Djibouti fête avec faste la Journée internationale de la femme
Par HM
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08 mars 2010
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Source: ADI
La République de Djibouti a, à l’instar de la communauté internationale, célébré aujourd’hui la Journée internationale de la femme placée sous le thème : "Egalité des droits, égalité des chances : un progrès pour tous".
Cette journée, célébrée sous le haut patronage du Président de la République en présence du Président de l'Assemblée nationale, M. Idriss Arnaoud Ali, de plusieurs membres du gouvernement et du parlement et de représentants du corps diplomatique accrédité à Djibouti, des représentantes du mouvement associatifs et d'un parterre d'officiels issus d'horizons divers, a été marqué par des spectacles présentés par les troupes Harbi et 4 mars en hommage à la femme djiboutienne.
Comme à l'accoutumée, les festivités commémoratives de cette journée ont coïncidé avec le Grand Prix du chef de l’Etat pour la promotion de la femme qui en est à sa 10ème édition.
Dédié cette année aux professionnelles des médias, le Grand Prix du chef de l'Etat a notamment permis de rendre hommage, depuis sa création, à toutes celles qui ont contribué au leadership de la femme djiboutienne.
D’où le thème retenu au niveau national à l'occasion de la 100ème édition de la Journée internationale de la femme : "les Femmes et les médias : valoriser l’image de la femme".
Après la présentation des recommandations issues du forum national sur la femme djiboutienne, plusieurs intervenants se sont succédé au micro pour mettre en exergue l'importance de cette journée officialisée par les Nations Unies en 1977.
Créée en le 8 mars 1910 à Copenhague par une confédération internationale de femmes socialistes déterminée à obtenir le droit de vote, elle est l'occasion de dresser un bilan de la condition des femmes en célébrant leurs acquis et en faisant entendre leur revendications.
"D’une manière générale, en 15 ans, la djiboutienne a vu sa situation sociale, son statut mais aussi ses droits évoluer progressivement et positivement et cela à une vitesse supérieure à la moyenne", a indiqué en premier lieu Mme Degmo Mohamed Issack, secrétaire générale de l’UNFD.
"Bénéficiant d’un climat politique favorable, elle a pu rapidement accumuler les acquis et prétendre à la jouissance des ses droits les plus élémentaires en tant qu’être humain et en tant que citoyenne", a-t-elle précisé à cet effet.
"Elle a désormais accès à la sphère de décision et aux postes de responsabilité", a ajouté Mme Degmo Mohamed Issack, avant de rappeler que l’UNFD a toujours œuvré pour promouvoir le statut de la djiboutienne en vue de son intégration totale dans le processus de développement".
La nouvelle coordinatrice résidente du système des Nations Unies à Djibouti, Mme Hodan Haji Mohamud, a quant à elle souligné que "cette journée, célébrée depuis 1975 par les Etats membres de l’ONU, offre l’occasion de réfléchir sur les progrès accomplis vers un monde où la femme jouit d’une réelle égalité et autonomie ; sans égard aux considérations nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques et politiques".
Mme Hodan Haji Mohamud qui a rendu un vibrant hommage au chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, pour "la protection et la promotion de la femme à Djibouti", a par ailleurs affirmé que des "accomplissements remarquables ont été réalisés au cours de ces dix dernières années, notamment dans les domaines de l’institutionnalisation du genre, l’autonomisation et la protection de la femme, aussi bien en termes de reconnaissance et de respect de ses droits, de son accès à l’éducation et à la santé, et de lutte contre toutes les formes de violence, y compris la pratique des mutilations génitales féminines".
"Ces accomplissements méritent notre appréciation, et je souhaiterais à cet égard féliciter toutes les personnes qui ont contribué à cette œuvre", a-t-elle dit.
"Nous nous réjouissons que le ministère de la promotion de la femme ait élaboré, en collaboration avec les agences du système des Nations Unies, la stratégie nationale de l’intégration de la femme dans le développement qui, selon elle, reconnaît le rôle essentiel de la femme dans le processus du développement à Djibouti".
