Djibouti s’apprête à fêter dans la joie et l’allégresse l’aid el-Fitr

Par Isman O. | 09 septembre 2010
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Djibouti s’apprête à fêter dans la joie et l’allégresse l’aid el-Fitr

Source: ADI

Il y a des signes qui ne trompent guère. Les préparatifs de la fête de l’aid el-Fitr, qui entretiennent ces jours-ci une certaine frénésie dans les centres commerciaux de la place, laissent flotter comme un parfum d'espoir. L'espoir de rencontrer demain, comme à l'accoutumée, le sourire sur le visage des enfants tout de neuf vêtus. L'espoir de voir nos ménages recouvrer leur bonne santé économique. Rêve ou réalité ? Peut-être les deux à la fois. Cependant, au-delà du remue-ménage manifeste, une chose est sûre comme l'eau des roches : la solidarité, gage d'une société plus sûre et d'un avenir meilleur, est de rigueur en ces jours où l'on s'apprête à appréhender dans la convivialité et la joie retrouvée la fin du mois béni de ramadan. Oui, la générosité proverbiale des Djiboutiens s'est mise en branle. Plus que jamais. En témoignent les actions de bienfaisance en faveur des orphelins qui s'opèrent ça et là à Djibouti et dans les districts de l'intérieur. De Diwan al-zakat aux mouvements associatifs locaux en passant par tous les contributeurs de bonne volonté, on pense désormais aux autres, à ceux et celles qui n'ont rien à offrir à leurs enfants, à ceux et celles qui ne peuvent compter sur personne pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, à ceux et celles pour qui l'Aïd relève du luxe … bref, à tous ceux et celles qui, en proie à l'exclusion et à la marginalisation, broient du noir, ruminant leur amertume à longueur de journée. En pareilles circonstances, le peuple djiboutien a donc refusé d'adhérer à la théorie de l'individualisme qui est malheureusement très prisée sous d'autres cieux. Uni derrière ses nobles valeurs ancestrales et les obligations de la foi en Allah, il s'est abstenu de succomber aux affres de l'indifférence et de l'arrogance. Cette réalité, on pouvait la pressentir connaissant les hommes et femmes qui peuplent ce bout de terre de la Corne de l'Afrique. Cette réalité, on peut maintenant la sentir et la ressentir en suivant de près l'actualité nationale à la télévision. A l'écran, le sourire des orphelins réceptionnant lots de vêtements et autres jouets a de quoi faire rêver. Rêve d'une société djiboutienne plus solidaire, plus juste et mieux attachée à ses propres racines. Rêve de voir l'esprit d'appartenance à une communauté de destins emporter sur l'égoïsme et les frustrations des uns et des autres. Rêve d'un monde meilleur où plus rien ne sera comme avant.

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