Le Chef de l’Etat reçoit, à Kampala, le PDG de la Banque africaine de Développement (BAD)

Par AAS | 27 juillet 2010
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Le Chef de l’Etat reçoit, à Kampala, le PDG de la Banque africaine de Développement (BAD)

Source: ADI

En marge du 15ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de l’Union Africaine, le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, a reçu hier dans son lieu de résidence à Kampala, le président directeur général du groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), M. Donald Kaberuka. Au cours de l’entrevue, le chef de l’Exécutif djiboutien et le banquier africain ont passé en revue l’état d’avancement des différents projets de développement sociaux et économiques que Djibouti met en œuvre avec le soutien de la BAD. Le Président Ismaïl Omar Guelleh et le financier Donald Kaberuka ont également évoqué les opportunités de financement du nouveau fonds de développement des infrastructures en Afrique dont Djibouti pourrait bénéficier. Les deux parties se sont donc accordées sur l’envoi d’une mission djiboutienne au siège de la BAD où ses membres étudieront les voies et moyens qui s’ouvrent au pays dans cette optique selon la conseillère diplomatique du Président de la République, Mme Fathia Djama. La décision conjointe s’inscrit dans le cadre du programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), lancé officiellement samedi 24 juillet dernier lors d’une table ronde sur l’investissement en marge des travaux du sommet de Kampala. Notons que le PIDA est une initiative conjointe de la Commission de l’Union Africaine, du secrétariat du NEPAD et du groupe de la BAD. Rappelons aussi que l’exécution de ce programme devrait s'étaler jusqu'en 2030. Ses besoins en financement sont estimés à un peu plus de 11 milliards de dollars US. Les chefs d’Etat africains en sont les principaux responsables. Et la banque africaine en est l’organe d’exécution. Il s’agit pour les instigateurs de ce programme d’établir une vision et une stratégie cadre pour le développement des infrastructures à l’échelle régionale et continentale dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’eau et des technologies de l’information et de la communication. Autrement dit, le PIDA place ces quatre secteurs clés au centre des politiques de développement économique et social que les gouvernements africains poursuivent respectivement sur le terrain. L’objectif coïncide avec l’un des piliers de la stratégie à moyen terme de la BAD pour la période 2008-2012, axé justement sur l’essor des infrastructures. En effet, la banque africaine a approuvé des financements, d’un montant de 6 milliards de dollars US, en faveur des projets d’infrastructures sur le continent en 2009. Le chiffre, qui représente plus de la moitié en valeur de tous les projets approuvés au cours de l’année écoulée, en dit long sur l’ambition de la BAD qui vise le développement des infrastructures régionales et continentales. C’est aussi la vision du Président de la République, M Ismaïl Omar Guelleh, qui n’a de cesse de la défendre auprès de ses pairs africains. Le plaidoyer présidentiel semble porter ses fruits. Puisque les maîtres d’œuvre du PIDA, dont Donald Kaberuka, ont reçu pour mandat de faciliter l’accélération de l’intégration des économies au niveau régional à travers la modernisation des infrastructures de l’énergie, des transports, de l’eau et des technologies de l’information et de la communication dans les pays d’Afrique.

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