Djibouti relié au câble en fibre optique sous-marin de télécommunication "Eassy"
Par Yahya A.
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15 février 2010
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Source: ADI
Les opérations d’installation du câble en fibre optique sous-marin de télécommunication devant relier l’Afrique de l’Est au reste du monde ont débuté aujourd’hui à Djibouti, en présence du Secrétaire général du ministère de la communication et de la culture, chargé des postes et des télécommunications, M. Idriss Youssouf Elmi, et des principaux hauts responsables de la société Djibouti-Télécom.
Arraisonné depuis hier dans les eaux territoriales djiboutiennes, le navire câblier de la société Alcatel-Lucent, spécialement affrété pour réaliser le branchement de cette nouvelle liaison sous-marine haut débit, a notamment commencé à dévider le câble jusqu’à la station d’hébergement de Djibouti-Télécom, sise à Haramous.
Le câble "Eassy" (East Africa Submarine System) qui, selon le ministre de la communication, M. Ali Abdi Farah, permettra aux pays de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe de rattraper leur retard en terme d’infrastructures large bande, devrait être opérationnel dans la première moitié de 2010 et couvrira 10.000 Kms de la pointe sud du continent à la Corne d’Afrique.
Reliant 21 pays côtiers et enclavés d’Afrique orientale et australe entre eux et au reste du monde, ce câble réduira considérablement les coûts des appels téléphoniques sur le continent et donnera plus d’opportunité aux usagers.
Les prix chuteront des 2/3 et le nombre d’utilisateurs devrait tripler avec l’objectif de connecter 250 millions de clients.
Lancés en mars 2008, les travaux d’installation de ce câble ont nécessité la bagatelle de quelque 300 millions de dollars US provenant essentiellement des institutions financières internationales qui ont accordé un prêt de 70,7 millions de dollars pour la réalisation de ce projet.
Parmi ces institutions figurent la Société financière internationale (SFI), membre du groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Agence française de développement ainsi que 25 opérateurs de télécommunications privés dont 21 africains.
L’installation du câble, prévue plusieurs années auparavant, avait pris du retard à cause des désaccords entre différents pays concernés sur son financement et sa gestion.
Les pays concernés par ce projet sont l’Afrique du sud, Burundi, Botswana, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Somalie, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
Notons que la République de Djibouti entend exploiter au maximum sa position géostratégique exceptionnelle et plus de deux décennies d’expérience dans le câble sous-marin intercontinentaux pour se positionner en hub régional de télécommunications pour les pays limitrophes et ceux du marché commun de l’Afrique de l’Est et Australe (Comesa).
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