Le Premier ministre prononce la traditionnelle déclaration de politique générale

Par YHB | 11 mars 2010
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Le Premier ministre prononce la traditionnelle déclaration de politique générale

Source: ADI

Le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, a fait hier mercredi, lors de l’ouverture de la 1ère session ordinaire 2010 du Parlement, la traditionnelle déclaration de politique générale. Dans ce discours prononcé devant les membres du parlement et du gouvernement, les représentants des missions diplomatiques et des organisations internationales accréditées à Djibouti, la communauté d’affaires du pays, ainsi que les autorités civiles, militaires et religieuses, le Premier ministre a fait, outre une longue rétrospective sur les 10 dernières années, une analyse prospective sur les 10 années à venir. Il a également mis en exergue que son discours de cette année, intervient « à une période où la jeune démocratie djiboutienne, devra prouver sa vivacité, son dynamisme et sa maturité surtout dans le domaine politique puisque l’importante question du pluralisme politique et ses composantes sont à l’ordre du jour, à la veille de la fin d’un mandat présidentiel, mais au début d’un nouvel élan politique qui nous amène à effectuer tous ensemble une marche vers la démocratie participative ». L’ADI reproduit en intégralité l’allocution de M. Dileita Mohamed Dileita. « Monsieur, le Président de l’Assemblée Nationale, Messieurs et Mesdames les Ministres Honorables Députés ; Messieurs et Mesdames les Ambassadeurs, Représentants du Corps Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales et multilatérales accrédités à Djibouti Messieurs et Mesdames les Hauts Cadres de l’Administration Centrale Chers Invités, Mesdames et messieurs, Encore une fois et comme chaque année, J’ai l’énorme plaisir et privilège d’être parmi vous, en ce 1er mars 2010, à l’occasion de notre rendez-vous annuel de présentation de la politique générale du gouvernement. Ce discours qu’il m’est toujours plaisant de présenter devant vous, est teint, cette année, de cette particularité qui réside à mon sens, dans le fait qu’il correspond au dixième anniversaire du bilan du Président de la République, son Excellence Ismaël Omar Guelleh. Il y a près de 10 ans et à deux reprises, Mesdames et messieurs, que les djiboutiennes et djiboutiens ont accordé leur confiance à celui qui a su incarner au mieux les valeurs de démocratie, de Paix et de justice sociale. Celui qui a unifié le peuple, apaisé les tensions et qui est devenu désormais le garant de l’Unité Nationale. A ce titre, le bilan décennal que j’évoquais tantôt prend une signification toute particulière car il correspond dans le même temps, au bilan des actions du Chef de l’Etat, dans la conduite des affaires de notre pays. En deuxième lieu, le discours de cette année se distingue de son caractère traditionnellement annuel et dépasse largement ce cadre, puisqu’il nous oblige à jeter un regard rétrospectif sur les 10 dernières années, en même temps qu’il nous force à procéder à une analyse prospective sur les 10 années à venir. Enfin, en troisième lieu, le discours de Politique Générale de l’année 2010 se prononce à une période où la jeune démocratie djiboutienne, devra prouver sa vivacité, son dynamisme et sa maturité surtout dans le domaine politique puisque l’importante question du pluralisme politique et ses composantes sont à l’ordre du jour, à la veille de la fin d’un mandat présidentiel mais au début d’un nouvel élan politique qui nous amène à effectuer tous ensemble une marche vers la démocratie participative. Ainsi, Mesdames, Messieurs, Le caractère historique et particulier des circonstances du présent discours s’impose comme une évidence. Il a donc comme principale exigence la concrétisation de nos actions entreprises pour répondre aux attentes du peuple qui n’a pas manqué de le faire valoir lors du dernier séminaire sur l’action gouvernementale. Dès lors, Mesdames et Messieurs, cette exigence qu’est la Vôtre, représentants du peuple, est devenue désormais, celle de Notre Président de la République et donc de son gouvernement. Dès sa prise de fonction en 1999, le Président de la République avait clairement indiqué les trois principales priorités de son action à savoir, la Stabilité Politique du pays, la Mise en place des bases d’une émergence économique en convergence ainsi qu’une politique sociale appropriée. Ainsi, je m’efforcerai de vous présenter au mieux, tout au long des minutes qui suivent, les éléments du bilan de l’action gouvernementale avec les acquis démocratiques, économiques et sociaux dont peuvent légitimement se prévaloir notre peuple et notre Gouvernement, les difficultés inhérentes au processus du développement et des éventuelles contre performances qui en ont découlé. Et enfin, les perspectives qui nous permettront d’envisager l’avenir de notre pays et de son développement. Honorables Députés Chers Invités, Messieurs, Mesdames Notre pays, est engagé dans une nouvelle phase de mutations dans son développement économique et social qui a débuté, il y a dix ans, dans un dur contexte de mondialisation. Nous avons pourtant su nous adapter à cette mutation de sorte à en dominer ses conséquences et en amortir le choc sur les populations les plus exposées. Certes le chemin vers le progrès, que nous avons emprunté depuis 1999 était laborieux mais nous nous sommes battus tous ensemble autour du Président de la république pour ne céder à aucun moment à la résignation. Dès lors, le Bilan auquel vous aurez droit ce matin, s’organisera également autour du triple plan Démocratique, Economique et Social. Au niveau Politique et Démocratique, le Gouvernement s’est attelé dès sa mise en place, à prendre les mesures urgentes et pérennes, destinées à consolider les bases normatives d’un Etat droit où les libertés individuelles et collectives sont améliorées, protégées et promues. Ainsi, les différentes décisions, mesures et actions prises dans ce domaine ont contribué à faire de notre pays un îlot de paix et de démocratie très sollicité dans son environnement régional. Les éléments caractéristiques de cet état droit reposent sur des acquis majeurs. Aucun pays, aucune Nation qui prétend au développement économique durable, ne peut ignorer de sa gestion quotidienne, les pratiques de la bonne gouvernance. Elles représentent métaphoriquement les racines d’un arbre à fruits et dont la démocratie participative en représente le noyau. D’abord, sur le plan national et dans ce domaine, trois niveaux doivent être observés à savoir la participation de la société civile dans son acception la plus large, la participation des Femmes en particulier et celle des populations rurales, urbaines et communales. Ainsi, le point dominant de l’année 2009 fut le Séminaire National sur l’Action Gouvernementale, proche du peuple, voulu et encouragé par le Gouvernement. Cet évènement qui a réuni autour du Président de la République et de son Gouvernement pendant une dizaine de jours, des djiboutiennes et djiboutiens de toutes catégories et couches sociales et professionnelles, dans son intégralité ainsi que leurs élues de l’Assemblée Nationale et des collectivités locales, des Institutions de la républiques, de l’Administration, des étudiants, de toutes les composantes de la société civile, pour un dialogue direct et critique sur la conduite des affaires de l’Etat. Les présentations, discussions et débats de ce séminaire ont été intégralement couverts par la presse nationale et directement retransmis par tous les médias. Une rencontre Gouvernementale a été immédiatement organisée à l’issue de ce séminaire pour traduire en une Feuille de Route révisée, les nouvelles priorités