Le Premier ministre donne le coup d'envoi de la seconde édition du Forum de Djibouti
Source: ADI
DJIBOUTI, 7 avril 2025 (ADI) – Sous le haut patronage du Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed, la deuxième édition du Forum de Djibouti s’est ouverte ce lundi à l’hôtel Ayla. Réunissant plus de 400 décideurs venus de 50 pays, ce sommet économique de haut niveau entend rebattre les cartes de l’investissement en Afrique et hisser le continent à la hauteur de ses ambitions. Le Premier ministre en a donné le ton en indiquant que "nous ne sommes plus un continent d’assistance, mais une terre de solutions. Le temps de l’action est venu. » Dans une allocution aux accents visionnaires, il a salué la volonté collective d’écrire « un nouveau récit économique de l'Afrique, plus souverain, plus audacieux, plus équitable ». « Ce forum n’est pas un événement parmi d’autres. Il est le prolongement d’une ambition que nous portons collectivement : celle d’un continent souverain, innovant et résolument tourné vers l’investissement productif », a martelé M. Abdoulkader Kamil Mohamed, appelant les partenaires internationaux à « dépasser les logiques de compassion » pour entrer dans une ère de confiance et de co-développement.
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Dans une allocution aux accents visionnaires, il a salué la volonté collective d’écrire « un nouveau récit économique de l'Afrique, plus souverain, plus audacieux, plus équitable ».
Pensé comme une agora de haut niveau, le Forum de Djibouti ambitionne de positionner le pays comme un carrefour stratégique de la finance transcontinentale. Son moteur ? Le Fonds souverain de Djibouti (FSD), jeune institution née en 2020 mais déjà incontournable dans l’architecture de l’investissement panafricain.
« Ce forum est une démonstration de confiance envers Djibouti et envers l’Afrique », a souligné Dr Slim Feriani, directeur général du FSD, ajoutant que le temps est venu « Ide passer du potentiel à la puissance car nous devons construire une Afrique qui ne dépend plus des agendas d’autrui mais qui s’appuie sur ses propres priorités. »
Le programme s’annonce dense : financement des infrastructures, industrialisation accélérée, transition énergétique, chaînes de valeur locales, souveraineté alimentaire et numérique sont autant de leviers pour bâtir une Afrique mieux connectée aux dynamiques du XXIe siècle.
Parmi les intervenants de renom, on note la présence de Tidjane Thiam, Carlos Lopes, Lionel Zinsou, ou encore les dirigeants de la BADEA, de la BAD, de l’IFC, de la TDB, de McKinsey Afrique, du SOFAZ ou de Shelter Afrique.
Ils ont en partage la volonté d'agir pour consolider et amplifier les avancées déjà enregistrées.
Djibouti, sans ressources naturelles, parie sur sa stabilité politique, sa façade maritime et sa position géographique – au carrefour de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe – pour attirer les flux d’investissements.
« Notre ambition est d’être un catalyseur d’opportunités durables pour l’ensemble du continent », a déclaré en substance Dr Feriani.
Au final, ce Forum est un manifeste, une tentative de reprise en main. Dans un monde désorienté, Djibouti tente de tracer une ligne droite, celle d’un continent qui se redresse et qui exige des flux d’investissement alignés sur ses intérêts.
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