La micro-finance au service des petites et très petites entreprises à Djibouti
Par HM
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01 mars 2010
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Source: ADI
La Chambre de commerce de Djibouti a abrité hier la troisième édition du cycle de conférences qu’elle a initié en fin d’année 2009 afin de vulgariser des sujets d’importance économique touchant à l’environnement des entreprises et de l’entreprenariat.
"Nous avons voulu placer les projecteurs sur le développement de ce mécanisme, car au-delà de son rôle de système financier de lutte contre la pauvreté, il participe de plus en plus dans notre pays au financement des petites, voire très petites entités génératrices de revenues", a indiqué le Président de la CCD, M. Saïd Omar Moussa, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de cette 3ème conférence axée essentiellement sur la micro-finance et son intervention dans le financement des petites et très petites entreprises à Djibouti.
"De fait, a-t-il dit, la micro-finance s’est développée depuis un peu plus d’une décennie dans notre pays et cela a permis à une frange de la population qui n’avait pas accès aux services financiers classiques de bénéficier de moyens leur permettant une intégration économique dans la société".
Le Président de la CCD a par ailleurs précisé que "la micro-finance est un moyen d’améliorer la qualité de vie, de réduire la vulnérabilité et de développer la capacité d’autonomie des individus sur le plan social et économique".
Mais la question que l’on peut se poser est de savoir quels autres services pourraient être développés au delà du micro-crédit ou de l’épargne pour permettre à ce mécanisme d’atteindre ses objectifs dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Déjà et avant tout, comment accède-t-on aux services disponibles ? Autrement dit, la micro-finance pourquoi ? Pour qui ? Comment ?
D’où cette Conférence que la CCD a organisé avec les trois institutions intervenant dans les domaines à savoir, le département de la micro-finance de l’ADDS, la Caisse populaire d’épargne et de crédit et enfin le Fonds de développement de Djibouti.
C’est ainsi que leurs responsables respectifs, à savoir Mme Hawa Djama Idleh, M. Dirieh Hachi Youssouf et M. Hiba Ahmed Hiba ont tour à tour exposé avec brio, professionnalisme et pédagogie, les missions de leurs institutions ainsi que les modalités d’accès à leurs produits.
A l’issue des exposés, la conférence qui a réuni un public composé essentiellement d’étudiants de l’Université de Djibouti mais aussi des candidats à la création d’entreprise, s’est poursuivie par une série de questions/réponses et un débat nourri et ouvert.
Enfin, la conférence a pu dégager une série d’engagements et de recommandations, la CCD s’engageant d’une part à apporter sa pierre à l’édifice en apportant son expertise et à titre gracieux dans le montage des dossiers émanant des créateurs d’entreprise, et d’autre part à poursuivre la vulgarisation des produits proposés par ces différentes entités auprès du public cible, notamment à travers l’organisation d’ateliers spécifiques.
Ainsi, rendez-vous a été pris avec le Fonds de développement pour lancer ces ateliers au cours du mois de mars 2010.
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