directement exprimées par la population. Il a largement servi à mettre à jour la Matrice d’Action Prioritaire de l’Initiative Nationale pour le Développement Social. La gouvernance participative, a voulu être efficace et suivie d’effet en rendant compte à la société civile des avancées de ses recommandations. C’est dans ce sens qu’un comité de suivi et évaluation a été mis en place pour accompagner le processus de concrétisation des engagements des ministères et rendra son premier rapport avant la fin du 1er semestre de cette année. Mesdames et Messieurs, « participative » signifie également l’implication de toutes et de tous dans le dialogue, la gestion et la prise de décisions. Notre société est en pleine mutation et nos mentalités doivent également suivre cette évolution. Il n’est plus acceptable aujourd’hui d’avoir une société où seuls, les hommes ont leur mot à dire et où les femmes sont reléguées au second plan. C’est dans ce sens, que notre Président de la République reste très attentif à l’égalité de traitement qu’on devrait accorder à la moitié de notre population et ce, dans tous nos actes et nos pensées de tous les jours. Les Femmes Djiboutiennes sont engagées, actives et très volontaires dans tous les domaines de la vie publique et privée de notre société. Dans beaucoup de pays africains, elles ont même prouvé qu’elles constituent les principales actrices de la paix et de la cohésion nationale. Il n’a pas manqué depuis son accession, de les mettre à l’épreuve des défis qu’elles ont d’ailleurs toujours su relever. Ainsi au niveau de la promotion du genre, la valorisation et l’intégration de la femme, d’importantes actions et décisions ont été prises de sorte à ce qu’il soit devenu courant aujourd’hui, de rencontrer des femmes ayant des postes de décisions dans les administrations ou dans les corps en uniformes notamment dans les Forces Armées de Djibouti (FAD) ou au sein des forces Nationales de Police (FNP). Cependant, La justice est l’exemple par excellence où les femmes occupent toutes les présidences des institutions, celle du Tribunal de Première Instance, de la Cour d’appel et de la Cour Suprême. Un des trois plus grands pouvoirs d’un Etat de droit leur a été confié, celui du judiciaire. Cela bien entendu vient en complément avec leur représentativité au sein du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Mais, cette avancée significative dans ce domaine ne doit pas s’arrêter, elle a été lancée en 1999 et sera poursuivie davantage par notre Président de la République. Le 22 février dernier, le forum national qui a retracé et évalué la décennie de la Stratégie Nationale de l’Intégration de la Femme Djiboutienne (SNIFD), nous a démontré, sans amphibologie, l’élévation du statut de la Femme tant dans le domaine social, économique, culturel que politique. Quant aux pratiques ancestrales d’ignorance et déshumanisantes envers les femmes, notamment celles des Mutilations Génitales Féminines (MGF), une politique de lutte a été enclenchée avec un arsenal juridique persuasif. Plus jamais, nous ne devons accepter que de telles pratiques se fassent sur notre territoire envers nos femmes et nos filles! Mesdames et messieurs les députés, La démocratie est aussi de permettre au peuple de gouverner au plus proche car lui seul est en phase avec ses propres réalités et ses propres exigences. Cette forme de gouvernance est traduite par la décentralisation lancée en 2000, qui en constitue le fondement. Elle témoigne également de la vivacité d’un peuple et de sa responsabilité à se prendre en main. Un grand nombre d'activités a été réalisé depuis, pour le renforcement et la consolidation du processus de décentralisation, de gouvernance locale et de développement participatif. A ce titre, est prévu dans le programme de réduction de la pauvreté urbaine dans les chefs lieux financé par l’état djiboutien le renforcement des capacités des élus sur le plan de la planification, du suivi évaluation des activités de développement régional. D’autre part, nos collectivités locales seront dotées de schémas d’aménagement et de fonds de développement local pour l’exécution des initiatives communautaires. Le transfert de compétences entre l’Etat centrale et les collectivités locales est aujourd’hui une réalité mais le processus n’est pas encore achevé. Certes, il est encore confronté à des limites mais le défi sera bientôt relevé. Ainsi Chers députés, Sur le plan de la démocratie politique, l’effectivité du multipartisme intégral et la refonte des listes électorales ajoutées à la liberté d’expression et d’opinion constituent le socle d’une démocratie moderne digne d’un état de droit. Le multipartisme bat son plein car tous les partis politiques de notre pays ont organisé des congrès afin de s’exprimer librement sur le devenir de leur Nation. Quant à la liberté d’opinion qui s'étend à la liberté religieuse, notre pays n’a aucune leçon à recevoir mais en a peut être à donner, car il a toujours été une terre de rencontre entre différentes cultures et où toutes les religions se sont croisées et dont les fidèles ont toujours pu pratiquer librement et dans le plus grand respect, leur culte respectif. Ce Principe d’accepter la religion de l’autre est énoncé explicitement dans notre Saint Coran et repris par notre constitution. Djibouti a toujours prôné un Islam modéré qui lui a valu d’être en harmonie avec les autres religions catholique, orthodoxe ou juive. Le ministère des affaires musulmanes a pour mission principale de suivre et d’organiser les grands évènements de la vie religieuse de notre pays mais également et surtout de sensibiliser nos fidèles sur les principes, les fondements et les valeurs originels de l’Islam tolérant et non celui extrémiste ouvert à toutes les dérives. Cependant, il est incontestable que certaines mesures persuasives doivent être prises à l’encontre de certains fléaux tels que le tribalisme et l’extrémisme religieux. Il n’y a pas de place, dans notre pays à des personnes qui ne respecteraient pas les principes fondamentaux des droits humains et des valeurs morales et constitutionnelles. Mais aussi Mesdames et messieurs, Tous ces acquis doivent être garantis pour tout citoyen par un système transparent et fiable. Que vaudraient ces avancées s’il n’y a pas une garantie institutionnalisée ? Cet aspect concerne indéniablement l’état de la justice et de l’administration. Aucun pays ne peut se prévaloir comme étant un état de droit si la justice ne signifie pas « rendre justice » à toute personne citoyenne ou non de ce pays. La santé démocratique d’un pays ou d’une Nation se qualifie par l’état de son système judiciaire. Ainsi, sur le plan de la gouvernance judiciaire et institutionnelle, le Président de la République pourvoyant toujours plus de moyens, a pris fait et cause pour l’appareil judiciaire en le positionnant comme l’une des priorités les plus urgentes de son Gouvernement. La Justice s’est énormément réformée de sorte à fournir un service public performant, fiable et transparent. La réforme de la justice entamée depuis 2002, a pu créer un environnement juridique plus sécurisé et garantir à tout justiciable l’égal accès à la justice ainsi qu’une parfaite équité dans les jugements rendus. Cette réforme irréversible de la justice doit permettre aux investisseurs nationaux ou Etrangers de faire confiance à notre pays car au-delà d’une stabilité politique, l’investisseur recherche également la qualité de la justiciabilité. Enfin, je ne saurai conclure sur notre état de gouvernance interne tiré d’un bilan décennal sans en évoquer l’aspect administratif et économique. Il est très important car les bonnes relations entre administration et administrés doivent être une priorité et chaque citoyen doit