UN CARES ou la prise de conscience des Nations Unies

Par NF | 22 décembre 2008
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UN CARES ou la prise de conscience des Nations Unies

Source: ADI

Le Coordonnateur des activités opérationnelles du système des Nations Unies en République de Djibouti, M. Sunil Saigal, a présidé lundi dernier, au Palais du peuple, une journée d'information et de sensibilisation du personnel onusien et de leurs familles au sida. La ministre de la jeunesse, des sports, des loisirs et du tourisme, Hasna Barkad Daoud, le secrétaire exécutif du programme national de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, Omar Ali Ismaël, les membres du système des Nations Unies et leurs proches, ainsi que les représentants des différents départements ministériels du pays, ont pris part à cet événement. Souhaitant la bienvenue aux participants, le représentant du PNUD a tenu à souligner tout d'abord dans son intervention que cette manifestation, dédiée essentiellement à l'ensemble du personnel du système des Nations Unies et à leurs familles, visait à "accompagner la célébration à travers tout le pays de la semaine nationale de lutte contre le VIH/SIDA par le gouvernement". Revenant sur la raison d'être de cette journée "importante à plus d'un titre", M. Saigal a précisé qu'elle était née d'une prise de conscience : celle d'informer les fonctionnaires de l'ONU à la suite des innombrables pertes humaines causées par cette maladie et les difficultés quotidiennes qu'elle engendre au sein de la grande famille onusienne. "En effet, l'irruption du VIH/SIDA dans le milieu professionnel a été l'occasion pour l'ONU de procéder d'abord à une évaluation approfondie de la situation en la matière et de réfléchir ensuite à une stratégie interne pour tenter d'apporter une réponse multidimensionnelle ", a expliqué le représentant du PNUD à Djibouti. Ce qui a abouti au lancement en mai dernier du programme "UN CARES" qui prévoit notamment la mise en place d'un cadre d'action et de collaboration, l'accès à une information et à des services de qualité pour le personnel et leurs familles, la lutte contre la discrimination dans le milieu professionnel, ainsi que le soutien aux membres du personnel vivant avec le virus du Sida. Axé sur dix normes minimales, portant entre autres sur la politique des Nations Unies en matière de VIH/SIDA, la prévention, le dépistage volontaire et le traitement confidentiel des renseignements médicaux du personnel, le programme "UN CARES" milite pour un environnement de travail sécurisant pour les membres du système des Nations Unies et leurs familles. Il vise à protéger les droits du personnel de l'organisation de l'ONU affecté par le VIH/Sida qui, selon le représentant du PNUD doivent "bénéficier des meilleurs traitements disponible actuellement dans le monde". "Il s'agit donc pour nous de rompre avec les préjugés autour de l'infection au VIH et ses corollaires comme la stigmatisation et l'exclusion", a-t-il dit. Le responsable onusien a toutefois appelé les membres du système des Nations Unies à prendre conscience de leurs responsabilités en s'informant, à informer leurs prochaines et à faire preuve de compassion à l'égard de tous ceux et celles qui vivent avec la maladie. Le Coordinateur Résident du système des Nations Unies à Djibouti a enfin réitéré aux participants l'"entière disponibilité et l'engagement au plus haut niveau de l'ONU pour lutter contre ce fléau et répondre aux besoins du personnel onusien afin de leur permettre de continuer à s'épanouir au sein de l'organisation". Le programme UN CARES "marque une étape dans la réponse de l'ONU au VIH/sida", avait déclaré le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, lors du lancement de cette initiative au début du mois de mai 2008. Avec cette initiative, l'ONU s'engage à mettre à disposition les ressources humaines, le temps et le financement nécessaires pour parvenir à un ensemble spécifique de 10 normes d'ici à la fin 2011: des normes qui vont de la formation, du conseil et des tests à l'assurance médicale et à l'accès aux préservatifs. Jusqu'à maintenant, 1,3 million de dollars ont été engagés pour cette initiative par 15 entités de l'ONU, et le Secrétariat apportera 350.000 dollars comme contribution initiale l'année prochaine, avait annoncé M. Ban Ki-moon. Rappelons qu'au niveau mondial, l'épidémie de sida a atteint un plateau en termes de pourcentage de personnes infectées (prévalence). Toutefois, le nombre total de personnes vivant avec le VIH s'est accru du fait du nombre actuel de nouvelles infections chaque année et des effets bénéfiques des thérapies qui sont plus largement disponibles. Ce nombre atteint 33 millions de personnes avec près de 7 500 nouvelles infections par jour. L'Afrique subsaharienne reste la région la plus durement touchée par le VIH, et représente 67% du total des personnes vivant avec le VIH et 72% des décès dus au sida en 2007. On estime à 33 millions [30 millions-36 millions] le nombre de personnes vivant avec le VIH en 2007. Le nombre annuel de nouvelles infections à VIH a baissé de 3,0 millions [2,6 millions-3,5 millions] en 2001 à 2,7 millions [2,2 millions- 3,2 millions] en 2007.

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