Revue de presse | Formation maritime : regards croisés sur l’Académie de la mer
Source: Monaco-Magazine
Venus de Djibouti, de Roumanie ou de Slovénie, issus des milieux académique, juridique ou logistique, ils ont choisi d’approfondir leurs connaissances sur les grands enjeux maritimes contemporains. À l’occasion de sa deuxième session d’été, l’Académie de la mer a accueilli une trentaine d’auditeurs désireux d’explorer, durant douze jours, les multiples dimensions du monde maritime : droit, biologie, géopolitique, commerce ou encore environnement. Parmi eux, le Dr Ali Miganeh Hadi, chercheur djiboutien, a exprimé son ambition de faire rayonner ces savoirs en Afrique de l’Est. Entre témoignages d’apprenants et bilan pédagogique, Monaco-Matin revient sur les temps forts de cette formation multidisciplinaire placée sous le signe de « la mer à 360 degrés ». L’ADI vous propose de lire ci-après l’article consacré à cet événement dans son intégralité.
Entre témoignages d’apprenants et bilan pédagogique, Monaco-Matin revient sur les temps forts de cette formation multidisciplinaire placée sous le signe de « la mer à 360 degrés ». L’ADI vous propose de lire ci-après l’article consacré à cet événement dans son intégralité.
Académie de la mer : ce qu’ils y ont appris
Par Sacha TISIC
L’Académie de la mer organisait sa deuxième session d’été. Un cycle d’études du maritime pluridisciplinaire, dans lequel les auditeurs disent accumuler des connaissances essentielles dans la perspective de leurs activités professionnelles.
« LAMERÀ 360 degrés. » Telle est la promesse de l’Académie de la mer qui a conclu récemment sa deuxième session d’été avec un colloque sur « la mer et les énergies ».
Un colloque auquel était présent le prince Albert II mais aussi et surtout, les dizaines d’auditeurs, aux profils divers et variés, venant de tous horizons, qui, pendant 12 jours, ont abordé la question maritime sous l’aspect scientifique, juridique, économique et géopolitique.
Un Docteur qui veut rapporter ses acquis à Djibouti
Parmi ces auditeurs, un Docteur. Le Docteur Ali Miganeh Hadi, enseignant-chercheur à l’université de Djibouti et directeur d’un centre de recherche en logistique et transport. S’il est déjà calé sur une partie de la question maritime, ayant écrit un ouvrage paru en France aux éditions L’Harmattant « De l’insécurité maritime à la logique des marchés », il est venu compléter sa maîtrise du sujet pour ensuite tenter de l’appliquer en Afrique de l’Est.
« Ce qui a été intéressant pour moi, en tant que spécialiste de la question maritime, c’était de découvrir d’autres facettes. Notamment sur la gestion des déchets plastiques qui est un danger pour notre environnement, y compris à Djibouti. Je veux porter cette voix forte en Afrique de l’Est, présenter cette réalité à laquelle nous sommes confrontés et qui a été très bien expliquée de manière simple mais grave », assure-t-il, rappelant l’importance que ce sujet revêt pour son pays, situé en face du stratégique détroit de Bab el-Mandeb où transite plus de 40% du commerce mondial.
Ecoutant attentivement le colloque de clôture, Claudia Danculescu, une jeune Roumaine, qui vient de finir son alternance au sein d’une agence maritime à Dunkerque, après un Master en commerce international, affirme que ce cycle d’études aura une réelle utilité dans sa vie professionnelle.
« L’une de mes meilleures expériences académiques »
« C’était un cursus très intense et pédagogique. Je ne regrette pas cette expérience, sûrement l’une de mes meilleures expériences académiques », concède-t-elle, avant de poursuivre. « Je n’avais aucune notion en biologie, en science ou en droit de la mer avant de venir. Je retiendrais particulièrement ces enseignements en droit de la mer, les notions qui ont été développées et les définitions que j’ai pu apprendre. J’ai également enrichi mes connaissances avec ce qu’on a abordé sur la pollution des plastiques ou sur les espèces en voie de disparition. Mais si je devais peut-être retenir une formule, c’est celle énoncée par un professeur : "La mer commence ici". Car même dans un territoire enclavé, sans accès à la mer, la mer commence bien ici. »
« Il me manquait cet aspect scientifique »
A l’inverse, Hana Serbec, cette jeune juriste slovène, plutôt sensibilisée aux questions du droit maritime, est venu enrichir ses connaissances scientifiques pour les mettre à profit de sa profession... et de son pays. « Ce qui m’a le plus servi, ce sont les connaissances scientifiques. Lorsque j’abordais des textes européens sur le droit de la mer, il me manquait souvent cet aspect scientifique. Le fait de rencontrer des personnes d’horizons différents permet également d’élargir son carnet d’adresses et de s’enrichir mutuellement », dit-elle.
A l’issue de ces 12 jours de formation, les auditeurs sont partis regagner leurs professions et activités respectives, dans leurs pays respectifs, avec la forte conviction que ces acquis leur seront utiles tout au long de leur carrière...
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