprise des négociations au sujet du barrage sur le Nil
il y a 5 ans
Publicité