Le Ministre de la Communication et de la Culture : « Nous voulons promouvoir à Djibouti une jeunesse éclairée, éduquée, responsable et ouverte sur le monde »

Par YHB | 01 mai 2010
7,994 vues
Le Ministre de la Communication et de la Culture : « Nous voulons promouvoir à Djibouti une jeunesse éclairée, éduquée, responsable et ouverte sur le monde »

Source: ADI

Le Ministre de la Communication et de la Culture, M. Ali Abdi Farah, a inauguré aujourd’hui à l’IGAD, un Forum de trois jours réunissant intellectuels, chercheurs, professionnels des médias, ong et jeunesse de la Corne de l’Afrique, autour des notions de dialogue, de paix et d’intégration régionale. L’ADI vous reproduit en intégralité le discours lu à cette occasion par le Ministre. « Monsieur le directeur des sciences sociales et humaines de l’Unesco, Mesdames et Messieurs les Universitaires et chercheurs, Chers amis et collègues,  Permettez-moi de vous souhaiter à  tous la bienvenue et tout particulièrement à nos hôtes venus des pays de la sous-région d’Ethiopie, du Kenya, de la Somalie, du Soudan, de la Tanzanie mais également ceux qui ont fait le déplacement d’autres horizons et contrées.   Ceux qui sont venus du Sénégal, de Suède, de France, des Etats-Unis ou du Royaume Uni ; nos intellectuels de la diaspora qui nous prouvent de par leur enthousiasme et leur disponibilité : leur attachement à leur racine ; au devenir des pays d’Afrique Orientale et de leurs populations.  Du fait de la régularité et de la fréquence de nos rencontres, Djibouti est devenue pour nombre d’intellectuels de la Grande Corne de l’Afrique un pays d’adoption et nous nous en félicitons de cela.  L’opportunité m’est également offerte de saluer la portée de l’heureuse initiative lancée voici bientôt trois ans par la direction des sciences sociales et humaines de l’Unesco qui nous permet de nous réunir, de réfléchir, de dialoguer et de nous concerter librement sans contraintes ou difficultés.   Le principal soutien à cette initiative demeure M. Pierre Sané dont nous sommes moralement redevables et qui ne ménage aucun effort afin que s’interpellent dans le respect des débats d’idées : la classe dirigeante, les leaders politiques, les intellectuels, universitaires et étudiants ou tout simplement tous ceux qui ont des convictions à défendre.  Le savoir et le savoir-faire s’acquièrent même s’ils demandent ou exigent plus de temps, du travail et de la patience.  Nous voulons sortir de l’ornière, répondre aux défis qui se posent à nous et à la sous-région en cherchant la meilleure solution. En empruntant la voie de la raison, du dialogue, du compromis et du consensus.  Au cours des trois journées de débats que ces rencontres nous permettent de tenir, nous focaliserons notre attention sur des thèmes majeurs à savoir : le dialogue entre la jeunesse et les intellectuels, la collaboration entre intellectuels et médias et enfin le renforcement de l’Agenda de la Paix et de la sécurité, un échange des points de vue se déroulant entre décideurs politiques et intellectuels.  S’il me reviendra l’honneur de présenter demain les avancées enregistrées en République de Djibouti au profit des journalistes et des médias, la politique du Gouvernement et sa vision envers les jeunes seront traitées en profondeur aujourd’hui par Mme Hasna Barkat Daoud, Ministre de la jeunesse et des sports.  Mais permettez-moi toutefois de partager avec vous le fond de ma pensée sur ce sujet.  A Djibouti, sous l’impulsion du chef de l’Etat Ismail Omar Guelleh, le gouvernement djiboutien s’est attelé à une gigantesque tache ; celle d’assurer d’abord une éducation de base ou l’éducation fondamentale aux jeunes en offrant un enseignement de bon niveau et en maintenant les jeunes dans les établissements scolaires jusqu’à l'âge de seize ans.  Le nombre de lycées s’est considérablement accru autant que le nombre de bacheliers qui désormais suivent différentes filières à l’Université de Djibouti. Une Ecole de Médecine a été également créée.   Nous voulons promouvoir à Djibouti une jeunesse éclairée, éduquée, responsable et ouverte sur le monde. Une jeunesse capable de se prendre en charge, qui s’adapte à son environnement et au marché de l’emploi. Une jeunesse qui épouse son époque, son temps et la modernité sans renoncer à ses propres valeurs. Une jeunesse qui a investi les « cybercafés », maîtrise Internet et l’outil informatique. Nous nous sommes attachés à  reconnaître, à défendre et à donner à la Femme tous ses droits.  Nous nous soucions à bâtir une société égalitaire en donnant à chacune et chacun toutes ses chances sans distinction ou discrimination.  Mais nous reconnaissons toutefois que le chemin est long pour tout parfaire, que le chômage touche une bonne frange de notre force vive.  Ce problème qui concerne la plupart des pays, nous nous attachons à le résoudre en redynamisant notre économie, en nous lançant dans le secteur secondaire et un début d’industrialisation, en attirant de plus en plus d’investisseurs lesquels offrent des opportunités de travail.  Le plein emploi est un idéal sinon une utopie. Mais nous nous efforçons à travers de multiples initiatives de développement social dont l’octroi de micro-crédits à ne pas laisser sur le bord du chemin les plus faibles, les plus vulnérables ou démunis.  Le débat est ouvert et il ne me reste plus qu’à vous souhaitez de fructueux travaux ».  FIN DE DISCOURS

Tags

Partager cette histoire