Moumin Hassan Barreh : « Former des compétences capables de maîtriser les nouvelles technologies est une priorité »
Source: ADI
LE CAIRE, 24 janvier 2026 (#ADI) - Les travaux de la 36ᵉ Conférence internationale du Conseil suprême des affaires islamiques se sont achevés au Caire, après plusieurs jours de débats consacrés aux mutations des professions à l’ère de l’intelligence artificielle. Lors de la séance de clôture, le ministre djiboutien des Affaires musulmanes et des Biens waqfs, Moumin Hassan Barreh, a salué « la qualité et la profondeur des échanges », estimant que l’intelligence artificielle représente « un horizon prometteur » pour les sociétés du monde islamique. Il a appelé les Etats à investir dans la formation de compétences nationales capables de « maîtriser, produire et innover » dans les nouvelles technologies, en particulier dans le domaine de l’IA.
Selon lui, les universités et centres de recherche ont un rôle central à jouer pour accompagner « les transformations profondes » induites par ces outils et en faire un levier de développement, de progrès et de service de l’homme. « L’enjeu est de préparer des ressources humaines capables d’orienter ces technologies au bénéfice des sociétés », a-t-il déclaré.
En marge de la conférence, le ministre a multiplié les rencontres bilatérales avec plusieurs responsables religieux et gouvernementaux. Il s’est notamment entretenu avec son homologue égyptien des Waqfs, Oussama Al-Azhari, sur le renforcement de la coopération bilatérale et les défis contemporains du discours religieux, ainsi qu’avec le ministre égyptien du Travail, Mohamed Gibran, sur l’impact des nouvelles technologies sur les métiers et les compétences de demain.
Des échanges ont également eu lieu avec le ministre indonésien des Affaires religieuses, Nasruddin Omar, autour de la modération religieuse et de l’intégration des technologies dans la prédication, ainsi qu’avec des responsables religieux somaliens et mauritaniens sur le rôle de la spiritualité et l’adaptation du discours religieux aux réalités contemporaines.
La conférence s’est achevée par l’adoption de la « Déclaration du Caire sur l’Islam et la philosophie de l’urbanité (ʿUmrān) », présentée comme une feuille de route pour l’avenir. Le texte affirme notamment l’urbanité comme composante essentielle de la foi, le travail comme moteur de l’édification sociale et l’excellence (ihsân) comme finalité du travail en Islam.
Le ministre Moumin Hassan Barreh a appelé à traduire ces principes « en pratiques concrètes et en actions éducatives », afin de bâtir des sociétés « productives, stables et fidèles à leurs valeurs », selon le communiqué final.
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