connaître et se reconnaître dans cette relation. Il est même un devoir, pour chaque citoyen, de s’informer sur la gestion administrative et financière de son pays. C’est donc, tout d’abord, sur le plan de l’amélioration, de l’efficience et de l’efficacité de l’administration que le projet ambitieux de l’E-gouvernement ou « administration en ligne » a placé la gouvernance électronique en premier plan pour remédier aux lacunes observées tant au niveau des lenteurs administratives qu’à la coordination, l’accès et la gestion de l’information de toutes nos institutions publiques et para-publiques. Cette mise en réseau, permettra non seulement la réduction de la fracture numérique entre administration mais aussi, un bon environnement des affaires avec un espace virtuel d’interaction entre administration- opérateurs privés et usagers à travers des portails électroniques. Cette volonté d’améliorer le fonctionnement de l’administration pour doter notre pays d’un outil plus efficace, plus équitable et plus productif, est à l’origine d’un nouveau projet gouvernemental, dont j’ai le privilège de vous annoncer aujourd’hui les grandes lignes. Ainsi pour améliorer les performances de son administration, le gouvernement entend mettre Å“uvre un système d’évaluation annuelle des services publics, par l’intermédiaire de contrat basé sur la performance et la valorisation des mérites des agents administratifs. Parmi les critères d’évaluation sont envisagés la compétence professionnelle, l’efficacité, le sens de l’organisation, l’esprit d’initiative adapté, la conscience professionnelle, l’assiduité, la ponctualité, la probité et le sens du service public avec ses principaux corollaires, l’esprit de sacrifice, le respect du bien public et de la hiérarchie. Ainsi l’objectif final du gouvernement dans ce projet est double : d’abord, celui d’améliorer la qualité et la productivité dans le fonctionnement de l’administration en faveur de nos administrés, mais aussi, de permettre dans un souci d’équité et de transparence, de procéder à des nominations des agents de l’état en fonction de leur mérite. C’est dans ce but que sera attribué, dès la première année de mise en place de ce système d’évaluation un prix d’Excellence dédié au mérite et en faveur des agents de l’Etat. Ceci représentera une nouvelle avancée démocratique pour nos concitoyens. Par ailleurs et toujours dans l’efficience de l’administration et dans la gouvernance économique, la République de Djibouti a exprimé son souhait pour une adhésion volontaire du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) lors du 7ème Sommet du Comité des Chefs d'Etats et de gouvernements à Accra au Ghana du 1er juillet 2007. Comme vous le savez, le MAEP est un processus politique qui engage chaque Etat adhérent à s'auto évaluer dans un premier temps, puis, à être évalué, par la suite, dans son mode de gouvernance, selon des procédures uniformes, convenues et acceptées au niveau africain. Le MAEP responsabilise donc les autorités politiques d'un pays donné à la fois devant les autres dirigeants africains, devant la communauté internationale et également devant ses propres citoyens. Eh bien, j’ai le plaisir de porter à votre connaissance que non seulement Djibouti a effectivement adhéré au MAEP, pour compter du dernier trimestre 2009, et les dispositions concrètes sont en cours pour l’opérationnalisation effective de ce processus, notamment, à travers le récent atelier d’information, de sensibilisation et de formation, organisé par les Institutions du MAEP, à l’intention des dirigeants, de l’administration et de la société civile djiboutienne. Mesdames et messieurs, chers députés, Une fois que les fondements d’une démocratie interne sont posés, il nous faut les consolider avec une stabilité et une reconnaissance politique régionale et internationale. Notre pays aujourd’hui est, non seulement en phase avec le sursaut démocratique international mais il en représente un acteur privilégié dans les nouvelles luttes aussi bien contre le terrorisme que contre la Piraterie Internationale. Il s’est hissé désormais, parmi les grandes Nations qui défendent et s’activent pour une stabilité internationale et une Paix entre les Nations. Notre territoire a confirmé sa position géostratégique régionale et notre politique sa position pacifiste et conciliante en faveur de la Paix. C’est ainsi, qu’au niveau politique régional et international, la République de Djibouti a, grâce à une diplomatie efficace et une coopération renforcée, su se hisser au sein des grandes instances régionales, récemment avec celle du conseil de Paix et de sécurité de l’Union Africaine. Organe de prévention, de gestion et de règlement des conflits continentaux, des conditions d’éligibilité devaient être remplies pour prétendre à la qualité de membre. Celles qui ont milité principalement en faveur de notre pays sont entre autres, la contribution et les opérations d'appui et de consolidation de la paix au niveau régional, la lutte contre le terrorisme ainsi que le choix du règlement pacifique des conflits. Mesdames et messieurs les membres de l’Assemblée Nationale, Djibouti a Å“uvré et continuera à le faire pour une paix en Somalie. Aucun arrêt n’est admis, aucune résignation n’est permise car la question somalienne est incontestablement la nôtre. Une paix retrouvée en Somalie apaisera fortement les tensions frontalières et stabilisera davantage la région. Face à l’Erythrée, Mesdames et Messieurs, la victoire est totale. Après la résolution 1862 du Conseil de Sécurité des Nation Unies qui a désavouée la partie Erythréenne et a pris pleinement position avec la nôtre, ce même conseil a encore, à travers la nouvelle résolution 1907, tancé fortement cet antagoniste malveillant en faveur de notre Pays et de la Région. De ce fait, non seulement, notre victoire a le goût de la diplomatie, de la persévérance dans la voix pacifique, de la sagesse et de la Paix mais également, elle a permis d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la politique agitatrice et déstabilisatrice de l’Erythrée sur la région toute entière et notamment en Somalie. Ainsi, la résolution 1907, du 23 décembre dernier inflige une sanction coercitive à l’encontre de l’Erythrée en lui imposant une interdiction d’achat, de fourniture, de vente ou de transfert, directement ou indirectement, à partir de son territoire ou par l’intermédiaire de ses nationaux, aucune arme ni aucun matériel connexe de tous les Etats membres des Nations Unis. Mais aussi, cette résolution exige le gèle immédiat des Fonds et autres avoirs financiers et ressources économiques appartenant à l’Erythrée et à ses hauts responsables politiques et militaires. Honorables Députés, Chers Invités Comme vous pouvez vous en apercevoir, le chemin parcouru par notre Jeune République dans le domaine de la Gouvernance Démocratique et l’Etat Droit, sans atteindre la perfection souhaitée, a permis à notre pays, de se hisser à un niveau de consolidation de la paix acceptable et reconnu tant au niveau interne qu’au niveau de la sous région, ainsi que dans la communauté internationale. Le deuxième pilier de l’Action du Gouvernement, énoncé par le Président de la République lors de sa prise de fonction est la Mise en place des bases d’une émergence économique tout en préservant la stabilité macroéconomique. Le bilan décennal relatif à ce pilier vous sera restitué à travers les trois thématiques que sont : la stabilisation macroéconomique, la mise en place d’infrastructures et d’équipement ayant notamment permis le positionnement de Djibouti comme une plate forme logistique multimodale régionale et internationale et enfin la valorisation du capital humain. Honorables députés et chers députés, La première thématique du