"La révision constitutionnelle va dans le sens d’un renforcement et d’une consolidation de la démocratie djiboutienne", estime M. Souleiman Miyir Ali

Par NF | 03 avril 2010
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"La révision constitutionnelle va dans le sens d’un renforcement et d’une consolidation de la démocratie djiboutienne", estime M. Souleiman Miyir Ali

Source: ADI

La commission ad hoc chargée de la révision de la constitution a clôturé aujourd’hui ses travaux au terme d’"une semaine de débats intenses, d’échanges fructueux et de délibérations démocratiques". Rappelant dans son intervention que la mise sur pied de cette commission faisait suite à "une déclaration d’intention formulée par un groupe de 27 députés désireux d’user des prérogatives qui leur sont conférées par l’article 87 de la constitution pour engager une procédure de révision de la constitution", M. Souleiman Miyir Ali a reconnu que "l’importance et le caractère historique de la mission assignée à notre commission n’a échappé à aucun d’entre-nous". "Au moment où notre commission s’apprête à rendre son rapport, je me dois de partager avec vous la conviction que nos travaux se sont déroulés dans le strict respect des limites matérielles et des garde-fous d’ordre procédural prédéfinis par le constituant de 1992", a expliqué le Président de la commission ad hoc, selon lequel "la révision constitutionnelle préconisée, va dans le sens d’un renforcement et d’une consolidation de la démocratie djiboutienne". Vous trouverez ci-après l’intégralité de la déclaration lue par le Président de la commission ad hoc en charge de la révision constitutionnelle à l’occasion de la clôture de ses travaux : "Après une semaine de débats intenses, d’échanges fructueux et de délibérations démocratiques, nous voici arrivés au terme des travaux de notre commission. Comme l’a bien souligné le Président de l’Assemblée nationale, M. Idriss Arnaoud Ali, lors de notre installation, la création de notre commission faisait suite à une déclaration d’intention formulée par un groupe de 27 députés désireux d’user des prérogatives qui leur sont conférées par l’article 87 de la constitution pour engager une procédure de révision de la constitution. Fidèle à son rôle de gardien de la constitution et de garant de son respect, le Président de la République, sans dénier aux membres de sa majorité parlementaire leur droit constitutionnel d’initier une révision de la constitution, a souhaité qu’une telle procédure puisse être ouverte à toute les forces vives de la nation pour la rendre réellement participative et inclusive. C’est dans cet objectif que notre commission ad hoc composée des représentants des partis politiques et des organisations de la société civile a été mise en place. Au fil de nos séances de travail, force a été pour moi de constater avec satisfaction que l’importance et le caractère historique de la mission assignée à notre commission n’a échappé à aucun d’entre-nous. En effet, proposer les amendements susceptibles d’être apportés à la constitution, dans le cadre de la révision envisagée, n’est pas un acte banal. La constitution constitue l’assise de l’Etat et le socle de son architecture institutionnelle. Gage de la permanence de l’Etat et de la stabilité des institutions républicaines, la constitution est normalement empreinte d’une certaine solennité qui la met à l’abri des modifications intempestives. Mais cette stabilité ne peut aucun manière être synonyme d’intangibilité ou d’immuabilité. En effet, la constitution n’est pas, loin s’en faut, un dogme invariable. Elle doit pouvoir être adaptée à l’évolution politique et socio-économique de la société djiboutienne. Sinon, elle risque d’apparaître comme une œuvre figée à jamais, désincarnée et partant sans prise sur la réalité politique du pays. Malgré le délai d’exécution très court qui nous a été imparti, notre commission a travaillé d’arrache-pied pour relever le défi. Pendant une semaine, nous n’avons ménagé aucun effort pour mener ensemble, dans la sérénité, une réflexion féconde sur les modifications à apporter à la loi fondamentale de notre pays et les pistes à explorer pour rendre meilleures et plus performantes nos institutions républicaines. Au moment où notre commission s’apprête à rendre son rapport, je me dois de partager avec vous la conviction que nos travaux se sont déroulés dans le strict respect des limites matérielles et des garde-fous d’ordre procédural prédéfinis par le constituant de 1992. Je me dois aussi de partager avec vous, ma conviction que la révision constitutionnelle préconisée, va dans le sens d’un renforcement et d’une consolidation de la démocratie djiboutienne. Je me dois enfin de partager avec vous la conviction que cette révision qui ne remet pas en cause l’équilibre des pouvoirs défini par le constituant de 1992, considéré unanimement comme gage de stabilité politique de notre pays, est de nature à servir les intérêts à long terme de notre jeune nation et non les objectifs à court terme de ses dirigeants. Mesdames et messieurs les membres de la commission ad hoc, tout cela n’aurait pas été possible sans la participation active de vous tous, aux travaux de notre commission. C’est pourquoi, je voudrais vous remercier très chaleureusement pour la disponibilité, le sens du dialogue et de la responsabilité ainsi que l’esprit de compromis dont vous avez fait preuve tout au long de nos travaux. C’est avec une grande satisfaction que j’ai relevée que nos interventions et prise de position respectives ont été guidées par le souci commun de faire passer les intérêts supérieurs de notre pays avant les intérêts particuliers et toutes autres considérations partisanes. Mes remerciements vont également aux membres du panel des consultants nationaux, juristes, qui ont largement contribué au bon déroulement de nos travaux en nous apportant leurs éclairages sur la problématique de la révision de la constitution. Enfin, je ne saurai terminer mon propos sans féliciter et remercier vivement les cadres de l’Assemblée nationale pour le volume et la qualité du travail abattu en un temps aussi court".

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