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L’UA appelle à un partenariat renforcé avec l’OCDE pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique

04 juin 2026
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L’UA appelle à un partenariat renforcé avec l’OCDE pour accélérer l’industrialisation de l’Afrique

Source: ADI

PARIS, 4 juin 2026 (#ADI) – L’Union africaine (UA) a plaidé mercredi à Paris pour une industrialisation « verte, inclusive et résiliente » du continent, estimant que la transformation économique de l’Afrique constitue désormais un enjeu central pour l’équilibre de l’économie mondiale. Réunie les 3 et 4 juin au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Réunion du Conseil au niveau des ministres (MCM 2026) était consacrée cette année à la question des politiques industrielles et à leur articulation avec l’ouverture des marchés, la croissance et la prospérité.

Au nom du président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, l’ambassadeur Ali Yakoub Mahamoud, représentant permanent de l’UA auprès de l’Union européenne, a défendu la vision africaine d’une politique industrielle adaptée aux défis du XXIe siècle.

« Pour l’Afrique, la politique industrielle n’est pas un luxe technocratique, mais une nécessité stratégique », a-t-il déclaré, rappelant que le continent cherche à rompre avec un modèle économique largement fondé sur l’exportation de matières premières pour développer des activités à plus forte valeur ajoutée.

Selon lui, cette transformation repose sur trois piliers : l’intégration économique continentale, le développement du capital humain et l’innovation, ainsi qu’une industrialisation compatible avec les impératifs climatiques.

L’UA mise notamment sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour stimuler l’émergence de chaînes de valeur régionales dans des secteurs tels que l’agro-industrie, la pharmacie, les technologies numériques ou les énergies renouvelables.

Face aux ministres et responsables internationaux réunis à Paris, l’ambassadeur a également souligné l’importance de transformer le dynamisme démographique africain en moteur de croissance économique.

Avec la population la plus jeune du monde, l’Afrique dispose d’un potentiel considérable, a-t-il estimé, à condition d’investir massivement dans la formation, les compétences numériques et l’entrepreneuriat. Les femmes et les petites et moyennes entreprises doivent également occuper une place centrale dans cette stratégie de développement, grâce à un meilleur accès au financement et aux marchés.

L’accent a aussi été mis sur la transition énergétique. L’UA défend une trajectoire industrielle fondée sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les infrastructures à faible émission de carbone, considérées comme des leviers de modernisation économique autant que de résilience face aux effets du changement climatique.

« L’industrialisation de demain doit permettre de réduire la vulnérabilité du continent tout en créant de nouvelles opportunités d’emplois et d’innovation », a fait valoir le représentant africain.

Tout en affichant cette ambition, l’Union africaine a rappelé les obstacles qui continuent de freiner la transformation des économies du continent : déficit d’infrastructures, coût élevé du financement, manque de compétences techniques, faiblesse des systèmes d’innovation et dépendance persistante à un nombre limité de produits de base.

Pour M. Ali Yakoub Mahamoud, ces contraintes ne relèvent pas uniquement de la responsabilité des Etats africains. Leur résolution doit également figurer parmi les priorités de l’agenda économique international si la communauté mondiale souhaite promouvoir une mondialisation plus équilibrée et véritablement inclusive.

L’Union africaine a enfin appelé à un renforcement de sa coopération avec l’OCDE et ses Etats membres, notamment dans les domaines du transfert de technologies, du financement du développement industriel, de l’accès aux marchés et du renforcement des capacités.

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