Ismaïl Omar Guelleh : «Ce serait, pour moi, une source de fierté et un immense honneur de continuer à servir cette belle Nation Djiboutienne sous quelle que forme que ce soit»

Par YHB | 21 avril 2010
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Ismaïl Omar Guelleh : «Ce serait, pour moi, une source de fierté et un immense honneur de continuer à servir cette belle Nation Djiboutienne sous quelle que forme que ce soit»

Source: ADI

Après la réforme constitutionnelle historique votée lundi 19 avril dernier par les parlementaires djiboutiens, et la formidable manifestation populaire qui s’en est suivie, l’appelant ardemment à se représenter en 2011 dans l’intérêt de la Nation, le Chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, s’est exprimé publiquement ce soir à la radio-télévision nationale (RTD). «Cette affection, ce soutien, sachez que je les reçois en toute humilité, tant je mesure pleinement cette responsabilité immense de ne pas vous décevoir. De ne pas décevoir toute Djiboutienne et tout Djiboutien qui espèrent», a déclaré humblement le Président de la République dans ce discours. L’ADI reproduit l’intégralité de l’intervention télévisée du Chef de l’Etat.    « Mes chers compatriotes, Nous sommes arrivés au terme d’un débat démocratique exemplaire, qui a rendu une conclusion tout aussi heureuse. Lundi dernier, les élus de la République, dans une large majorité, ont adopté la loi constitutionnelle portant révision de la Constitution. Comme vous avez pu le suivre, depuis des semaines, il s’est engagé au sein de nos parlementaires une large discussion sur l’avenir de ce qui fonde le socle de notre Unité : notre Loi Fondamentale. Depuis 1992, date à laquelle le multipartisme a été institué dans notre pays, notre constitution a été modifiée par deux fois. Toutefois, ce qu’introduit de plus, la présente révision, c’est une réflexion globale ; une réflexion d’ensemble menée sur l’équilibre général de notre démocratie et qui tiendrait compte des évolutions politiques et socioéconomiques de la société Djiboutienne. Et c'est dans cet objectif qu'est intervenue l’initiative de 27 députés, toutes sensibilités confondues, d’engager une procédure de révision de l'actuelle Constitution. En se fondant sur notre expérience démocratique et sur les spécificités de notre société, en tenant compte des  priorités de l'heure et des enjeux de l'avenir, ce groupe de  parlementaires a souhaité réviser certaines dispositions majeures de la Constitution , de manière à dynamiser les institutions de l'État en leur conférant davantage de souplesse, d'efficacité et d’équilibre. Si nous devons retenir une chose de cet événement, c’est que celui-ci marque une étape importante dans notre histoire commune ; une étape qui augure davantage de succès et de progrès sur la voie de la consolidation de l'État de droit, de la démocratie émergente d'une nation en plein essor. Je ne suis pas sans savoir ce que cette réforme constitutionnelle a pu soulever comme espoir pour un certain nombre d’entre vous. Je pense en particulier à tous ceux qui n’ont eu de cesse de m’adresser manifestes et motions de soutien pour la poursuite de nos efforts dans l’édification d’un pays fort et moderne. Ce lundi encore, vous étiez fort nombreux à manifester pour m’exprimer votre affection et votre soutien. Cette affection, ce soutien, sachez que je les reçois en toute humilité, tant je mesure pleinement cette responsabilité immense de ne pas vous décevoir. De ne pas décevoir toute Djiboutienne et tout Djiboutien qui espèrent.  Je tiens à vous dire que je vous ai entendu. Toutefois, il convient de rappeler que la République est, avant tout, un projet inachevé que nous bâtissons, jour après jours, génération après génération. Que dans cet effort, dans ce travail, l’action d’un individu, tout seul, n’est pas déterminante. Qu’un dirigeant, tout seul, ne peut rien sans le concours actif de son peuple.  Etre président est une mission pleine de responsabilités mais, ô combien exaltante quand on a le sentiment qu’on apporte les changements qui permettront à son peuple d’être grand, d’être fort, uni dans la paix et dans la prospérité. Ce serait, pour moi, une source de fierté et un immense honneur de continuer à servir cette belle Nation Djiboutienne sous quelle que forme que ce soit. En disant cela, je me soumets, donc, à la volonté du Tout Puissant, à la volonté du Peuple djiboutien. Il nous reste un an avant les élections présidentielles de 2011. Cela ne doit pas occuper nos esprits et nous détourner des objectifs qu’il nous reste à atteindre d’ici la fin de ce second mandat. Car, après les grandes réformes qui ont été faites pour lever les handicaps accumulés dans le passé et pour préparer l'avenir, Djibouti en appelle, plus que jamais, à une action déterminée, à une mobilisation générale et sans précédent, pour répondre plus vite aux difficultés du présent, qu'il s'agisse du chômage, de la précarité ou de la pauvreté. Face à ces défis, face à l'ambition qui doit être la nôtre, l’effort devra, donc, continuer à porter, toujours avec la même rigueur et la même vigueur. Et nous ne réussirons que si nous demeurons rassemblés, fidèles à notre identité et à nos valeurs, réunis autour de l’essentiel. Rassemblés dans le dialogue et la concorde. Rassemblés sans esprit partisan, avec le seul souci de l'intérêt général.   Vive  le Peuple djiboutien. Vive la République de Djibouti.» FIN DE DISCOURS

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