L’ambassade de Djibouti à Paris organise une Table ronde sur les enjeux géopolitiques et géostratégiques dans la Corne de l’Afrique

Par AAS | 22 mai 2010
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L’ambassade de Djibouti à Paris organise une Table ronde sur les enjeux géopolitiques et géostratégiques dans la Corne de l’Afrique

Source: ADI

Près d’une centaine de personnes ont répondu à l’invitation de l’Ambassadeur de la République de Djibouti à Paris, M. Rachad Farah, mercredi 11 mai 2010. L’Ambassade a en effet accueilli une table-ronde sous le thème : « Corne de l’Afrique : enjeux géopolitiques et géostratégiques », réunissant universitaires, doctorants, diplomates et experts en relations internationales autour de cette problématique.   L’affluence à cet événement est preuve, s’il en fallait une, de l’intérêt que suscitent Djibouti et la Corne de l’Afrique. Et le haut niveau des intervenants a su répondre aux attentes de l’assemblée : Olivier Stirn, Ancien Ministre, fraichement élu à l’Académie d’Outre-Mer, le Sénateur Louis Duvernois, Président du Groupe d’Amitié de la Corne de l’Afrique, l’Amiral Jean Dufourcq, chercheur, stratégiste et rédacteur en chef de la revue officielle Défense Nationale, et Charles Saint Prot, Directeur de l’Observatoire d’Etudes Géopolitiques, spécialiste du monde arabe et des relations internationales. On note également la participation de M. Guy Corre, Président de l’Association des Anciens du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques, et de M. Emmanuel Dupuy, Président de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe. L’Ambassadeur Rachad Farah a ouvert la séance par un rappel historique de Djibouti, des problématiques régionales et du rôle du Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, dans la restauration de la paix nationale, du développement social et économique et la dynamique de paix entreprise dans la résolution des conflits, plus particulièrement en Somalie. Soulignant qu’en dépit des conséquences de la Guerre Froide, du terrorisme et de la piraterie, le Président Guelleh a su inscrire la place de Djibouti dans cette mondialisation en mouvement. A ce titre, Olivier Stirn a qualifié Djibouti de « petit pays peut-être, mais dont la situation et l’influence sont plus grandes que certains grands Etats ». L’Ancien Ministre, Chargé de mission auprès du Président Sarkozy pour l’Union Pour la Méditerranée, a plaidé pour la mise en place d’un partenariat nouveau entre les membres de l’UPM et l’Afrique Subsaharienne, proposant au préalable le renforcement des organisations régionales telles que le COMESA, seule structure capable d’envisager le développement économique et de favoriser la paix dans les grandes régions africaines. Dressant l’état de chaque pays de la région et de leurs relations bilatérales, le Sénateur Duvernois a qualifié Djibouti d’acteur majeur de la région, « un passage obligé, pour lequel Paris doit comprendre, comme les entrepreneurs français, l’intérêt de nombreux pays pour Djibouti, et ce malgré son histoire longuement associée à la France ». Par sa grande expérience de marin et stratégiste, l’Amiral Dufourcq a brillamment évoqué les grandes questions des Etats Majors du monde entier relatives à la Corne de l’Afrique, notamment les conséquences des enjeux et des bouleversements géopolitiques sur l’arc des grands détroits (Bab-el Mandeb, Ormuz, Malacaa) et l’axe des dangers (Pakistan, Iran, Afghanistan…) sur la région. Il a tout naturellement mis en exergue la particularité de Djibouti, pays arabo-africain, sur cet échiquier géopolitique, proposant à l’auditoire de s’associer à la réflexion du centre de recherche qu’il dirige, et ce, au vu des nombreuses questions suscitées. Charles Saint-Prot a clôt le débat en appuyant la situation géostratégique de Djibouti et surtout sa stabilité, pour laquelle tous les orateurs ont souligné  son rôle majeur dans la lutte contre le terrorisme et la piraterie avec les grandes puissances. Le succès de cette manifestation amènera certainement l’Ambassadeur à reconduire l’initiative sur d’autres thèmes à l’avenir.

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