Le Président de la République inaugure le nouveau siège de la Shoura Bank Djibouti

Par AAS | 20 juin 2010
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Le Président de la République inaugure le nouveau siège de la Shoura Bank Djibouti

Source: ADI

Le Président de la République, M Ismail Omar Guelleh, a inauguré aujourd’hui les nouveaux locaux de la banque Shoura en présence du Président Directeur Général du groupe Shoura, Hamid Ahmed Al Shiyati. Cette cérémonie inaugurale s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, M Idriss Arnaoud Ali, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique accrédité à Djibouti et un parterre d’officiels issus d’horizons divers. La banque Shoura, qui est une nouvelle institution financière islamique, appartient à la holding égyptienne Shoura. Elle intervient notamment dans les domaines du commerce, l’agriculture, l’industrie, l’immobilier, le tourisme et le domaine médical. L’ouverture des portes de Shoura Bank Djibouti s’inscrit dans le cadre de la politique des autorités nationales qui vise une plus large ouverture du marché bancaire aux différentes composantes de la population djiboutienne. Comme l’a indiqué le Gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti, " l’installation de cette nouvelle banque, la neuvième dans notre paysage financier, constitue un événement majeur dans un contexte international marqué par la morosité des marchés financiers et les incertitudes". Pour M Djama Mahamoud Haid, " Chaque banque qui s’installe dans la place financière de Djibouti contribue à l’élargissement de l’espace économique du pays. Chaque banque qui ouvre ses portes dans notre pays constitue la plus éclatante démonstration de la confiance sans cesse renouvelée de nos nombreux partenaires étrangers en général et arabes en particulier". "Dans les faits, concrètement, entre 2007 et 2009, 30 300 nouveaux comptes de dépôts ont été ouverts dans les différentes banques de la place. Ces comptes sont venus s’ajouter aux 20 300 existants. C’est une croissance plus qu’honorable. Mais je partage votre avis, elle est encore insuffisante. Avec 50 600 comptes de dépôts, seul 11% de la population adulte est aujourd’hui bancarisée" a déclaré le Gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti. Selon le Gouverneur de l’autorité monétaire, la dynamique de l’inclusion financière de la population djiboutienne et des entreprises devrait permettre à terme de réduire les inégalités de revenus et surtout de donner l’impulsion nécessaire à la croissance économique du pays avec l’émergence d’un véritable secteur privé dynamique, créatif et pourvoyeurs d’emplois en grand nombre. Sur sa lancée, M. Djama Mahamoud Haid a indiqué que la Banque Centrale de Djibouti compte mettre rapidement en œuvre des mesures complémentaires qui permettront d’étendre aux entreprises du secteur privé l’obligation de verser sur des comptes bancaires les salaires de leurs employés percevant plus de 40.000 FDJ par mois. L’objectif visé par ce biais est de porter le taux de bancarisation à un niveau proche de celui des pays de l’Afrique subsaharienne. "Une autre mesure visant à relever l’accessibilité des services financiers et le taux de bancarisation, consistera à mettre en place une réglementation instituant un « compte basique » destiné à bancariser les populations les plus défavorisées" a-t-il dit. En outre, le Gouverneur n’a pas manqué de souligner que " le secteur de la micro finance participe également à l’amélioration du taux de bancarisation de la population, notamment des plus démunis. Le nombre des adhérents des institutions de micro finance a considérablement progressé pour culminer à 9 500 membres en mai 2010, contre seulement 3 100 en 2008. Et d’ajouter que l’élargissement du « droit au compte » pour les salaires inférieurs à 40 000 FDJ par mois, contribuera sans conteste au développement rapide du secteur de la micro finance". Concernant l’accès limité des petites et moyennes entreprises djiboutiennes au financement bancaire, M Djama Mahamoud Haid a expliqué que les principales contraintes pesant sur l’accès au financement des PME "sont le niveau élevé des garanties exigées par les banques et l’absence, voire le manque de fiabilité, des états financiers établis par les entreprises. Les taux d’intérêt élevés et la maturité courte des prêts (70% du total des crédits sont à court terme) pénalisent également l’accès au financement des PME". Toutefois, pour atténuer ces nombreuses contraintes et inciter les banques de la place à financer les PME, les autorités djiboutiennes comptent mettre en place un fonds de garantie des crédits qui devrait permettre selon le Gouverneur, "d’accorder des financements bancaires, notamment à moyen et long terme, à des entreprises présentant un projet économique viable, mais ne disposant pas des sûretés réelles exigées". Le PDG du groupe égyptien Shoura, Cheikh Hamid Ahmed Al Shiyati a quant à lui, déclaré que "c’est le climat de sécurité, de démocratie et de croissance économique qui a fait de Djibouti un centre financier régional". Il a, par ailleurs, exprimé l’intention du groupe Shoura d’investir prochainement à Djibouti dans un projet d’une usine de ciment d’une capacité de production de 1,25 millions de tonnes par an. Au terme de la cérémonie inaugurale, le Chef de l’Etat a entamé une visite guidée des locaux du nouvel établissement de crédit.

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