Cérémonie de lancement de la version afar et somali du livre d’or comportant les recommandations des oulémas sur les MGF

Par Guedi | 07 octobre 2010
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Cérémonie de lancement de la version afar et somali du livre d’or comportant les recommandations des oulémas sur les MGF

Source: ADI

La ministre de la promotion de la femme et des biens être familiales et des affaires sociales, Mme Nimo Boulhan Houssein, a présidé jeudi, au siège de l’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD), la cérémonie de lancement de la version afar et somali du livre d’or comportant les recommandations des oulémas sur les mutilations génitales féminines (MGF). Cet événement a regroupé, outre la secrétaire générale de l’UNFD, Mme Degmo Mohamed Issack, le maire de la ville de Djibouti, M. Ali Ismaël Yabeh, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, M. Dietmar Bock, le dirigeant de l’organisation allemande des droits de l'homme "Target-Ruediger Nehberg", les représentants des organisations internationales accréditées à Djibouti et de nombreux autres invités issus de la société civile. Dans un discours qu’elle a prononcé à cette occasion, Mme Nimo Boulhan Houssein a tenu à exprimer tout d’abord ses sincères félicitations à l’organisation allemande de défense des droits de l’homme, "coorganisatrice de la conférence internationale ayant regroupé des érudits d’horizon divers, tant religieux que scientifiques et qui a donné naissance aux recommandations contenues dans le livre d’or". "Je tiens à saluer les actions spécifiques menées par cette organisation dans les pays concernés par la problématique des MGF et visant à apaiser les souffrances des filles et des femmes", a-t-elle dit. Cette cérémonie consacrée au lancement de la version afar et somali du livre d’or comportant les recommandations des oulémas sur les MGF "revêt une importance capitale dans notre combat pour la préservation de l’intégrité physique de la petite fille", a mis en exergue la ministre. Mme Nimo Boulhan Houssein a notamment estimé que le fait de "mettre à la portée des djiboutiens et djiboutiennes et dans une langue qui leur est accessible, en l’occurrence le somali et l’afar, la résolution des hauts dignitaires et érudits internationaux de la prestigieuse université d’Al-Azhar sur les MGF permettra de leur faire comprendre que les mutilations génitales féminines relèvent d’une pratique d’ordre social et non religieuse". "A ce titre, il convient de noter que l’immense majorité des commentateurs contemporains de la loi islamique rejettent dans ce livre d’or toutes pratiques de mutilations génitales féminines", a-t-elle indiqué. La ministre de la promotion de la femme a, par ailleurs, rappelé que "les mutilations génitales féminines sont formellement interdites depuis 1995 en République de Djibouti". Elle a toutefois tenu à souligner que, "malgré l’existence d’une loi interdisant les MGF, il s’est avéré hélas que le phénomène reste encore répandu sur le territoire national". "Face à cette résistance, le gouvernement et les parlementaires redoublent d’efforts notamment à travers la révision de la législation en vigueur en la matière", a-t-elle affirmé, expliquant que "l’article 333 du code pénal et l’article 7 du code de procédure pénal déjà existant ont fait l’objet d’un amendement afin de faciliter leur applicabilité".

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