pilier de l’action gouvernementale est la stabilité macro-économique qui est le préalable d’un environnement économique compétitif et d’une croissance durable. En 1999, l’économie nationale se trouvait dans une situation difficile malgré les programmes négociés avec les institutions financières internationales qui avait pour objectif principal l’assainissement des finances publiques et le retour à une situation d’équilibre. Ainsi et pour redresser l’économie nationale, le gouvernement a mis en place des réformes structurelles, certes difficiles mais nécessaires. Des années d’efforts budgétaires conjuguées avec des réformes structurelles d’envergure ont permis de dégager des résultats importants qui ont constitué les bases d’une économie saine pour la croissance économique et la compétitivité. Au niveau de la stabilité, l’environnement macro-économique de Djibouti s’est amélioré de manière significative ces dernières années. En effet, Mesdames et Messieurs, Les indicateurs macroéconomiques sont encourageants. La croissance annuelle de notre PIB enregistre une progression continue et a atteint 5% en 2009 malgré la crise économique et financière mondiale. De même la part des investissements dans le PIB a augmenté de manière vertigineuse. Ces performances résultent essentiellement du partenariat développé avec Dubaï qui s’est avéré déterminant et révélateur en faveur d’un afflux massif des investissements directs (IDE) dans les activités portuaires, touristiques, de construction et le développement du secteur financier. De même le secteur de l’élevage avec la création d’un centre régional d’exportation de cheptels a contribué à cette croissance. Dans le cadre de l’assainissement des finances publiques, les progrès réalisés se sont traduits d’une part par la réduction de déficit budgétaire qui est passée à moins 1,1% du PIB en 2009 suite à la maîtrise des dépenses de l’Etat notamment la masse salariale par la mise en place du fichier unique et la hausse des recettes de l’Etat par l’introduction entre autres de la TVA. D’autre part, la maîtrise de l’inflation due aux tensions sur le marché extérieur des produits pétroliers et des produits alimentaires ainsi que les répercussions sur les produits des consommations locales est passée de 9,2% en 2008 à 2,2% en 2009 suite à la mise en place par le gouvernement des mesures de lutte contre l’inflation notamment des mesures fiscales. Par ailleurs, Mesdames et Messieurs les députés, le gouvernement vise à renforcer la base des données économiques et financières et à procéder à la réorganisation de notre Système Statistique National (SSN). Cette réforme est une nécessité dans la mesure où les stratégies de développement entamées où à venir ont besoin de s’appuyer sur des capacités statistiques solides, fiables et répondant aux exigences de qualité, de collecte de l’information et de diffusion des normes internationales. A ce titre, en 2010, une loi portant sur l’organisation de l’activité statistique à Djibouti est en cours d’éxamen et a prévu la création d’un Conseil supérieur de la Statistique. Ces performances macroéconomiques sont tributaires de plusieurs réformes entreprises par le gouvernement au niveau de la gouvernance administrative, économique et financière et qui, ont permis d’encourager et de mieux canaliser les investissements privés et d’améliorer le climat des affaires en République de Djibouti. Ces réformes, couplées avec un environnement macroéconomique sain, ont permis en effet un accroissement quantitatif de l’offre financière sur la place de Djibouti, désormais créditée à près de dix (10) établissements de crédit contre seulement deux (2) en 1999. L’arrivée de cinq (5) nouveaux établissements de crédit sur le marché djiboutien à partir de 2006 a insufflé au secteur financier une nouvelle dynamique caractérisée par une nette amélioration des services et des concours bancaires. Ainsi, le système bancaire a connu une expansion de la liquidité intérieure et une progression significative des crédits consentis au secteur privé qui est passé de 9,1% en 2006 à 20% en 2009 dans un contexte marqué par la baisse des taux d’intérêt. Par ailleurs, Djibouti va bénéficier de la récente réforme des facilités du Fonds Monétaire International dédiées aux pays à faibles revenus leur permettant un prêt à un taux d’intérêt de zéro pour cent jusqu’à la fin 2011. Honorables députés, La deuxième thématique du pilier économique de l’Action Gouvernementale est la relance de la croissance et de la compétitivité du pays. Cette stratégie de relance de la croissance et de compétitivité nationale est axée sur la promotion de l’investissement étranger et sur le développement du secteur privé, véritable moteur d’une croissance durable. Au Niveau du renforcement de la compétitivité de l’économie djiboutienne, le gouvernement a entrepris depuis 2000 des réformes structurelles d’envergure visant à libéraliser l’accès au marché, à promouvoir le commerce et l’investissement et à créer un climat propice à l’essor du secteur privé d’une croissance durable et génératrice d’emplois. Dès janvier 2001, la mise en Å“uvre d’une stratégie de développement de l’initiative privée s’est traduite par la création de l’Agence Nationale de la Promotion des Investissements (ANPI). En matière de législation commerciale, la mise en place d’un nouveau code des sociétés et d’un nouveau code du travail plus libéral vont rendre l’environnement des affaires djiboutiens plus compétitif. En outre, la Chambre de Commerce de Djibouti dont la mission est de promouvoir le secteur privé dans le commerce mondial a fait l’objet d’une importante réforme de son statut. En matière de mesures et de facilitation des investissements, le code des investissements existant a été révisé dans la loi des finances. En ce qui concerne la compétitivité des chaînes de transports et du secteur des télécommunications, le gouvernement a entrepris depuis une décennie des réformes structurelles et a engagé des investissements énormes. Au niveau des infrastructures portuaires, les efforts de modernisation à entreprendre ont été importants car la concurrence régionale des ports d’ADEN, de Salalah et de Djeddah était rude. A ce titre, des investissements importants ont été engagés pour la modernisation du PAÏD afin de l’adapter aux exigences du commerce maritime international et de tirer profit de notre position exceptionnelle qui est la croisée des grands axes de circulation, passage entre deux mers et un océan reliant la Méditerrané aux côtes africaines et extrêmes orientales. Avec le soutien de Dubaï, notre pays a lancé l’un des plus grands projets d’infrastructures en réalisant le complexe portuaire de Doraleh qui comprend un terminal pétrolier, un terminal conteneur et une zone franche commerciale et industrielle. Vous me permettrez, Mesdames, Messieurs, d’insister un peu sur l’atout majeur et précieux que constitue pour Djibouti la plate forme logistique qu’est le complexe portuaire de Doraleh. En effet, Djibouti fait partie d’un environnement économique international désormais mondialisé mais qui fonctionne par blocs commerciaux relativement homogène. Aux niveaux logistique et communicationnel ces quatre blocs sont inter-reliés par des routes maritimes, des ports, des câbles sous-marins à fibre optique pour la télécommunication et les opérations financières électroniques, le transport aérien etc. Nul n’ignore le raccourci précieux et les avantages comparatifs réels que constitue l’implantation au bord de la mer rouge d’un port moderne et de grande capacité. C’est au premier pays limitrophe de la mer rouge ayant perçu et concrétisé le mégaprojet qu’exigeait une telle ambition que reviendrait toute la manne que recèle une telle initiative. En réalisant