Le Président djiboutien réaffirme à Kampala la nécessité de faire plus et d’explorer d’autres issues pour trouver une solution à la tragédie somalienne qui a dépassé ses frontières

Par YHB | 26 juillet 2010
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Le Président djiboutien réaffirme à Kampala la nécessité  de faire plus et d’explorer d’autres issues pour trouver une solution à la tragédie somalienne qui a dépassé ses frontières

Source: ADI

A Kampala, où se tient actuellement les travaux du 15ème sommet ordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), les dirigeants des pays membres de l’EASBRIG ont eu ce matin une réunion de travail axée sur la détérioration de la situation en Somalie et sur le renforcement de l’AMISOM, la force africaine déployée depuis 4 ans dans la capitale somalienne. A cette occasion, le Président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a prononcé un important discours dans lequel il a réaffirmé la nécessité de faire plus et d’explorer d’autres issues pour trouver une solution à cette tragédie somalienne qui a dépassé ses frontières. M. Ismaïl Omar Guelleh qui faisait allusion aux attentats meurtriers perpétrés dernièrement à Kampala, en Ouganda, a profité de l’occasion pour réitérer ses « condoléances les plus attristées aux familles et proches des victimes de cet acte ignoble ». Le Président Guelleh a reconnu dans ce discours que la Somalie avait « besoin de forces de sécurité somaliennes qui soient formées, qui soient équipées, et qui soient encadrées ; des forces de sécurité qui soient capables de prendre la relève de demain ». Il a déclaré par ailleurs que Djibouti, conformément aux décisions prises lors du dernier sommet de l’IGAD, « est prête à apporter, à travers l’envoi de formateurs, une assistance technique dans les domaines de l’administration, notamment la  gestion du personnel, du matériel et des finances des forces de sécurité du TFG ». « Nous sommes également disposés à apporter une assistance technique au niveau opérationnel de l’Etat-major », a t-il dit, ajoutant qu’il préconisait « l’envoi d’une mission technique militaire destinée a mettre en place une unité de génie civile afin d’aider à la réhabilitation des structures et des bâtiments militaires ». L’ADI reproduit le discours présidentiel dans son intégralité. « Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons, Monsieur le Président, Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire Général de la Commission , Mesdames et Messieurs,  Permettez-moi, tout d’abord, d’exprimer au Gouvernement et au Peuple Frère de l’Ouganda, mes sincères remerciements et la reconnaissance de ma délégation, pour l’accueil chaleureux et fraternel qui nous a été réservé depuis notre arrivée ici. Monsieur le Président, Excellences Nous sommes tous conscients des menaces qui pèsent sur la Somalie et sur  toute la région. Les attentats qui ont été perpétrés à Kampala  et qui ont causé la mort de nombreux innocents, illustrent clairement que le péril terroriste n’est plus une réalité lointaine, mais une menace potentielle réelle. Je profite de cette occasion pour réitérer nos condoléances les plus attristées aux familles et proches des victimes de cet acte ignoble. Dans cette perspective, il est impératif et urgent d’apporter une réponse exceptionnelle à une situation exceptionnelle. La Somalie se trouve dans cette situation de chaos depuis 20 ans. La force africaine est déployée en somalie depuis 4 ans. Toutefois, la situation se détériore à vue d’œil. Pire, la tragédie somalienne a dépassé ses frontières. Il nous faut faire plus et explorer d’autres issues pour trouver une solution à cette tragédie somalienne. Nous voulons faire plus. Les décisions prises au dernier Sommet extraordinaires de l’IGAD ainsi que les recommandations formulées par EASBRIG illustrent, si besoin est, de la solidarité et de l’engagement des pays de la région à apporter une réponse ferme pour mettre fin à la souffrance du peuple somalien et à restaurer la stabilité et l’ordre dans un pays ravagé par 20 ans de guerre civile. Sur le plan politique, nous nous sommes tous accordés à appuyer l’esprit des Accords de Djibouti et à encourager le TFG à élargir sa base et tisser des alliances avec les éléments modérés, la société civile et la Diaspora. Sur le plan sécuritaire, nous savons tous que l’absence d’un commandement militaire réel et efficient demeure la source des difficultés et des obstacles qui empêchent la formation d’une véritable force de sécurité en Somalie. Chacun de nous, en fonction de ses moyens, doit exprimer son engagement en apportant le soutien nécessaire et approprié pour atteindre cet objectif. Par ailleurs, il est clairement admis par tous les rapports d’évaluation que l’absence d’une rémunération effective et régulière est un obstacle majeur à la création d’une réelle force de sécurité somalienne qui soit homogène et efficace. Bien au contraire ceci a  paradoxalement encouragé la division des forces gouvernementales en milices claniques  ou privées. Certes, un grand effort international a été initié. Certes, c’est un effort louable, mais il doit être accompagné de mesures fermes et pérennes qui puissent préparer l’avenir. La Somalie a besoin de forces de sécurité somaliennes qui soient formées, qui soient équipées, et qui soient encadrées ; des forces de sécurité qui soient capables de prendre la relève de demain. Pour notre part, conformément aux décisions prises lors du dernier sommet de l’IGAD, la République de Djibouti est prête à apporter, à travers l’envoi de formateurs, une assistance technique dans les domaines de l’administration, notamment la  gestion du personnel, du matériel et des finances des forces de sécurité du TFG. Nous sommes également disposés à apporter une assistance technique au niveau opérationnel de l’Etat major. Nous préconisons enfin, l’envoi d’une mission  technique militaire destinée a mettre en place une unité de génie civile afin d’aider à la réhabilitation des structures et des bâtiments militaires. Je vous remercie ». FIN DE DISCOURS

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