Education : Cérémonie de pose de la première pierre du centre de formation des enseignants de l’enseignement fondamental
Par Nofal
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28 octobre 2010
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Source: ADI
Le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a présidé mercredi la cérémonie marquant la pose de la première pierre du centre de formation des enseignants de l’enseignement fondamental qui sera érigé dans l’annexe Barkat Siradj de l’Université de Djibouti.
L’évènement a regroupé, outre le ministre de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, M. Abdi Ibrahim Absieh, plusieurs membres du gouvernement et du parlement, l’ambassadeur du Japon à Djibouti, M. Jun Shimmi, ainsi qu’un parterre d’enseignants et d’universitaires, d’étudiants et d’invités.
La cérémonie inaugurale de ce futur centre de formation a été également marquée par la présence de la Première dame du pays et présidente de l’Union nationale des femmes djiboutiennes, Mme Kadra Mahamoud Haid.
Parmi les intervenants qui se sont succédé au micro, après la traditionnelle lecture d’un verset du Saint Coran, figuraient notamment l’ambassadeur japonais, M. Jun Shimmi, dont le pays a gracieusement financé la construction de ce centre à hauteur de quelque 767 millions de yens, soit 1 milliard 493 millions FD.
"Nous souhaitons vivement aider les Djiboutiens par le biais de cette action en améliorant et en développant la qualité de l’éducation dans ce pays ami", a-t-il précisé dans son discours.
"Notre objectif est de voir au printemps de l’année 2012 un bâtiment construit à cet endroit", a ajouté le diplomate japonais avant de préciser qu’il abritera 18 salles de classes, des laboratoires, un amphithéâtre et une bibliothèque ainsi qu’un bâtiment administratif permettant d’assurer chaque année la formation de 325 enseignants du primaire et du secondaire.
Le diplomate japonais a saisi l'occasion pour souligner en outre qu’il est prévu dans le cadre de ce projet la construction d’une résidence d’élèves pour 30 femmes et 30 hommes.
"Cette résidence permettra d’accueillir des candidats enseignants issus des zones rurales", a-t-il dit, estimant que "ces jeunes contribueront non seulement à développer le niveau d’éducation de leurs villages respectives mais aussi à réduire la différence entre les zones urbaines et rurales".
Le projet de création de ce premier centre consacré aux futurs enseignants de tous les niveaux de l’enseignement fondamental, constitue une étape supplémentaire pour le gouvernement japonais qui, selon M. Jun Shimmi, a toujours considéré l’éducation comme un secteur primordial dans le cadre de sa coopération avec la République de Djibouti.
"Les relations entre le japon et la République de Djibouti se développent considérablement et s’intensifient depuis l’année dernière", a-t-il par ailleurs indiqué, citant à titre d’exemple la présence depuis 2009 des détachements des forces d’auto-défense du Japon et l’ouverture officielle, à Djibouti, d’une chancellerie nippone en avril 2010.
M. Abdi Ibrahim Absieh, ministre de l’Education nationale, a quant à lui, mis l’accent sur la portée de ce centre qui, d’après lui, est "d’ordre quantitatif car l’essor de l’enseignement moyen est révélateur des limites des stratégies de formation qui servaient de références jusqu’à présent".
"La mise en œuvre du chantier répond, selon lui, au double souci du gouvernement de canaliser les effectifs d’élèves croissants d’année en année et de faire face aux déperditions de nature pédagogique".
Le ministre a affirmé à cet égard que son département projette d’embaucher un nombre moyen de deux cent (200) enseignants par an à l’horizon 2019. L’objectif s’inscrit comme une suite logique des recrutements au profit de 280 jeunes professeurs de l’enseignement moyen et secondaire, alors que moins d’une centaine (84) de leurs aînés ont bénéficié des mêmes opportunités d’emplois en 2000.
"Encore une fois, nous nous retrouvons pour un événement important qui marque l’évolution de notre système éducatif vers les objectifs que nous nous sommes fixés il y a une décennie, à savoir une éducation efficiente et de qualité pour tous", a pour sa part déclaré le Président Ismail Omar Guelleh.
Dans son intervention prononcée à l'occasion de la cérémonie de pose de la première pierre de centre, dont l'ouverture est prévue en 2012, le chef de l’Etat a par ailleurs fait savoir que "la question de la formation professionnelle des enseignants, tous cycles confondus, ne se pose plus sous la forme dans laquelle elle se posait hier".
"Les transformations du paysage économique et technologique de notre pays et du monde exigent une mise à jour régulière et continue des connaissances et du savoir-faire professionnel", a-t-il soutenu.
Sa conviction profonde est que chaque enseignant doit avoir un moyen de validation et de valorisation de ses acquis, un moyen de promotion pour un épanouissement professionnelle et donc personnel. C’est dire l’importance des enjeux et du potentiel que recèle ce centre de formation aux yeux du Président de la République.
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