Djibouti/OIM : Ouverture d’un atelier consacré à la gestion des flux migratoires mixtes
Par YHB
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07 août 2010
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Source: ADI
Un atelier consacré à la gestion des flux migratoires mixtes, s’est ouvert aujourd’hui à l'hôtel Kempinski, au profit des agents de la police des frontières, de la gendarmerie, de la garde républicaine et des cadres des ministères de l’Intérieur et de la Justice.
Ce séminaire de deux jours organisé par le ministère de l’Intérieur en collaboration avec l’Organisation Internationale des Migrations (OMI), est destiné à renforcer les connaissances des participants sur les dimensions et caractéristiques des flux migratoires mixtes, ainsi que les risques et conséquences pour les migrants et les communautés hôtes liés à ce type de migration.
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L’objectif est de permettre également à ces derniers de mieux cerner les flux migratoires et d’harmoniser en concertation leurs efforts.
Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, M. Guedda Mohamed Guedda, le représentant régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe, M. Ashraf El-Nour, ainsi que les préfets d’Obock et de Dikhil, MM. Omar Farada et Mohamed Cheikho Hassan, ont participé à l’ouverture de l’atelier.
Dans son allocution inaugurale, M. Guedda Mohamed Guedda, a rappelé que la stabilité et la sécurité dont jouit notre pays dans une zone instable et sa proximité avec le Yémen, a fait de Djibouti un point de transit idéal pour les migrants.
« Djibouti, de part sa position stratégique, son histoire et du fait de la générosité ainsi que l’esprit de tolérance de ses citoyens, a toujours été un terre d’asile, de rencontre et d’échange’’, a dit le responsable, en ajoutant que « notre pays qui est situé au cœur d’une région instable, continue à remplir sa mission humanitaire et de protection de la vie des personnes vulnérables, sans distinction de race, de religion et d’origine ».
« Il est indispensable en conséquence de trouver un juste équilibre entre la préservation et le renforcement de la sécurité humaine d’un côté, et l’obligation de consolider la sécurité des Etats », a t-il conclu.
Le représentant régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe, Ashraf El-Nour, a rappelé quant à lui que « près de 71 000 personnes des pays riverains ont transité en 2009  par  Djibouti pour se rendre à la péninsule arabique via le Yémen ».
Il a expliqué qu’il était primordial d’engager des actions concertées afin de préserver le droit et la liberté de ces personnes.Â
Rappelons que le Bureau de l’OIM à Djibouti travaille déjà de concert avec les autorités nationales pour apporter une réponse à la problématique de la migration mixte.
Pour ce faire, l’OIM à mis en place une antenne à Obock, pour enregistrer les migrants, analyser leurs besoins et les orienter le cas échéant.
Selon les chiffres fournis par l’OIM, 80% des migrants (Somaliens et Ethiopiens) restent à Djibouti-ville pour travailler dans le secteur informel et nourrir leurs familles restées au pays, alors que pour les 20% restants, Djibouti n’est qu’une destination de transit.
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