Le Ghana promet l'envoi de deux bataillons en Somalie

Par Guedi | 09 janvier 2009
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Le Ghana promet l'envoi de deux bataillons en Somalie

Source: Pana

Le nouveau président du Ghana, John Atta-Mills, a promis à l'Union africaine que son pays se penchera de toute urgence sur l'envoi de deux bataillons de soldats pour renforcer la force africaine en Somalie. La Mission de maintien de la paix de l'Union africiane en Somalie (AMISOM) a besoin d'urgence d'un renfort de personnel pour aider à maintenir le pouvoir entre les mains du gouvernement (affaibli) en place, après le retrait des troupes éthiopiennes sur le terrain. Jean Ping, le président de la Commission africaine, qui a assisté le 7 janvier à l'investiture du nouveau président ghanéen, a déclaré avoir obtenu des promesses du Ghana d'accéder immédiatement à sa requête en faveur de l'envoi de nouveaux contingents. "La situation en Somalie est une préoccupation constante pour l'UA" a révélé M. Ping à la presse lors de sa première séance d'information du Nouvel An, au cours de laquelle, il a exprimé clairement sa vision pour l'Afrique à l'aube de cette nouvelle année. Le diplomate en chef du continent s'est dit contrarier par la survenance de deux coups d'Etat militaire en Afrique, mais a aussi noté que sa condamnation à temps d'une tentative de putsch en Guinée-Bissau, a réussi à en empêcher un autre. M. Ping, qui doit poursuivre sa quête pour obtenir de nouvelles contributions de troupes en Somalie durant un voyage vendredi en Egypte, a dit que le nouveau président du Ghana réalisait une série d'entretiens sur la possibilité d'envoyer au moins deux bataillons en Somalie. Le président Blaise Compaoré du Burkina Faso est lui aussi en train d'examiner une requête similaire de l'Union africaine destinée à accroître le nombre de troupes africaines en Somalie. Le président du Burkina Faso, qui était aussi présent à la cérémonie d'investiture du nouveau président ghanéen, a également considéré favorablement la proposition d'envoi de troupes supplémentaires. La Somalie semble au bord d'une crise majeure en matière de sécurité après que les troupes éthiopiennes ont annoncé leur retrait de ce pays de la Corne de l'Afrique, la démission du président intérimaire Abdullahi Yusuf et l'intensification des combats entre milices tribales. Toutefois M. Ping a exprimé son optimisme quant à la mise en application de l'accord signé à Djibouti en vue d'un partage du pouvoir entre les différentes factions politiques et l'envoi de signaux de plus en plus clairs pour le déploiement de troupes supplémentaires dans le pays. Le Burundi et l'Ouganda, les deux seuls Etats africains à encore maintenir une présence militaire en Somalie, ont menacé de retirer leurs troupes à moins qu'un soutien financier plus important soit accordé à l'AMISOM. Les experts financiers de la Commission de l'UA ont étudié un budget trimestriel pour l'opération de paix de la Somalie, légèrement supérieur à 68 millions de dollars. L'UA réfléchit aussi à d'autres formes de soutien pour former quelque 10 000 agents de sécurité pour la Somalie, en dépit du défi de voir les soldats formés rejoindre les milices tribales locales sur le terrain. En effet, d'après un rapport de suivi de l'ONU, des soldats formés localement, avaient ces derniers mois vendus leurs armes aux milices claniques, qu'ils ont fini par rejoindre.

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