A Djibouti, les Etats riverains de la mer Rouge relancent leur coopération sur les ressources marines
Source: ADI
DJIBOUTI, 13 mai 2026 (#ADI) — Djibouti a accueilli ce mercredi une réunion régionale consacrée à la préparation de la deuxième phase du projet SFISH, une initiative soutenue par la Banque mondiale visant à promouvoir une gestion durable des ressources halieutiques en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. La rencontre, organisée au Premier Best Western par le ministère djiboutien de l’Environnement et du Développement durable, a réuni des représentants des pays membres de l’Organisation régionale pour la conservation de l’environnement de la mer Rouge et du golfe d’Aden (PERSGA), notamment l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie, le Soudan et le Yémen, ainsi que des experts techniques et des représentants de la Banque mondiale.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), Dini Abdallah, a plaidé pour un renforcement de la coopération régionale face aux menaces pesant sur les écosystèmes marins de la région.
« La mer Rouge et le golfe d’Aden constituent des écosystèmes d’une richesse exceptionnelle, mais ces ressources sont aujourd’hui soumises à de fortes pressions », a-t-il déclaré, citant notamment « la surexploitation, le changement climatique, la pollution et les pratiques de pêche non durables ».
M. Dini Abdallah a estimé que la première phase du programme SFISH avait permis de « poser des bases solides » en matière de gouvernance des pêcheries, de collecte de données scientifiques et de renforcement des capacités institutionnelles dans les États riverains.
Les discussions de cette réunion préparatoire portent notamment sur les mécanismes de financement de la nouvelle phase du projet, la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), ainsi que la protection des habitats marins sensibles, tels que les récifs coralliens, les mangroves et les herbiers marins.
Les participants examinent également les moyens de renforcer les dispositifs régionaux de surveillance des déversements d’hydrocarbures, dans l’une des routes maritimes les plus fréquentées du commerce mondial.
Selon les organisateurs, la phase 2 du projet SFISH doit permettre d’améliorer la résilience économique et écologique des populations côtières, dont les moyens de subsistance dépendent largement de la pêche artisanale et des ressources marines.
« Seule une action collective, fondée sur la solidarité régionale, permettra de garantir un avenir durable pour nos mers », a affirmé Dini Abdallah, soulignant la position stratégique de Djibouti « au carrefour de la mer Rouge et du golfe d’Aden ».
Soutenu par la Banque mondiale et coordonné par le PERSGA, le programme SFISH vise à harmoniser les politiques de gestion halieutique entre les pays riverains, dans une région où les ressources marines jouent un rôle capitale pour la sécurité alimentaire, l’emploi et les économies côtières.
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