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Parlement : La deuxième session ordinaire de l'année 2026 s'ouvre

Par Abdel | 01 octobre 2026
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Parlement : La deuxième session ordinaire de l'année 2026 s'ouvre
DJIBOUTI, 1er octobre 2026 (#ADI) - Conformément aux dispositions du texte constitutionnel régissant l’organisation et le fonctionnement du Parlement, le président de l’Assemblée nationale, M. Dileita Mohamed Dileita,, a procédé ce jeudi à l’ouverture solennelle des travaux de la eeconde Session Ordinaire de l’année 2026.

La cérémonie s’est tenue en présence du Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, des membres du gouvernement, des élus du peuple, des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales.

À l’ouverture de la séance, le député Abdoulkader Houssein Ahmed, suppléant, a été admis à siéger en remplacement du regretté Djama Guedi Aden, rappelé à Dieu et auquel la représentation nationale a rendu un hommage appuyé.

Dans son allocution, le Président de l’Assemblée nationale a rappelé la portée institutionnelle de cette seconde session ordinaire, qui intervient au terme de l’intersession et ouvre une nouvelle séquence de l’activité législative.

Il a particulièrement insisté sur la vocation budgétaire de cette session, au cours de laquelle les députés seront appelés à examiner le projet de loi de finances et à exercer pleinement les prérogatives de contrôle, d’examen et de proposition attachées au mandat parlementaire.

Le président Dileita a souligné que l’autorisation parlementaire des ressources et des charges de l’État constitue l’une des prérogatives essentielles de la représentation nationale. Au-delà de l’adoption de la loi de finances, cet exercice doit permettre aux députés d’apprécier les orientations de la politique budgétaire, d’en examiner la cohérence avec les priorités économiques et sociales du pays et de veiller à la bonne allocation des ressources publiques.

Le Premier ministre, M.  Abdoulkader Kamil Mohamed, a présenté a son tour devant la représentation nationale les principales orientations de la politique budgétaire pour 2027. 

Son intervention a notamment porté sur la préservation des équilibres financiers, la transparence dans la gestion des deniers publics, l’amélioration de la performance de l’administration et le renforcement d’une gouvernance publique fondée sur la responsabilité et l’obligation de résultats.

Les perspectives présentées pour l’exercice 2027 tablent sur une croissance du PIB de 7 %, avec des recettes estimées à 161,3 milliards de FDJ, contre 160,5 milliards de FDJ de dépenses. Le Premier ministre a également mis en avant la poursuite de l’effort d’investissement public et la volonté du gouvernement de diversifier davantage les moteurs de l’économie nationale, en accordant une attention particulière au capital humain, à l’emploi des jeunes, à la formation professionnelle, au numérique et aux perspectives offertes par l’intelligence artificielle.

La situation humanitaire résultant du conflit au Yémen a constitué un point de convergence majeur des interventions du président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre. 

Le président du Parlement a salué la mobilisation des institutions de la République, des forces de défense et de sécurité, des organisations internationales et humanitaires ainsi que de la société civile en faveur de l’accueil et de l’assistance aux populations yéménites arrivées notamment dans la région d’Obock. 

Il a appelé à maintenir cet élan de solidarité et à accompagner les efforts engagés par la République de Djibouti.

Dans le prolongement de cette préoccupation, le Premier ministre a rappelé la vocation de Djibouti comme terre de paix, d’accueil et de solidarité, faisant état de l’arrivée de plus de 3 000 déplacés en provenance du Yémen.

Cette rentrée parlementaire ouvre désormais une nouvelle phase du travail législatif et du contrôle de l’action gouvernementale.

Au terme de la séance, le président de l’Assemblée nationale a rappelé aux députés que l’exercice du mandat parlementaire doit demeurer guidé par la primauté de l’intérêt général et par la prise en compte des aspirations du peuple djiboutien, bénéficiaire ultime de l’action des pouvoirs publics.

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