le premier le complexe portuaire de Doraleh, Djibouti s’est ancré pour au moins une cinquantaine d’années dans le 21 ième siècle, valorisant ainsi sa position géostratégique et devenant, par la même occasion, un véritable hub portuaire destiné à la réexportation, au transbordement et au stockage pour toute la région. Ainsi, dans l'espace de trois années, Djibouti s’est propulsé dans la mondialisation du commerce maritime, ce qui l’a définitivement sorti de son rang de port secondaire pour le hisser au niveau des ports internationaux capables de gérer les portes conteneurs de sixième génération. En effet, les navires en provenance de l'Asie et en direction de l'Europe déchargeront directement les marchandises destinées à l'Afrique de l'Est et australe à Djibouti, sans déviation de leur route et sans une quelconque opération intermédiaire de transbordement. Par ailleurs, le trafic de conteneurs a augmenté de plus de 76% et le trafic de transbordement a été multiplié par plus de quatre en l'espace de deux années. En ce qui concerne le trafic Général Cargo, le vrac solide a enregistré en 2009 une augmentation de 60% par rapport à 2007 et le Chiffre d’Affaire a triplé pendant cette période. Mesdames et Messieurs, Il convient de signaler, en tant que complément utile aux installations portuaires et en tant que fleuron du partenariat public privé, la création depuis l'an 2000, d'une zone franche portuaire, d'une superficie 40 Hectares. Cette zone franche bénéficie d’un guichet unique qui permet aux usagers de disposer d’un seul interlocuteur expérimenté et compétent. Cette zone franche offre aux investisseurs africains et internationaux la plus importante plateforme commerciale du continent. Aussi, chers collègues, Au niveau du transport aérien, la desserte aérienne de Djibouti a été nettement améliorée grâce au principe de « libertés de l'air » caractérisé par la politique de ciel ouvert et donc à l'octroi du droit d'exploitation commerciale à plusieurs compagnies aériennes à travers des accords bilatéraux de pays à pays. Ainsi, pour la seule année 2008, le nombre total de mouvement « avions » a augmenté de 10% et ceci en dépit de la baisse du nombre de vols réguliers constatés par plusieurs compagnies. Le projet de nouvel aéroport, en cours d'étude, permettra de conforter au cours des prochaines années, la position de destination touristique favorite de Djibouti Honorables députés, Dans le domaine des infrastructures routières, le gouvernement a procédé à des réformes structurelles pour mettre en Å“uvre une politique nationale de l’entretien routier et une stratégie performante du sous-secteur routier axée sur quatre principes fondamentaux à savoir la redéfinition du rôle de l’Etat et de ses services, l’introduction des pratiques de gestion commerciale, l’amélioration du financement du secteur et enfin l’appropriation de route par les usagers et les professionnels. Pour rendre compétitif ce secteur qui constitue une variable de notre développement économique, le gouvernement a consenti des investissements substantiels pour sa modernisation. Pour mémoire, au cours de ces 10 ans. L’objectif du gouvernement s’est porté sur l’amélioration de la qualité et sur la pérennité du patrimoine routier grâce la création du Fonds d’Entretien Routier (FER) et enfin sur l’augmentation des investissements routiers. Cette volonté politique s’est traduite par un réseau étoffé qui comprend un important axe de transit international qui intéresse aujourd’hui les investisseurs, un réseau national désenclavant l’ensemble des régions et enfin une voirie urbaine moderne au service d’une capitale dynamique. A ce titre, Mesdames et messieurs les députés, plusieurs routes et voiries urbaines ont été réalisées telles que la construction de la Route Nationale n°1 reliant la ville de Dikhil au poste frontalier éthiopien de Galafi, la construction de l’accès au complexe portuaire de Doraleh, la construction de la liaison entre le Complexe portuaire de Doraleh et la Route Nationale n°1, la construction de la route Tadjourah Obock (RN 14), l’aménagement des rocades urbaines et périurbaines de Djibouti. Bientôt également, nous assisterons au démarrage de la construction de la nouvelle route Tadjourah-Dora-Balho dont l’appel d’offre sera lancé officiellement le 15 mars prochain au Koweït. Aussi, Mesdames et Messieurs les députés, Le secteur des Télécommunications a été certainement l'un de ceux où le bilan du gouvernement a été le plus encourageant, au niveau de la thématique des infrastructures d'appui à la production. Pour rattraper le retard accusé dans ce domaine et conférer à notre pays sa place de plateforme avancée pour servir de centre de transit et de redistribution, le gouvernement a engagé des investissements importants au cours de ces dix années. Ces efforts de modernisation de la société DjibTélécom se sont traduits par des progrès notables et consistants au niveau du réseau d'accès des infrastructures de transmission, des dispositifs de commutation, des infrastructures régionales, des infrastructures à orientation et vocation internationales, de la téléphonie rurale, du développement et de l’accessibilité aux Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication. Ainsi, Mesdames et Messieurs, au niveau des infrastructures nationales, je me permettrai de citer, la mise en place de deux boucles à fibre optique métropolitaine à Djibouti-ville et Balbala, l'interconnexion des cinq régions de Djibouti à la capitale via cinq liaisons par faisceaux hertziens, l'installation et la mise en service de deux nouveaux centraux téléphoniques nationaux fixes d'une capacité de 25000 abonnés chacun et l’installation et extension du réseau GSM à 200 000 abonnés. En ce qui concerne les infrastructures internationales, je citerai la mise en place du câble EASSY (East African Submarine Systeme) qui reliera Djibouti au Soudan, Somalie, Kenya, Tanzanie, Madagascar et à l’Afrique du Sud, la construction d’un câble terrestre à fibre optique entre Djibouti et l’Ethiopie, la construction du câble Europe India Gataway (EIG) correspondent à la 5ème génération des câbles sous marins SEA,ME-WE. En clair, en l'espace d'une dizaine d'années et à la faveur des nombreux investissements consentis par le gouvernement, à travers la Société Djib Télécom d'une part, et d'autre part, grâce au partenariat public privé, Djibouti est en passe de devenir le quartier numérique de la corne de l’Afrique en d’autres termes un hub régional de télécommunication. Honorables députés, Malgré ces réalisations intéressantes, le positionnement de Djibouti comme place régionale de référence reste largement tributaire du coût de l’énergie. Cette réalité est désormais une évidence, aucun développement économique remarquable ne peut être accompli si notre production énergétique n’est pas à la hauteur de nos ambitions. En effet, la réduction du coût d’importation de l’énergie est essentielle pour assurer un environnement favorable à l’investissement du secteur privé industriel à Djibouti. Ainsi, le problème de l’énergie reste toujours un obstacle majeur à l’investissement privé à Djibouti car l’électricité est à base thermique et notre pays ne dispose ni de ressources énergétiques conventionnelles ni de potentiels hydro-électriques. Cependant, le gouvernement n’a pas ménagé ses efforts et a entrepris un projet d’interconnexion de réseaux électriques Djibouti- Ethiopie. Ce projet dont la réalisation effective est prévue en juin 2010 permettra à Djibouti de s’approvisionner en énergie hydroélectrique et de réduire l’importation des produits pétroliers. Parallèlement à cela, d’autres sources de productions plus écologiques et autonomes cette fois, sont en cours d’études. Honorables Députés, Chers