Hommage du Chef de l’Etat à la famille de l’Education : « Sans eux, notre République ne serait évidemment pas ce qu’elle est »

Par YHB | 04 février 2010
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Hommage du Chef de l’Etat à la famille de l’Education : « Sans eux, notre République ne serait évidemment pas ce qu’elle est »

Source: ADI

Le Président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, a décoré aujourd’hui 27 enseignants du primaire des écoles de la capitale et des régions de l’intérieur du pays, des médailles de Commandeurs de l'Ordre de la Grande Etoile de Djibouti pour cinq d’entre eux, et d’Officiers et de Chevaliers de l'Ordre du 27 juin pour tous les autres. Cette cérémonie solennelle organisée à l’hôtel Kempinski de Djibouti, qui intervient dans le cadre des célébrations du dixième anniversaire des Etats généraux de l’Education nationale, a vu la présence du Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, du Président de l’Assemblée nationale, M. Idriss Arnaoud Ali, de la Première dame et Présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haïd, du ministre de l’Education, M. Abdi Ibrahim Absieh, de plusieurs membres du gouvernement et du parlement, et enfin de 440 enseignants. Le ministre de l’Education nationale, M. Abdi Ibrahim Absieh, a remercié le Chef de l’Etat pour avoir voulu une nouvelle fois, consacrer un peu de son précieux temps pour réaffirmer son soutien à l’endroit de l’Ecole djiboutienne et de ses acteurs. « La politique éducative que vous avez instaurée et les mesures d’amélioration des conditions de vie et de travail de nos enseignants que vous avez initiées, font qu’aujourd’hui le défi a changé de camp », a dit le ministre, ajoutant que « si hier, les enseignants et la communauté éducative dans son ensemble regrettaient le manque de moyens, les conditions de travail et de vie difficiles, aujourd’hui bon nombre d’obstacles sont levés ». M. Absieh a assuré le Président de la République que « la communauté éducative et les enseignants en premier sont conscients de leur mission, sont conscients que la balle est dans leur camp. « Je puis vous assurer, Excellence, qu’ensemble, nous allons relever le pari d’une Ecole, fer de lance du développement économique et culturel de notre Nation », a-t-il insisté. Le Chef de l’Etat, M. Ismaïl Omar Guelleh, a prononcé également un discours dans lequel il a retracé les circonstances de la genèse de la nouvelle école djiboutienne qui a coïncidée avec son élection à la magistrature suprême du pays en 1999. « Il y a dix ans au moment où je prenais les rênes de ce pays, j’avais mené des consultations avec un certains nombre d’acteurs déterminants dans notre pays dont les enseignants. Grâce à ces entretiens, nous sommes arrivées à établir un diagnostic partagé sur l’école djiboutienne et les défis que nous avions à relever ensemble pour l’avenir », a rappelé le Président. « Ma première action politique fut d’ordonner, comme vous le réclamiez, la réunion des Etats Généraux de l’Education Nationale qui, quelques mois plus tard, donna le jour à une reforme indispensable de notre système éducatif. La nouvelle école djiboutienne était née », s’est-il remémoré non sans fierté. « Notre pays, a-t-il insisté, ne rendra jamais suffisamment hommage à toutes celles et à tous ceux, instituteurs, professeurs, personnel d’encadrement, personnel administratif et technique qui, forts de leur savoir-faire, mais plus encore de leur engagement, ont su accueillir et former des générations d’enfants toujours plus nombreux ». « Sans eux, notre République ne serait évidemment pas ce qu’elle est », a affirmé M. Ismaïl Omar. « Par cette décoration, il est naturel que la Nation reconnaisse aujourd’hui votre contribution de manière formelle et tangible », a-t-il expliqué aux enseignants du pays, leur réitérant à cette occasion toute sa confiance et son soutien. L’ADI reproduit en intégralité le discours présidentiel. «Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le prophète, sa famille et ses compagnons, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, Mesdames et messieurs, Il y a dix ans au moment où je prenais les rênes de ce pays, j’avais mené des consultations avec un certains nombre d’acteurs déterminants dans notre pays dont les enseignants. Grâce à ces entretiens, nous sommes arrivées à établir un diagnostic partagé sur l’école djiboutienne et les défis que nous avions à relever ensemble pour l’avenir. Classée priorité des priorités du moment, ma première action politique fut d’ordonner, comme vous le réclamiez, la réunion des Etats Généraux de l’Education Nationale qui, quelques mois plus tard, donna jour à une reforme indispensable de notre système éducatif. La nouvelle école djiboutienne était née. Cette nouvelle école, l’école de l’intégration et de la promotion sociale, a toujours été le rêve de la République. Elle reste, aujourd’hui, sans aucun doute la plus grande de ses réussites. Permettre à chaque esprit de conquérir sa liberté, de se forger, de devenir homme, citoyen, en nourrissant tous les élèves de la République du même savoir et de la même culture, voilà l’objectif que Djibouti s’est fixée lorsqu’elle a instauré l’enseignement obligatoire pour tous. Mesdames et Messieurs, Notre pays ne rendra jamais suffisamment hommage à toutes celles et à tous ceux, instituteurs, professeurs, personnel d’encadrement, personnel administratif et technique qui, forts de leur savoir-faire, mais plus encore de leur engagement ont su accueillir et former des générations d’enfants toujours plus nombreux. Sans eux, notre République ne serait évidemment pas ce qu’elle est. Toutes celles et tous ceux qui, dans l’enseignement public comme dans l’enseignement privé, ont choisi de se consacrer à l’éducation de nos enfants remplissent la plus noble des missions, la plus essentielle qui soit. C’est pourquoi cette cérémonie qui nous réunie aujourd’hui compte beaucoup à mes yeux car elle distingue des femmes et des hommes à part. Des femmes et des hommes pour lesquels j’ai beaucoup d’estime, beaucoup d’admiration. Mesdames et Messieurs, Chacun de vous présent ici fait partie de cette longue liste d’hommes et de femmes qui œuvrent inlassablement au quotidien pour que cette école à qui nous devons tant remplisse ses promesses à l’égard de toutes ces générations montantes. Cette longue liste d’hommes et de femmes qui œuvrent pour faire de Djibouti, un pays qui avance résolument dans sa quête du progrès et du savoir. Vous avez manifesté par votre travail et votre conduite les plus hautes vertus du citoyen. Vous avez donné un sens aux valeurs qui nous inspirent en tant qu’individus et en tant que pays. Vous avez donné un visage et une présence aux idéaux de dévouement, de courage, et d’abnégation auxquels nous aspirons. Par cette décoration, il est naturel que la Nation reconnaisse aujourd’hui votre contribution de manière formelle et tangible. Plus généralement, face aux difficultés que connaît notre école, nous vous réaffirmons notre confiance, et souhaitons vous conforter dans votre autorité en vous donnant les moyens d’accomplir votre vocation. Votre gouvernement est naturellement à vos cotés, il est à votre écoute. Pour ma part, je reste convaincu que vous devez être mieux reconnus par une administration qui sache mieux valoriser votre travail, vos mérites, qui sache mieux gérer votre situation et vos affections. C’est dans cet esprit qu’il me semble que nous devons conduire avec vous une réflexion approfondie sur votre métier, sur ses évolutions souhaitables et possibles afin que vous puissiez préparer, dans la sérénité, pour notre pays, des générations de bons citoyens. Je vous remercie de votre attention. »

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