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Lancement à Arta d’un engagement national pour renforcer la formation professionnelle

Par AAF | 07 avril 2026
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Lancement à Arta d’un engagement national pour renforcer la formation professionnelle

Source: ADI

ARTA, 7 avril 2026 (ADI) — L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), en partenariat avec le gouvernement djiboutien, a lancé ce mardi à Arta un engagement national visant à renforcer les institutions d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP), au cours d’un atelier de trois jours réunissant acteurs publics, privés et partenaires internationaux. La rencontre rassemble des représentants des centres de formation, des autorités gouvernementales, du secteur privé, ainsi que des organisations intervenant dans les domaines des réfugiés et de l’inclusion sociale.

Ouvrant les travaux au nom du secrétaire exécutif de l’IGAD, l’ambassadeur Moussa Ali Meigague a souligné le rôle « stratégique » de l’EFTP pour répondre aux mutations économiques régionales. « Le développement des compétences constitue un levier essentiel pour accompagner la croissance et favoriser une insertion durable des jeunes », a-t-il déclaré.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Déclaration de Djibouti sur l’éducation de qualité, qui promeut un renforcement des systèmes de formation, une meilleure inclusion des femmes et des populations vulnérables, notamment les réfugiés, ainsi qu’une coopération accrue entre les pays de la région.

Pendant trois jours, les participants doivent travailler à l’amélioration de la coordination entre les acteurs, à l’alignement des formations sur les besoins du marché du travail et à la promotion de partenariats public-privé. L’objectif est d’aboutir à une feuille de route commune pour le développement de compétences inclusives.

Les discussions devraient déboucher sur des recommandations opérationnelles et un plan d’action conjoint destiné à renforcer l’efficacité des dispositifs de formation à Djibouti et dans l’espace IGAD.

De son côté, le responsable du programme SIMPI à la GIZ Djibouti, Samatar Natalis, a insisté sur la nécessité de traduire le potentiel économique du pays en emplois concrets. Il a plaidé pour un rapprochement accru entre formation et besoins des entreprises, évoquant des « écarts de compétences » à combler par des partenariats solides avec le secteur privé.

Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, à travers la Direction générale de la formation professionnelle, a officiellement ouvert l’atelier. Son directeur général, Mohamed Abdi Guedi, a rappelé les défis liés au chômage des jeunes et à l’inadéquation entre l’offre de formation et la demande du marché.

Il a souligné plusieurs réformes en cours, dont le projet SKILLS, qui prévoit de former 4.000 jeunes, dont la moitié de filles, dans des secteurs porteurs. Le programme inclut également des mesures d’inclusion, avec 10 % des bénéficiaires réservés aux réfugiés et aux personnes en situation de handicap.

Parmi les initiatives évoquées figure la future Cité des Métiers, présentée comme un outil destiné à renforcer les capacités nationales et à soutenir la souveraineté des compétences.

Dans un pays accueillant des populations réfugiées, les intervenants ont appelé à promouvoir des approches inclusives qui garantissent un accès équitable à la formation et à l’emploi pour les communautés hôtes comme pour les réfugiés. La réhabilitation de l’ancien lycée d’enseignement professionnel d’Ali-Sabieh, avec l’appui de l’IGAD, a été citée comme un exemple palpable.

A l’issue de l’atelier, les participants entendent définir une vision partagée, identifier des actions prioritaires et établir un cadre de collaboration renforcé entre les différents acteurs.

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