invités, Ceci m’amène, Mesdames Messieurs à aborder la troisième thématique du pilier socioéconomique, de l’action du Président de la République et de son Gouvernement à savoir la Valorisation du Capital Humain. Cette thématique concerne en premier lieu l’Education, la promotion de notre jeunesse et la santé. Toute performance économique et toute compétitivité, nécessitent une qualité des ressources humaines disponibles sur le marché, pour garder un avantage comparatif au niveau régional. Ainsi, en ce qui concerne l’Education, nous avons fêté récemment le 10eme anniversaire depuis les derniers Etats Généraux. Un bilan a donc retracé, l’évolution de ce secteur primordial dans le développement humain. La nouvelle loi d’orientation de l’éducation, promulguée en 2000, a instauré l’Enseignement Fondamental obligatoire de neuf ans pour tous les enfants de 6 à 16 ans. Ainsi, le gouvernement a pris et mis en Å“uvre des mesures institutionnelles, budgétaires et pédagogiques accompagnées de plusieurs projets destinés à améliorer, la fréquentation et l’efficacité interne du système éducatif. Les enfants ne sont plus refusés à l’inscription, la capacité d’accueil au Primaire croit au fil des ans avec la construction de nouveaux établissements scolaires à tous les niveaux d’enseignement. Un espace de partenariat et de cogestion de la vie scolaire a été créé dans les établissements scolaires et des comités régionaux d’éducation ont été mis en place dans les régions de l’intérieur. Dans l’Enseignement Fondamental, les conditions d'accueil ont été nettement améliorées. Des cantines scolaires et dortoirs ont été construits dans la majorité des écoles rurales isolées pour accueillir les enfants des populations nomades. Des kits scolaires sont distribués à tous les élèves des écoles primaires publiques, afin d’alléger le poids des coûts de l’éducation des ménages. Mesdames et messieurs, Des activités de mobilisation sociale destinées aux populations faiblement scolarisées sont entreprises. La scolarisation des filles a connu une nette amélioration. Près de 2.000 enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux sont intégrés dans le système scolaire. Sur le plan de la qualité, une attention particulière est désormais accordée à la formation des instituteurs et des professeurs dont le nombre s’est sensiblement accru d’année en année. L’encadrement pédagogique des enseignants et des chefs d’établissements est amélioré. Les services d’inspection sont renforcés. De nouveaux programmes d’enseignement sont développés selon une nouvelle approche pédagogique dite « approche par les compétences ». -Une politique du livre visant la réduction des coûts est mise en place. -Des manuels scolaires et documents pédagogiques sont conçus sur place et distribués gratuitement aux élèves et aux enseignants. -Les pratiques d’examens terminaux sont réformées et une politique d’évaluation continue visant à réduire les déperditions scolaires est mise en place. Chers députés, Il ressort de tout cela, un résultat encourageant pour l’atteinte de l’Objectif du Millénaire pour le Développement relatif à la scolarisation primaire universelle à l’horizon 2015. Dans l’Enseignement Secondaire, la réforme du lycée et du Baccalauréat djiboutien est amorcée, en corrélation avec la prospective économique et la recherche d’une meilleure adéquation formation emploi. L’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels sont en pleine gestation. La nouvelle loi d’orientation de l’éducation prévoit un segment nouveau dans le système éducatif, celui de la filière technique et professionnelle au niveau de l’enseignement moyen, délivrant une formation qualifiante basée sur les besoins et les potentialités de l’économie régionale et nationale. Au niveau de l’Enseignement Supérieur deux chiffres me permettront d’illustrer la dynamique enregistrée. En effet, de 300 étudiants en 2001, nous sommes aujourd’hui à environ 3000 étudiants ce qui correspond à une multiplication par 10 en l’espace de 10 ans. Pour terminer avec l’éducation, retenons que sur le plan financier, la part du budget de l’Etat alloué au secteur de l’Education a progressivement évolué pour atteindre 30% et 9% PIB. Mesdames, messieurs, chers collègues, S’il est une chose de disposer de ressources humaines, encore faut-il qu’elles puissent bénéficier de conditions sanitaires satisfaisantes pour s’adonner aux différentes activités de la vie quotidienne et celles socioéconomiques. Au niveau de l’encadrement sanitaire, l’effectif du personnel du Ministère de la santé est passé de 993 en 2002 à environ 1.800 en 2008, et le nombre de médecins en formation à l’étranger a sensiblement progressé. Par ailleurs, la transformation du Centre de Formation du Personnel de Santé en Institut Supérieur des Sciences de la Santé pour la formation de techniciens de santé dont l’effectif d’entrée est passé de 30 en 2002 à 120 en 2009, et la création récente de l’Ecole de Médecine de Djibouti (EMD), pour la formation des médecins sur place, viennent renforcer la formation initiale et la formation continue des agents de santé. Aussi, une tarification des actes médicaux et paramédicaux est instaurée dans les hôpitaux de référence et les centres de santé communautaires en milieu urbain. Les prestations de soins dans les formations sanitaires des districts de l’intérieur restent gratuites, à l’exception des médicaments vendus dans les pharmacies communautaires. Mesdames et messieurs, En ce qui concerne, les programmes nationaux de lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, des acquis importants sont obtenus. En effet, le dépistage volontaire du VIH est en plein essor. Aussi, la prise en charge intégrée de la mère et de l’enfant couvre 82% des formations sanitaires. La prévention de la transmission du VIH/SIDA parents/enfants est mise en Å“uvre dans toutes les formations sanitaires de Djibouti ville et dans les cinq centres médicaux hospitaliers des districts de l’intérieur. En ce qui concerne le paludisme, toutes les stratégies standards de lutte sont appliquées, y compris les pulvérisations intra domiciles et la distribution de moustiquaires imprégnés. Les dernières statistiques prévisionnelles permettent d’espérer une amélioration très sensible. Concernant le taux de mortalité maternelle, infantile et infanto/juvénile, il a été nettement réduit avec les efforts qui ont été consentis dans ce sens depuis une décennie. Aucun cas de poliomyélite à virus sauvage n’a été rapporté. La chaîne de froid pour la conservation des vaccins a été presque entièrement renouvelée surtout en milieu rural. La prévalence contraceptive a connu également une évolution favorable. Tout cela laisse alors positivement penser que Djibouti pourrait atteindre en 2015, l’Objectif du Millénaire lié à la mortalité infanto/juvénile qui est fixé à environ 40 pour 1.000 naissances vivantes. Enfin, Mesdames et Messieurs, Le gouvernement a encouragé l’élaboration et validé le Programme National de Développement Sanitaire qui devient, avec la Ratification en 2009 du Partenariat International pour la Santé (IPH) un véritable instrument de résolution progressive des problèmes et efficace, des problèmes de santé à Djibouti. Mesdames et messieurs, J’en viens maintenant aux actions du Gouvernement vis-à-vis de la promotion de notre jeunesse. En effet, notre pays, à l’instar de beaucoup d’autre, a axé sa politique de développement vers la promotion de la jeunesse car non seulement, c’est la jeunesse qui marque la vivacité d’une Nation mais c’est parce que ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui feront la politique de demain. C’est dans ce sens, qu’un fonds de développement de la Jeunesse et des Sports a été créé en 2005. Il s’agit d’un compte spécial