Actualités / RÉGIONAL

Le ministre indien des Affaires étrangères S. Jaishankar met en avant le bien-être de l'océan Indien lors de la Conférence sur l'océan Indien à Oman

18 février 2025
18,021 vues
Le ministre indien des Affaires étrangères S. Jaishankar met en avant le bien-être de l'océan Indien lors de la Conférence sur l'océan Indien à Oman

Source: ANI

Lors de la 8e Conférence sur l'océan Indien à Mascate, Oman, le ministre indien des Affaires étrangères S. Jaishankar a prononcé le discours d'ouverture le 15 février 2025 et a souligné que l'Inde renforçait rapidement ses propres capacités et forgeait des partenariats avec ses voisins de l'océan Indien, mais qu'elle assumait également des responsabilités.

Il a souligné la nécessité d'une connectivité accrue dans un contexte de tensions persistantes en Asie occidentale et dans l'Indo-Pacifique.

De son côté, il a présenté un plan en 10 points pour décrire les contributions de l'Inde à la région, qui a servi de source majeure de vaccins, de médicaments, de nourriture, de carburant et d'engrais pour d'autres pendant la pandémie de Covid.

Tout d'abord, le plus grand engagement pris par l'Inde était envers le Sri Lanka - un programme financier de 4 milliards de dollars pour stabiliser son économie qui avait glissé dans une crise.

Deuxièmement, le ministre des Affaires étrangères a mis en avant le corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), l’autoroute trilatérale Inde-Myanmar-Thaïlande (IMTT) et le corridor international de transport Nord-Sud (INSTC), qui sont quelques-unes des initiatives de connectivité collaborative.

Troisièmement, l’Inde est de plus en plus active en tant que premier intervenant dans la région de l’océan Indien (IOR), qu’il s’agisse de conflits au Yémen, de catastrophes naturelles au Mozambique, au Sri Lanka ou au Myanmar, de tremblements de terre au Népal et en Turquie ou d’une crise de l’eau aux Maldives.

Quatrièmement, reconnaissant qu’une réponse institutionnelle est nécessaire aux situations de catastrophe, l’Inde encourage activement la coopération multilatérale.

Cinquièmement, l’initiative Quad, qui encourage l’interopérabilité et la coopération pour les menaces traditionnelles et non traditionnelles dans le domaine maritime, car le centre ReCAAP de Singapour auquel l’Inde contribue contribue à relever le défi de la piraterie. En établissant des radars de surveillance côtière et en s’associant à des accords de navigation blanche, le commerce maritime est rendu plus sûr et plus sécurisé pour notre bénéfice collectif.

Sixièmement, les situations extrêmes nécessitent parfois une riposte vigoureuse, notamment par le déploiement de forces navales, dans cette direction, et depuis plus d’un an, l’Inde fait précisément cela dans le nord de la mer d’Arabie et le golfe d’Aden. Septièmement, la marine indienne forme et équipe d’autres marines et garde-côtes en collaboration avec des pays, du Vietnam à l’île Maurice et du Mozambique au Sri Lanka.

Huitièmement, assurer une communication fiable à l’ère numérique est un objectif de sécurité nationale crucial pour beaucoup d’entre nous et l’Inde participe à des consortiums pour rendre cela possible.

Neuvièmement, dans un monde globalisé, la distance ne peut pas être une justification à l’agnosticisme sur des questions essentielles au bien-être mondial. Grâce à la confiance du Sud global ainsi qu’aux références pour s’engager avec les grandes puissances, l’Inde encourage le respect de la CNUDM dans l’esprit et la lettre.

Dixièmement, l’Inde a été « énergique » dans la création d’institutions comme le BIMSTEC, l’Indian Ocean Rim Association (IORA) dont l’actuel secrétaire général est un diplomate indien de haut rang et le Indian Ocean Naval Symposium (IONS), le Colombo Security Conclave et l’Indo-Pacific Oceans Initiative. Et bien sûr, nous avons la Conférence de l’océan Indien elle-même, qui rassemble de très nombreuses parties prenantes à différents niveaux.

Partager cette histoire