Le Journal La Nation consacre un article sur un jeune djiboutien qui remporte le premier prix du Concours international des 10 mots de la francophonie

Par AAS | 31 mai 2010
6,070 vues
Le Journal La Nation consacre un article sur un jeune djiboutien qui remporte le premier prix du Concours international des 10 mots de la francophonie

Source: La Nation

Le jeune Araïta Ahmed Araïta a remporté le premier Prix de la sixième édition du Concours international des 10 mots de la francophonie – catégorie Jeunes Etrangers– organisé par l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison. Une belle promesse pour la littérature djiboutienne d’expression française. Il est une vérité. Cet enfant n’est pas comme les autres. C’est un prodige. Étudiant en licence de lettres modernes à l'université cheikh Anta Diop, Araïta Ahmed Araïta vient de franchir un palier de plus dans l’univers fantastique de l’écriture. A 24ans seulement, il vient de remporter le premier Prix de la sixième édition du Concours international des 10 mots de la francophonie –catégorie Jeunes Etrangers– organisé par l’Association Francophone d’Amitié et de Liaison. Un joli podium que viennent compléter Adina Ioana SUTEU de la Roumanie et Idelson Casemiro DIAS ROCHA du Cap-Vert. Les concours, Araïta les connais depuis tout petit. " J’ai déjà participé et remporté différents prix comme des concours de dictée à l'école primaire, et au collège, ainsi qu'un autre prix décerné pas la société des poètes de France quand j’étais encore au lycée. J’ai pris part aussi à un concours de poésie organisé par le Centre Culturel français Arthur Rimbaud", aime t-il préciser. « Mais aujourd’hui, dit-il, c’est autre chose. C’est beaucoup plus beau. Quand j’ai ouvert ma boîte électronique, ce fut choc. Je n’en revenais pas. Le courriel de l’AFAL, je l’ai lu mille et une fois. Tiens, je l’ai encore par cœur: Je suis heureux de vous annoncer que le jury vous a décerné le premier prix du Concours International des 10 mots catégorie « Jeunes étrangers » et que vous avez gagné 2 billets d’avion aller/retour pour Paris en partenariat avec Air France (au départ de la ville desservie par Air-France la plus proche du lieu de votre lieu de résidence) ainsi que 2 Paris museum pass offerts par Intermusées." Crescendo. Baladeur. Galère. Mentor. Variante. Mobile. Cheval de Troie. Escagassait. Zappe. Remue-méninges. Tels étaient les dix mots du concours. Et ce fut de la ballade pour notre jeune champion. Rappelons que le Concours international des 10 mots de la francophonie est organisé tous les deux ans par l’Association Francophone d’Amitié et Liaison pour permettre aux talents francophones de se révéler en mettant à l’honneur la langue française et ses richesses. Le principe de ce concours : rédiger un texte, sur un thème précis, d’une vingtaine de lignes et qui comprend les 10 mots choisis par la délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture et de la Communication). Le concours comporte deux catégories de participants. La première est toujours ouverte aux jeunes de 18 à 25 ans du monde entier. La seconde change à chaque édition. Le concours débute le 1er janvier et s’achève symboliquement le 20 mars, date de la Journée internationale de la Francophonie. Un jury composé de personnalités attachées à la francophonie (écrivains, journalistes, artistes, universitaires…) désigne, pour chaque catégorie, les lauréats parmi les meilleurs textes. Les 15 lauréats désignés par le jury dans chacune des catégories reçoivent de nombreux lots offerts par nos partenaires. Une cérémonie officielle de remise des prix aurait lieu en juin sous le haut patronage du président de l’Assemblée nationale. Un recueil des meilleurs textes, Échanges, est publié à l’automne suivant et diffusé largement. Les divers organismes culturels (alliances françaises, associations, écoles…) peuvent assurer le relais du concours en collectant le plus grand nombre de textes possible. Les deux organismes les plus actifs seront récompensés. Voici le texte primé - 1er Prix "Jeunes Etrangers"- « Les habitants du quartier 3 se rappelleront longtemps, le sourire au coin, de ce 11 août 2009. Un jour de chaleur redoutable comme on en a l'habitude à Djibouti-ville mais allant crescendo chaque été. Mais aussi un jour mémorable par le scandale qui éclata au grand jour opposant le boutiquier d'origine éthiopienne Houssein, installé depuis 20 ans après avoir fui la galère de son pays ou la famine sévissait dans les années 80, au vieux chef de quartier, policier célèbre à la retraite et mentor des jeunes, surnommé Moussa " Bridel ". Bridel étant la marque d'un lait, dont on comparait ironiquement la blancheur à la peau bien noire de Moussa. Derrière ce problème se cachent trois fauteurs de trouble de 15 ans Ali, Zyad et Kamil mais qui avaient un mobile qui tenait la route. En effet ne supportant plus de se faire arnaquer pour la énième fois par ce boutiquier, qui venait de leur vendre un baladeur défectueux dont on ne pouvait même pas zapper les chansons. Ils décidèrent de l’escagasser, le mot est faible, en le piégeant. Car il faut le dire, Houssein aimait les femmes ... malgré ses trois épouses cloîtrées à la maison. Apres une véritable séance de remue-méninges, ils eurent l'idée d'utiliser comme cheval de Troie Fatouma, la superbe adolescente de 17 ans et par ailleurs fille du chef de quartier. Cette dernière a qui Houssein faisait de l'oeil depuis un bon moment, se laissa convaincre exprès d'accepter son rendez-vous...à l'arrière de sa boutique. Sauf que la variante de ce rendez-vous charnel fut l'apparition surprise de Moussa "Bridel" accompagné des trois jeunes revanchards."

Tags

Partager cette histoire