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ÉDITORIAL : À Laas Aanood, le fédéral comme horizon commun

Par IMA | 19 janvier 2026
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ÉDITORIAL : À Laas Aanood, le fédéral comme horizon commun

Source: ADI

Par Ibrahim Miyir Ali

DJIBOUTI, 19 janviee 2026 (ADI) - A Laas Aanood, ce weekend, l’ambiance était loin d’être au simple rituel institutionnel. La cérémonie d’investiture du nouveau président de la région somalienne du Nord-Est, Abdoulkader Ahmed Aw Cali, dit Firdhiye, a pris les allures d’un acte politique majeur, celui de la primauté de l’unité somalienne et du choix résolu des institutions fédérales comme cadre exclusif de la reconstruction nationale. La présence du président de la République fédérale de Somalie, Hassan Sheikh Mohamoud, n’avait rien de protocolaire. Elle relevait d’une volonté affirmée de rappeler que toute dynamique régionale ne saurait s’inscrire que dans le giron de l’État somalien, reconnu dans ses frontières, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Par Ibrahim Miyir Ali

DJIBOUTI, 19 janviee 2026 (ADI) - A Laas Aanood, ce weekend, l’ambiance était loin d’être au simple rituel institutionnel.

En se rendant à Laas Aanood, le chef de l’État somalien a envoyé un signal fort aux acteurs internes comme à la communauté internationale : la stabilité de la Somalie passe par l’inclusion, la légitimité élective et le respect du cadre constitutionnel fédéral.

Dans ce contexte, la participation remarquée d’une délégation ministérielle djiboutienne, conduite par les ministres des Affaires musulmanes et celui de la Communication, respectivement Moumin Hassan Barreh et Radwan Abdillahi Bahdon, s’inscrit dans une continuité diplomatique assumée. Sous la houlette du président Ismail Omar Guelleh, Djibouti n’a jamais varié sur la question somalienne. Depuis les accords d’Arta en 2000, notre pays s’est imposé comme un acteur constant, crédible et désintéressé de la paix en Somalie, privilégiant toujours le dialogue, la médiation et le renforcement des institutions nationales.

En réaffirmant à Laas Aanood « l’attachement constant de la République de Djibouti à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Somalie », la délégation djiboutienne n’a fait que traduire une ligne diplomatique de principe tracée par le chef de l’Etat. Aucune paix durable ne peut naître de la fragmentation, aucune stabilité ne peut se construire en dehors de l’État. Le message, sobre mais ferme, a trouvé un écho particulier dans une région longtemps éprouvée par les rivalités politiques et les fractures territoriales.

La présence de nombreux diplomates étrangers et de représentants de pays attachés à l’unité somalienne vient renforcer cette lecture. Elle témoigne d’un consensus croissant au sein de la communauté internationale : soutenir la Somalie, c’est soutenir ses institutions légitimes, accompagner ses processus politiques internes et refuser toute entreprise de division qui affaiblirait davantage un pays en reconstruction.

Comme l’a justement résumé le ministre djiboutien de la Communication, Radwan Abdillahi Bahdon, membre de la délégation : « La paix n’est pas une posture, c’est un engagement. » Un engagement qui se traduit par des actes, des présences symboliques mais décisives, et une constance diplomatique qui force le respect.

À Laas Aanood, Djibouti n’était pas un invité parmi d’autres. Il était fidèle à son histoire, à sa géographie et à sa responsabilité régionale. Car la stabilité de la Somalie demeure indissociable de celle de la Corne de l’Afrique. Et l’unité somalienne reste, plus que jamais, un impératif stratégique partagé.

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