alimenté par une partie des taxes prélevées sur l’alcool, le tabac et le khat et destiné à financer des actions en faveur de la promotion et de l’épanouissement sain de la jeunesse de notre pays. Des politiques sectorielles pour la promotion de la jeunesse et la lutte contre la délinquance et le chômage ont donc été mises en Å“uvre à travers la création des Centres de Développement Communautaire. Les CDC ont permis de renforcer le développement à l’échelle de la communauté et l’implication des jeunes dans le processus de la prise de décision au sein des quartiers, et de transférer la responsabilité de certaines activités vers la société civile. On recense actuellement 15 CDC dont 10 dans Djibouti-ville et 5 dans les districts de l’intérieur du pays. L’objectif est d’en avoir 25 d’ici 2012. Ils ont été dotés en bibliothèques et en matériels informatiques et audio visuels offrant des activités de lecture, la TV et l’accès à Internet. Le centre de loisirs du Day devrait bientôt être opérationnel et accueillir des jeunes en colonies de vacances. D’autres structures publiques sont également en cours de réalisation. La politique de la jeunesse du gouvernement a également mis l’accent sur des programmes médico-sociaux de prévention et de lutte contre le SIDA. Des points information jeunes (PIJ) sont à l’écoute des jeunes dans le CDC. Une enquête CAP réalisée en 2006, a révélé que les jeunes sont quasiment tous sensibilisés à la problématique du VIH/SIDA, contre la délinquance juvénile et la consommation du khat et du tabac, mais aussi des stupéfiants et drogues. En 2007, une consultation nationale des jeunes a abouti à la création d’un Conseil National de la Jeunesse Djiboutienne (CNJD) qui Å“uvre aux côtés du gouvernement en faveur de la promotion de la jeunesse. Ces politiques ne peuvent malheureusement pas à elles seules, remédier aux problèmes persistants du chômage chez les jeunes. C’est ainsi, qu’une autre initiative envers les jeunes a vu le jour avec le SNA. Il est un vrai remède pour les jeunes qui auraient pu sombrer dans la délinquance grâce à un bon encadrement, où la discipline est de rigueur et la formation professionnelle la principale priorité. Cette initiative a facilité l’insertion des jeunes non diplômés entre 15 et 24 ans, dans la vie active, et ce à travers un programme de formation professionnelle de deux ans assuré au sein des Forces Armées Djiboutiennes et comprend une formation militaire de 3 mois, une formation professionnelle de 9 mois et un stage dans un chantier d’application en milieu professionnel de 12 mois. Ce service a permis la formation et l’insertion professionnelles d’environ 2.300 jeunes déscolarisés depuis sa création en 2003 jusqu’en 2008. Actuellement, 420 jeunes sont en cours de formation. Aujourd’hui, le SNA dispose de 18 centres capables d’accueillir un flux annuel de 800 jeunes. Face à l’importance croissante des jeunes sans qualifications et sans compétences combinée à l’afflux des jeunes diplômés de plus en plus nombreux, l’ANEFIP s’est attelée, dès sa mise sur pied, à la résolution de la problématique et Å“uvre depuis lors pour réduire l’ampleur et la gravité du problème du chômage, et par voie de conséquence, celui de l’exclusion et de la pauvreté. Six centres d’apprentissage destinés aux élèves du cycle moyen professionnel sont construits à Djibouti-ville et dans les cinq districts. Une large enquête prospective a été menée au niveau national et local en vue d’identifier les besoins en formation professionnelle pour les cinq à dix années à venir. De nouveaux programmes sont élaborés en rapport avec des filières et spécialités répondant aux besoins de différentes régions du pays. Des enseignants sont formés pour dispenser ces enseignements. L’ANEFIP a placé en stage dans les entreprises, des stagiaires du CFPA, du LIC, de l’Université des ONG et autres jeunes demandeurs souhaitant apprendre un métier. Le Service de l’insertion Professionnelle (SIP) a mis ainsi en formation 284 stagiaires dont 55% de filles. Le CFPA a également signé une convention avec le Secrétariat Exécutif de lutte contre le SIDA pour la formation en technique industrielle des jeunes affectés par le VIH ; avec ODEBRECHT, Société brésilienne opérant au Port de Doraleh, pour des stages pratiques, avec l’USAID et le Port de Djibouti, pour la formation des chauffeurs de camions remorqueurs où 76 jeunes ont pu, après un mois de formation en conduite, être employés au Port de Djibouti. Par ailleurs, L’ADDS de son côté, a elle aussi signé de multiples conventions de partenariat avec : - le CFPA pour la formation des jeunes de PK12 et de Balbala en Electricité mécanique auto, plomberie sanitaire, - avec d’autres centres de formation (centre de formation des femmes de Balbala par exemple) pour former environ 180 jeunes pour la coiffure, cuisine, agents commerciaux, etc. Mais Mesdames et Messieurs, Former les jeunes n’est pas une fin en soi car elle nécessite également un accompagnement dans l’insertion et l’encadrement. Nos jeunes créateurs et même diplômés avaient du mal à se faire confiance et à obtenir la confiance des banquiers pour concrétiser leurs projets. C’est dans ce sens, que les actions entreprises dans le domaine de la microfinance ont permis à des jeunes ayant des projets à réaliser de créer leur propre entreprise à travers l’octroi des crédits. Le crédit lancé en février 2010 et appelé « crédits jeunes diplômés » initié par Fonds de Développement Economique de Djibouti (FDED) en partenariat avec l’ADDS est destiné principalement à la promotion de l’entreprenariat chez les jeunes djiboutiens sortant du circuit universitaire. Chers députés, c’est un fait que la pauvreté est multidimensionnelle et qu’elle touche certes nos jeunes par le fléau du chômage et de la délinquance juvénile mais aussi nos ménages par la faiblesse des revenus et les difficultés d’accès à l’habitat et aux services sociaux de base et nos populations rurales avec l’insécurité alimentaire. Depuis 2005, et dans le domaine de l’accès aux crédits, le gouvernement a élaboré une stratégie visant à avoir une véritable industrie de la micro finance, diversifiée sur les plans de l’offre institutionnelle et de celle de produits et services, innovatrice, assurant une couverture suffisante de la demande solvable, sur l’ensemble du territoire tout en opérant dans un cadre politique et légal adapté mais aussi, favorable, avec une responsabilisation progressive du secteur privé. Une stratégie articulée autour de trois (03) axes principaux : - la mise en place d’un cadre politique, économique et légal favorable au développement de l’industrie de la micro finance ; - l’offre de services financiers aussi diversifiés que les besoins et réalités des populations – cibles ; - la mise en cohérence de l’industrie avec les autres secteurs économique. La nouvelle loi réglementant la micro finance a été publiée en 2007. Partant de là, le Gouvernement a fait procéder à un audit des anciennes institutions de microcrédit pour les transformer en véritable institution de microfinance de proximité. Cette création s’est accompagnée de dotations de subventions. Aussi aux fins de mettre en cohérence la stratégie de la microfinance et surtout pour raisons d’étroitesse de marché, le Gouvernement a décidé de mettre en place un seul réseau par la fusion de deux caisses existantes. Cette stratégie s’est traduite aussi par la diversification de produits et un ciblage des bénéficiaires par catégorie socioprofessionnelle (300 dockers ont déjà ouvert un compte à la CPEC, les pêcheurs, les agriculteurs). Par ailleurs, cet appui se compose d’une facilitation de l’acquisition du matériel et d’une formation au métier. Bientôt aussi, le « Trust fund » fonds de soutien pour les