Ouverture d'un atelier national consacré sur l'action contre les mines au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale
Par ADI
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04 février 2004
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Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Ali Abdi Farah, a ouvert aujourd'hui à son département un atelier national axé sur l'action contre les mines en République de Djibouti. Ont pris part à cet atelier organisé en collaboration avec l'Association pour le Soutien des Victimes des Mines et d'Action contre les Mines (ASOVIM), les représentants des différents départements ministériels concernés, les représentants du Corps diplomatique accrédité à Djibouti ainsi que des organisations régionales et internationales.
Cet atelier de deux jours, a pour objectif rappelons-le, d'informer les décideurs politiques et les partenaires au développement des avancés notables enregistrées par notre pays dans le respect de l'application de la Convention d'Ottawa dans le monde, et les efforts à fournir tant au niveau national que sur le plan international.
Il sera question au cours de cet atelier de mettre en place un comité national contre les mines et la finalisation par la suite d'un projet de création d'un centre régional contre les mines.
Dans une allocution prononcée à cet occasion, le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Ali Abdi Farah a indiqué que " la République de Djibouti affectée par les mines, s'honore de compter parmi les premiers pays Etats-partis à la convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines anti-personnel et sur leur destruction. "
Le chef de la diplomatie djiboutienne a en outre déclaré qu'" au-delà de son propre engagement national, la République de Djibouti a aussi œuvré pour la promotion et l'universalisation de la convention ."
Il a par ailleurs souligné qu' " à ce propos, dans la déclaration finale de la conférence régionale qui a réuni du 16 au 18 novembre 2000 à Djibouti, les pays de la Corne de l'Afrique et du Golfe d'Aden, il a été donné mandat à notre pays d'explorer les voies et moyens appropriés pour la création d'un centre régional de recherche et de formation pour l'action contre les mines. "
M.Ali Abdi Farah a conclu son allocution en remerciant " les partenaires pour leur gratitude et leur reconnaissance pour juguler les effets dévastateurs de ce fléau moderne de l'humanité qui frappe sans distinction des victimes innocentes. "
Le représentant du ministère de la Défense en l'occurrence le Colonel Youssouf Kayad a indiqué quant à lui que " l'Etat-major des Forces armées Djiboutiennes a reconnu l'importance du déminage humanitaire comme outil de développement économique et social. "
" C'est ainsi que la République de Djibouti fut internationalement reconnu comme le premier pays en Afrique de l'Est à être déclaré 'terre sans mine' grâce à la rigueur professionnelle et à l'expérience du personnel du centre " a-t-il dit
selon le responsable, " ce personnel a effectué des opérations de déminages sur une superficie de 40.000 m2 et 500 mines neutralisées. "
le Colonel Youssou Kayad a déclaré que " la République de Djibouti et en particulier le ministère de la Défense, ne ménageront aucun effort pour entretenir et renforcer la réputation du Centre régional de déminage. "
La représentante résidente du PNUD, Mme. Mbaranga Gasarabwe qui a ensuite pris la parole, s'est prononcée sur les priorités de la Convention d'Ottawa, le rôle des agences du système des Nations-Unies, l'action anti-mines des Nations-Unies durant la dernière décennie ainsi que sur les mesures adoptées au cours de ces dernières années.
Dans son plaidoyer en faveur de la lutte contre la prolifération et les dangers des mines, Mme.Mbaranga n' a pas manqué de signaler que " parmi les tâches menées par les partenaires du système des Nations, on peut citer ; l'élimination des mines et des minutions non explosées, la réadaptation des survivants, l'élaboration de programme de sensibilisation aux dangers des mines et d'aide aux victimes… "
Ce fut ensuite autour du représentant de l'Union Européenne, M. Pierre Philippe de s'exprimer sur les actions et les perspectives d'avenir en ce qui concerne l'élimination des mines dans le monde pour l'UE.
A ce titre, le responsable a indiqué que " l'action de la communauté internationale doit être mise précisément sur la responsabilité de ceux qui utilisent encore ces engins qui tuent et qui mutilent. "
" L'Union Européenne souhaite, a-t-il dit, que ce combat puisse être mené par toutes les voies susceptibles d'être porteuses de résultats -avant d'ajouter- que l'UE milite en priorité pour une application totale et rapide de la Convention d'Ottawa par laquelle, incontestablement, une norme internationale a été créée. "
Le Chargé d'Affaires de l'Ambassade de France à Djibouti, M. Jacques Lardet a, quant à lui, évoqué le rôle et prérogatives de son pays dans le cadre de la lutte contre les mines. Il a, à ce titre indiqué que " notre politique en matière d'assistance et de coopération est celle qui privilégie les pays parties ou signataires du traité d'interdiction totale des mines antipersonnel. "
M. Lardet a par ailleurs rappelé que " le gouvernement français entend poursuivre les efforts engagés en faveur d'un monde débarrassé de ce fléau, sans négliger aucun des outils dont il dispose pour rappeler les fondements de sa propre politique dans ce domaine. "
Cet atelier national consacré sur l'action contre les mines se poursuivra demain.
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