Clôture de l’atelier sur la sécurité maritime et la prévention de la pollution marine par les navires pétroliers

Par HM | 18 février 2010
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Clôture de l’atelier sur la sécurité maritime et la prévention de la pollution marine par les navires pétroliers

Source: ADI

Les travaux de l'atelier sur la réactualisation du plan POLMER portant sur la lutte contre la pollution intentionnelle du milieu marin par les hydrocarbures et autres substances nuisibles se sont clôturés aujourd’hui, au siège de la Chambre de Commerce de Djibouti (CCD), en présence du ministre de l’équipement et des transports, M. Ali Hassan Bahdon. Ce séminaire, organisé par le ministère des transports, en collaboration avec l'Organisation régionale pour la conservation de l'environnement de la mer Rouge et du Golfe d'Aden (PERSGA), a permis aux participants de se pencher sur un certain nombre de thématiques axées, entre autres, sur l’intérêt des conventions (OPRC 90, protocole OPRC-HNS), la méthode employée pour mettre à jour le plan POLMER, la stratégie de lutte contre les pollutions marines accidentelles ainsi que le concept "Tiered Response". Avec comme objectif la réactualisation la mise à jour du plan POLMER permettant de faire face aux risques d’une telle catastrophe écologique provoquée par un éventuel déversement de pétrole des navires passant chaque jour au large de nos cotes, cet atelier a réuni durant quatre jours de nombreux cadres djiboutiens évoluant dans le secteur du transport et de l’environnement. C’est dans cette optique que le ministre djiboutien de l’équipement et des transports a évoqué dans son discours inaugural "la menace constante que présente le passage au large de nos cotes, dans le détroit de Bab El-Mandeb, d’une flotte importante de navires pétroliers empruntant la mer Rouge et le Canal de Suez". Rappelant que "notre pays s’était doté, il y a de cela une vingtaine d’années, d’un plan POLMER pour se prémunir contre une telle catastrophe", le ministre a toutefois souligné que "le contexte politique, économique et géostratégique a énormément changé durant la décennie qui vient de s’écouler". Selon lui, "notre pays, de par sa position géographique, reste vulnérable même si l’amélioration constante au niveau internationale des normes de construction des navires, de la formation des personnels embarqués, la mise en œuvre des dispositions de la convention MARPOL pour ne citer que ces instruments sont autant de facteurs qui nous ont permis de réduire considérablement le nombre des pollutions accidentelles". "Des pétroliers avec des cargaisons de plus de 200 000 tonnes de pétrole brut passent chaque jour au large de nos cotes", a-t-il ajouté, faisant remarquer "l’impact, tant écologique qu’économique, que pourrait avoir une pollution massive sur la cote côtière de Djibouti". Notons que les participants se sont accordés, au terme de ces assises, sur la nécessité d’adopter une série de recommandations et plans d’actions tels que la stratégie générale de lutte, incluant les cartes de vulnérabilité, la politique nationale d’emploi des dispersants et la gestion des déchets ainsi que le plan national pour la mise en œuvre effective du Plan POLMER à Djibouti.

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