Une conférence sur la finance islamique ouvre ses portes au centre Kulan
Par AAA
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22 mai 2010
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Source: ADI
Le Directeur général de la banque Dahabshil International, M. Mohamed Osman Nour, a présidé aujourd’hui au centre Kulan, une conférence sur la finance islamique.
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Cette conférence organisée par la banque Dahabshil a été animée par d’éminentes personnalités telles que les Docteurs Hussein Hamid Hassan et Mohamed Salim Badamana ainsi que Cheikh Abdourahman Souleiman Bashir.
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De nombreux universitaires, des oulémas ainsi que des représentants du secteur privé, y ont participé.
Dr. Hussein Hamid Hassan a expliqué à cette occasion le fonctionnement de la Finance islamique, basée selon lui sur deux principes en accord avec le droit musulman. Il s’agit en premier lieu de l’interdiction  de l'interêt, appelé usure également et la responsabilité sociale de l'investissement.
L’expert égyptien a indiqué que ‘’ l’islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant recours à l'intérêt (ribâ), à la speculation (gharar) ou au hazard (massir)’’.
Il a ajouté que ’’pour rester dans la légalité islamique, les banques islamiques et les filiales islamiques des banques conventionnelles, ont développé des mécanismes juridico-financiers qui se fondent sur des concepts nommés “moudaraba’’, ’’mousharaka’’, ‘’mourabaha,’’.
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’’La moudaraba’’ permet par exemple à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. Les apporteurs de capitaux supportent entièrement les pertes, les promoteurs ne perdant que le fruit de leur travail.
Quant à la ’’mousharaka’’, le spécialiste a rappelé que ce sont surtout les partenaires qui apportent les fonds et c’est l’un d’entre-eux qui dispose de la charge de la gestion du projet.
Quant à la “mourabaha’’, le spécialiste a indiqué que c’est “un contrat de vente, entre un vendeur et un acheteur, par lequel ce dernier achète les biens requis par un acheteur et les lui revend à un prix majoré. Les bénéfices et la période de remboursement sont précisés dans un contrat initial’’.
De son côté, Cheikh Abdourahman Bachir a détaillé les objectifs de creation des banques islamiques. Pour lui, " une banque islamique s’éloigne de tout ce qui est interdit par l’Islam. Son principe fondamental est d’interdire le prêt à intérêtâ€.
“Le système bancaire islamique diffère du système bancaire actuel’’ a dit Cheikh Abdourahman Bachir, ajoutant que “la banque islamique n’est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l’entrepreneur emprunteur’’.
Pour lui, “les banques islamiques participent de facto au développement du paysâ€.
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