Lancement de la semaine régionale de vaccinations à Djibouti
Par MAAS
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28 avril 2010
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Source: La Nation
Comme beaucoup d’autres pays du monde, la République de Djibouti a entamé lundi 26 avril dernier la semaine régionale de vaccinations qui va durer jusqu’au vendredi 30 avril prochain. Une semaine chargée qui sera ponctuée d’actes de vaccinations et de séances d’informations sur l’ensemble du territoire national.
C’est dans la salle de conférence de l’hôpital de Balbala, que le ministre de la Santé, M. Abdallah Abdillahi Miguil, a procédé au lancement de la semaine régionale de vaccinations en présence de sa collègue en charge de la Promotion de la Femme, Mme. Nimo Boulhan Houssein, et de centaines de djiboutiennes issues du mouvement associatif.
Le ministre a saisi l’occasion pour lancer un appel aux populations nationales et aux acteurs institutionnels pour réaliser ensemble les priorités nationales en matière de vaccinations. Des objectifs qui visent non seulement l’élargissement de la couverture vaccinale dans un premier temps mais aussi la sensibilisation des masses djiboutiennes sur le rôle important des vaccins en second lieu.
Si des campagnes de vaccinations vont être menées simultanément du 24 au 30 avril dans 112 pays du monde pour la première fois, Djibouti dispose cependant d’un plan d’action spécifique qui est loin d’être semblable aux programmes des Etats de la région. C’est du moins l’une des leçons majeures tirées lundi dernier des explications du ministre Abdallah Abdillahi Miguil dans la salle de conférence de l’hôpital de Balbala. « Si l’initiative est mondiale, les stratégies que nous avons arrêtées sont nationales » a-t-il martelé.
Elles visent le renforcement du programme élargi de vaccinations à travers des activités de mobilisation sociale, de sensibilisation des familles, selon les propos du ministre.
Et pour cause, le pays n’a pas encore atteint le but qu’il s’est fixé en dépit des efforts consentis ces dernières années. Celui de protéger l’ensemble des enfants de moins d’un an contre la tuberculose, la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, l’hémophilus influenza B et la rougeole.
Le défi commun aux acteurs institutionnels et ceux de la société civile est donc de convaincre toutes les familles en ville comme dans les régions rurales que la vaccination reste de loin le meilleur garant de la bonne santé des enfants selon le ministre. Il a, en outre, estimé que les objectifs nationaux de réduction importante de la morbidité et de la mortalité infantiles sont réalistes et réalisables sous réserve d’une mobilisation de toutes les institutions et forces vives du pays. A raison d’ailleurs puisque le pays peut compter sur le soutien sans faille de ses partenaires au développement dont l’OMS et l’UNICEF.
Durant toute cette semaine, aucun effort ne sera ménagé épargné dans la campagne de sensibilisation des masses qui sera menée par presse interposée et dans les centres communautaires. Le ministre Abdallah Abdillahi Miguil l’a rappelé avec insistance, arguments à l’appui.
En effet, les points de rassemblement installés dans les différents quartiers populaires et les structures sanitaires de Balbala, où vit le plus grand nombre de la population djiboutienne, ne suffisent plus à assurer pleinement les prestations préventives en termes de vaccinations.
N’empêche que le ministère de la Santé a réalisé des avancées considérables dans la couverture vaccinale des enfants de moins de 5 ans. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 89% des enfants concernés ont subi le DTC-Polio 3 en 2009. La campagne de vaccination contre la rougeole a touché 87 % de la population cible des moins de 15 ans en 2008. Au cours de cette même année, 85% des enfants ont été vaccinés contre l’Hépatite B, l’Hemophilus Influenza type B et le Tétanos Néonatal.
Toutefois, les progrès enregistrés en termes de couverture vaccinale n’atteignent pas les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants des zones urbaines et rurales qui sont éloignées des voies de communication. Le seul moyen d’y remédier est d’intensifier les visites des agents de santé communautaires et équipes itinérantes dans les foyers des ruraux vulnérables et de mettre en place des points de vaccinations parmi les milieux urbains défavorisés.
C’est tout le sens des stratégies adaptées du ministère de la Santé qui prônent le renforcement des moyens humains et matériels, notamment la mobilisation totale des équipes mobiles et itinérantes dans les secteurs où la couverture vaccinale est basse.
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