Tenue d’un atelier de restitution sur le renforcement des capacités commerciales de Djibouti dans l’exportation des produits de la pêche
Par AAS
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15 juin 2010
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Source: ADI
L’hôtel Sheraton a abrité lundi 14 juin dernier l’ouverture d’un atelier de restitution sur le renforcement des capacités commerciales de Djibouti dans l’exportation des produits de la pêche.
Conjointement organisé par le Ministère de l’Agriculture, l’Elevage et de la Mer , chargé des Ressources Hydrauliques (MAEMRH), et la Commission Européenne, ce séminaire d’un jour a réuni des hauts fonctionnaires de différents ministères sectoriel et des experts nationaux et des consultants européens du cabinet Tradecom Facility d’autre part.
Au début de cette journée chargée, le chef de la délégation de la commission européenne, M. Yves Picaud, a fait une introduction sur le projet d’intérêt commun. Ensuite, le secrétaire général du MAEMRH, M Idriss Ali Abdou, a prononcé une brève déclaration dans laquelle il a souhaité la bienvenue aux consultants internationaux avant de souligner l’importance que revêt l’organisation d’un atelier de restitution de ce genre pour le pays.
Ainsi, le directeur de la pêche, Ahmed Djibril Darar, a dressé l’état des lieux et l’inventaire des ressources exportables du secteur de la pêche djiboutienne. Les consultants européens, un avocat du barreau local, Me Abdillahi Aïdid Farah, et un expert économiste, Abdoul Samad Silah Eddine, ont successivement abordé la mise en application des mesures SPS et les modifications institutionnelles de régulation, les statistiques des produits de la pêche et leur traitement, les instruments marketing dans la commercialisation des captures des artisans pêcheurs djiboutiens.
Au terme de leurs exposés, les intervenants ont émis plusieurs recommandations. Quatre d’entre elles sont qualifiées de prioritaires et concernent l’obtention de « l’inscription export ». Elles portent sur le cadre juridique voté et mis en application sous nos cieux, les certifications sanitaires du laboratoire d’analyses microbiologiques, les moyens humains et techniques grâce auxquels la direction de la pêche peut contrôler et accompagner la mise à niveau sanitaire et le code national qui privilégie une pêche durable et responsable.
D’autres recommandations et non des moindres ont été formulées. Celles-ci au nombre de six sont complémentaires des mesures évoquées. Toutefois, les consultants européens ont mis l’accent sur les préalables à satisfaire dans l’exportation des produits de la pêche djiboutienne vers les marchés du vieux continent. Sur ce point, les experts du cabinet Tradecom Facility ont mis en exergue l’adoption de la loi et des textes d’application, le renforcement des moyens d’inspection de la direction en charge de l’élevage et des services vétérinaires, la finalisation et la mise en application des procédures de contrôle, le renforcement de la gamme des analyses des contaminants du nouveau laboratoire.
Le respect d’autant de détails devrait permettre aux acteurs institutionnels de la pêche nationale de préparer la venue d’une éventuelle mission européenne de contrôle sous réserve de l’envoi d’une demande officielle d’inscription export auprès des autorités compétentes de l’UE.
Enfin, les travaux de l’atelier de restitution ont permis de dégager une convergence de vues sur l’avenir prometteur mais fragile de la filière pêche, la volonté ou détermination des autorités nationales pour attirer les opérateurs privés dans ce secteur d’activité à haute valeur ajoutée.
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