COSOP 2026-2031 : Le nouveau programme stratégique du FIDA soumis à validation, l'eau au cœur des priorités
L'atelier s'est ouvert dans la matinée à l'hôtel Sheraton, sous la présidence du ministre de l'Agriculture, de l'Eau, de la Pêche, de l'Élevage et des Ressources halieutiques, Radwan Abdillahi Bahdon. Le ministre délégué chargé de la Décentralisation, Omar Houssein Omar, des responsables gouvernementaux, des représentants de la FAO, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du monde rural étaient présents.
Le COSOP succède à celui de 2019-2025, qui a fait l'objet d'une évaluation indépendante. La directrice pays du FIDA a pris la parole pour rappeler les leçons de ce cycle.
Cr fut ensuite autour du directeur de la division Proche-Orient, Afrique du Nord, Europe et Asie centrale du Fonds, Naoufel Telahigue, qui s'est félicité du travail mené avec le gouvernement. Il a souligné que la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté étaient érigées en objectifs principaux et en priorités nationales.
Le représentant de la FAO à Djibouti a salué quant à lui la complémentarité des deux institutions. « Alors que le FIDA apporte son expertise en matière d'investissements ruraux et de financement du développement, la FAO contribue à l'innovation technique, au développement des chaînes de valeur ainsi qu'à la mobilisation de financements additionnels pour le climat », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général du ministère de l'Economie et des Finances chargé de l'Industrie, Abdourazak Ahmed Idriss, a replacé l'exercice dans son contexte économique. « Djibouti connaît une dynamique économique soutenue, portée par ses infrastructures portuaires et logistiques, mais cette croissance doit davantage bénéficier au territoire », a-t-il dit.


Selon lui, le programme mettra l'accent sur les systèmes alimentaires résilients, les chaînes de valeur inclusives, l'implication du secteur privé et le renforcement des institutions rurales. Une attention particulière ira aux petits producteurs, aux éleveurs, aux communautés de pêche, aux femmes et aux jeunes.
Le ministre de l'Agriculture, de l'Eau, de la Pêche, de l'Élevage et des Ressources halieutiques, Radwan Abdillahi Bahdon a énuméré les contraintes du pays : sécheresses récurrentes, dégradation des parcours, fragilité de l'élevage, rareté des terres cultivables et forte dépendance aux importations alimentaires.
« Notre ambition est claire : construire un monde rural djiboutien plus résilient, plus productif, plus inclusif et créateur d'emplois et de revenus », a-t-il affirmé.
Il a repris une formule du président Ismaïl Omar Guelleh : « Sans eau, point d'agriculture productive, point de sécurité alimentaire. » Il a cité les projets Progrès et PGIRE, menés avec le FIDA, qui ont permis des avancées dans la mobilisation de l'eau, les infrastructures rurales et les activités agropastorales. « Nous devons désormais aller plus loin, assurer la pérennité des infrastructures, renforcer leur entretien », a-t-il souligné.
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