dockers», va faire bénéficier à près de 3800 Dockers de micro crédits et de formations professionnelles en partenariat avec les caisses de microfinance de l’ADDS. Le fonds disponible a atteint environ 200 millions de nos francs et va continuer à être alimenté. Dans la même vision d’une lutte collective contre la précarité sociale, La fondation Diwan al Zakat, qui est un organisme indépendant, Å“uvre dans la lutte contre la pauvreté et le développement de la société à travers des outils propres comme la collecte de la Zakat et son emploi selon la charia et conformément aux décisions du conseil avec l’aval du comité de fatwa. Ainsi la fondation a fait évoluer la collecte de la zakat en la faisant plus que quadrupler. Ces actions louables vont en faveur exclusivement des ménages les plus démunis de notre pays. Mesdames et messieurs, Honorables Députés, chers invités, Comme je viens de vous le démontrer tout au long des minutes qui précèdent, les dix dernières années de l'histoire démocratique politique et économique de notre pays, sous la gouvernance de son Excellence Ismaël Omar Guelleh, sont nourries et parsemées de résultats macroéconomiques, de valorisation du capital humain satisfaisants et encourageants. Les différents résultats enregistrés ont été le fruit d'une vision politique éclairée, d'une stratégie de développement courageuse et réaliste et surtout d'une volonté politique inébranlable. Ces nombreux résultats n'ont cependant pas été obtenus sans sacrifices, ni difficultés. En effet, si notre pays, s'enorgueillit aujourd'hui, au dire de nos partenaires au développement, d'avoir été, pendant ces dix dernières années, un bon élève au niveau macroéconomique, c'est en toute humilité que nous reconnaissons devant vous, que l'arbre des performances macroéconomiques de Djibouti, cache mal la forêt des problèmes sociaux qui équivalent malheureusement aux nombreux et douloureux sacrifices consentis ou subis par de nombreuses franges de nos populations, désespérément laissées ou oubliées en cours de route par le train du développement. C'est du moins, le triste constat inacceptable effectué par nous tous, le Président de la République, le premier, en 2007, lors de l'évaluation du premier Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté, qui a couvert la période 2004-2006. Ainsi, assumant entièrement ses Responsabilités face à ce constat paradoxal, consistant en la concomitance des bonnes performances macroéconomiques et de l’aggravation de la pauvreté, du chômage de l’exclusion sociale et des inégalités régionales, le Président de la République a, dans son discours du 09 Janvier 2007, devenu une référence, décidé de prendre les mesures nécessaires, à travers la définition et l’affirmation claire d’une nouvelle Vision pour l’Action Gouvernementale. En effet, à travers, le lancement officiel de l’Initiative Nationale pour le Développement Social, le Président de la République, a voulu que les acquis et performances Démocratiques, Politiques et Economique honorables que je viens de vous cités soient durables et pérennes afin de retrouver une meilleure Cohésion Sociale. La répartition juste et équitable des fruits de la Croissance, viennent légitimer ces acquis et les faire perdurer durablement. C’est ainsi que des solutions devaient être apportées à travers un programme politique de lutte contre la pauvreté afin que croissance rime avec développement. Mesdames Messieurs, La valorisation du capital humain implique aussi la promotion et l’amélioration des établissements humains. Les principales actions du gouvernement ont permis d’obtenir des résultats concrets. Pour atteindre ces résultats le gouvernement s’est appuyé sur deux instruments opérationnels la Société immobilière de Djibouti (SID) pour la promotion des logements de moyen standing et le Fonds de l’habitat pour la promotion de l’habitat social. Grâce à ces deux instruments, aux investissements gouvernementaux et au soutien de nos partenaires, il a été enregistré, entre autres réalisations le nouveau schéma d’orientation d’aménagement urbain qui va permettre de maîtriser l’expansion urbaine de la capitale. Ce schéma intègre une programmation de la production de parcelles viabilisées en quantité suffisante et à des coûts accessibles. A titre d’illustration, la viabilisation et la construction de logements sociaux à Djibouti ville et dans les régions de l’intérieur : 1700 parcelles viabilisées prochainement attribuables à bourwaqo II, 5000 logements sociaux à PK12, 3000 logements à hodan III dont pour 1000 le financement est déjà acquis, Wadagir II 75 logements et 1350 logements pour les régions de l’intérieur. Par ailleurs, le Gouvernement se propose d’intervenir auprès des quartiers défavorisés par des mesures visant à assister les populations de ces quartiers dans la transformation de leurs habitations précaires en logements durables. Cette dernière mesure sera mise en Å“uvre à titre pilote dans les zones d’intervention du programme de réduction de la pauvreté urbaine de Djibouti à travers un partenariat technico-financier entre l’ADDS et le Fonds de l’Habitat. L’amélioration du bâti est bien entendu corollaire à l’incitation à la sécurisation foncière pour laquelle des dispositions réglementaires ont déjà été prise. En matière d’énergie, pour faciliter l’accès des populations pauvres à l’énergie, le Gouvernement a opté pour la promotion de l’accès aux énergies renouvelables. Des opérations pilotes sont menées à l’heure actuelle. 203 ménages de PK12 et 125 ménages et commerces de Holl-Holl ont pu bénéficier de l’accès à l’énergie solaire à travers la distribution de kits solaires. Le Gouvernement compte répliquer ces projets à une plus grande échelle au bénéfice de 25 villages de l’intérieur avec l’implication des bailleurs. Dans le domaine de la Sécurité Alimentaire et pour faire face au fléau de la pauvreté et à l’exode rural, le gouvernement en concert avec les organisations actives non gouvernementales et les institutions parapubliques telles que l’UNFD, Diwan al Zakat, l’ADDS, la Société Djiboutienne de Sécurité Alimentaire et avec l’appui des institutions internationales spécialisées, a mis l’accent et la priorité dans ce domaine à travers plusieurs initiatives concrètes. Tout d’abord dans l’urgence de la crise alimentaire et l’inflation, le gouvernement a agi rapidement afin d’atténuer ses effets sur nos populations les plus vulnérables en subventionnant les prix des denrées de première nécessité. Ensuite, grâce à notre politique d’ouverture qui prône le développement de la coopération sous régionale et grâce aux fermes qui nous ont été accordées par nos pays amis de l’Ethiopie, du Soudan et du Malawi, nous avons pu acheminer les premières récoltes céréalières vers notre pays et nous pourrions ainsi constituer un stock stratégique et peut être atteindre à moyen et long terme, une auto suffisance céréalière. Aussi toujours dans ce domaine et pour venir en aide à nos populations rurales, 53 forages actifs sur l’ensemble du territoire national ainsi que 20 puits répartis sur les localités de Holl-Holl, As Eyla et Weima ont été réalisés, deux grandes retenues d’eau à Kourtimaley et au Grand Bara dans le but d’améliorer l’accès à l’eau pour les nomades, leurs cheptels et les petites agricultures. Courant 2010, la réalisation de 26 autres forages supplémentaires est planifiée. Mesdames et messieurs chers collègues députés, La lutte contre la soif et donc l’accès à l’eau potable, enjeu fondamental de la réduction de la fracture sociale et géographique, a constitué une des préoccupations majeures du Gouvernement. Plusieurs forages ont été réalisés, dans la zone de Douda et de Damerjog en remplacement dâ

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