Djibouti/FAO : Signature d’un projet d’appui au développement de l’aquaculture marine

Par IOH | 19 mai 2010
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Djibouti/FAO : Signature d’un projet d’appui au développement de l’aquaculture marine

Source: ADI

Le ministre de l’Agriculture, de l'Elevage et de la Mer, chargé des ressources hydrauliques, M. Abdoulkader Mohamed Kamil, et la Coordinatrice résidente des activités opérationnelles des Nations Unies à Djibouti, et représentante de la FAO par intérim, Mme Hodan Hadji Mahamoud, ont procédé aujourd’hui à la signature d’un document de projet d’appui au développement de l’aquaculture marine d’un montant global de 290.000 dollars US. Le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, M. Idriss Abdou, les cadres de ce département ainsi que des responsables du PNUD-Djibouti, ont assisté à cette cérémonie de signature qui s’est déroulée au siège du ministère. A travers la signature de ce projet d’appui en faveur du développement de l’aquaculture marine à Djibouti, financé entièrement par la FAO, les deux parties entendent mettre en place, dans un premier temps, une aquaculture de type semi artisanale versée dans la production de crevettes dans les zones au nord du pays. Toutes les activités de cette phase initiale permettront de jeter les bases d’un secteur solide et rentable. La réalisation d’une ferme d’élevage de crevettes en est un créneau porteur, susceptible d’attirer les investisseurs potentiels. Il est prévu, dans un second temps, la création d’une filière aquacole artisanale destinée à s’intégrer dans le secteur de la pêche à travers la construction d’une unité pilote de production en cages. Selon le ministre de l’Agriculture, M. Abdoulkader Mohamed Kamil, le développement du secteur de la pêche reste une priorité nationale car il est porteur d’opportunités d’emplois pour les adultes et les jeunes des deux sexes désireux de s’insérer dans les différentes activités en amont et en aval de la chaîne. Mme Hodan Hadji Mahamoud a indiqué quant à elle, que « le Projet de Coopération Technique (TCP) est le principal instrument de la FAO pour supporter et mettre à disposition des Etats membres, qui en expriment le besoin, son savoir technique sur les domaines relevant de sa spécialisation. « Le TCP que nous nous apprêtons à signer en est le parfait exemple, a-t-elle expliqué, ajoutant que le gouvernement de Djibouti a, dans le cadre de son programme de développement, souhaité initier et mettre en place une activité aquacole permettant d’ouvrir la voie à des projets industriels et l’implantation des investisseurs qui ont déjà manifestés leur vif intérêt pour ce secteur. »   La Coordinatrice résidente du système des Nations Unies à Djibouti, et représentante de la FAO par intérim, s’est dite par ailleurs convaincue que « les bénéficiaires directs du projet seront importants si le challenge est correctement maitrisé, étant donné que l’aquaculture industrielle, comme la crevetticulture, est une activité qui nécessite une main d’œuvre importante : techniciens spécialisés en aquaculture, mais surtout l’emploi d’ouvriers peu ou pas spécialisés, des hommes pour les fermes (60 à 80 employés pour 100 ha de production et pour les travaux de manutention (usine de congélation) et surtout des femmes affectées au tri et à l’emballage des crevettes dans les usines… » « Pour le gouvernement, l’aboutissement du projet permettra de créer un vrai pôle économique de développement dans la région Nord », a-t-elle conclu. 

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