"La mise en œuvre est un pas important vers d’une part l’atteinte des objectifs fixés dans l’initiative national pour le développement social, et d’autre part l’accomplissement des engagements internationaux souscrits par Djibouti", a poursuivi la responsable onusienne.
Quant à Mme Nimo Boulhan Houssein, ministre de la promotion de la femme, du bien-être familial et des affaires sociales, elle a commencé son discours en rappelant que cet événement a été précédée cette année par la tenue d’un forum national consacré essentiellement à au bilan de la stratégie nationale d’intégration de la femme dans le développement pour la décennie 2000 à 2010.
Organisé en février dernier, cette rencontre a "mis le projecteur sur lan pleine vérité sur le role joué par la femme djiboutienne dans notre société, son potentiel et son apport précieux dans la vie politique, économique et sociale, ainsi que dans l’édification d’une société unitaire et égalitaire", selon la ministre.
"Ce forum a mis en lumière l’audace d’un homme d’Etat dont la volonté politique a été le moteur et le déclencheur du changement de mentalité de la société vis-à -vis de la femme", a-t-elle en outre insisté.
"Je nommerais le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh, qui a permis à la femme de prendre part à la vie publique et politique et à tous les processus de prise de décision", a renchérit Mme Nimo Boulhan Houssein.
"Aujourd’hui, dix ans après la mise en œuvre de la politique d’intégration de la femme dans le développement, nous pouvons constater l’émergence d’un nouvel état d’esprit de la société : celui du changement de la perception du rôle de la femme", a-t-elle expliqué.
Prenant la parole à son tour, le Président Ismail Omar a d’emblée souligné pour sa part que "le degré de démocratie, de développement et de progrès, se mesure à l’aune de la participation féminine au sein des institutions et dans la vie culturelle, économique et politique".
"C’est donc à juste titre que notre pays s’est fixé des objectifs précis et adopté un programme d’action complet pour accélérer le processus de promotion de la femme et assurer sa pleine participation à tous les domaines de la vie politique, économique et sociale pour en faire un agent actif de développement", a-t-il rappelé.
"Qu’il s’agisse de la santé, de l’instruction, du travail, de la politique, des média et de la culture, en un peu plus de dix ans, il est indéniable que des pas de géant ont été accomplis avec un très large consensus des composantes de notre peuple", selon le chef de l’Etat.
"Il appartient, certes, à l’Etat de parfaire notre édifice institutionnel de manière qu’il soit mieux à même de valoriser le rôle de la femme dans notre société", a poursuivi le Président Guelleh, avant de mentionner qu’"il lui revient aussi, en priorité, de promouvoir un environnement où ces dispositions se traduisent effectivement par une amélioration de son quotidien".
Pour le chef de l’Etat djiboutien, "il est urgent d'obtenir partout l'égalité effective des droits de la personne, la protection des mères actives, un juste avancement dans la carrière, l'égalité des époux dans le droit de la famille, la reconnaissance de tout ce qui est lié aux droits et aux devoirs du citoyen dans un régime démocratique".
"Il s'agit là d'un acte de justice, mais aussi d'une nécessité quand on sait que dans les temps à venir, les femmes seront toujours plus impliquées dans les graves problèmes actuellement débattus: que ce soit au niveau de la qualité de la vie, des services sociaux, de la santé et des soins, de l’environnement ou de l’écologie", a-t-il dit.
La cérémonie commémorative de la Journée internationale de la femme s'est enfin conclue enfin par la proclamation des résultats du jury et le couronnement de trois heureuses gagnantes du Grand Prix du chef de l’Etat pour la promotion de la femme.
Le premier prix a ainsi été décerné à Mme Hasna Maki, ancienne journaliste vedette de la RTD et actuelle directrice de l’Institut djiboutien des arts (IDA), le deuxième a été attribué à Mme Zeinab Mohamed Houssein, présentatrice à la RTD, tandis que le troisième prix est revenu à Mme Fatouma Moussa Cheikh, chargée du montage des émissions à la RTD.
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