70 ans après son avènement, la révolution algérienne prend de nouveaux atours sous les lustres de Kempinski
Source: ADI
DJIBOUTI, 11 novembre 2024 (ADI) - Algérie, 1954. Six hommes dont Larbi Ben M\'hidi, celui-là même qui sera présenté plus tard comme le théoricien de la révolution algérienne, décident de précipiter une organisation jusque-là inconnue dans l\'action pour en finir avec le colonialisme. Le Front de libération national (FLN) est né. Avant de se séparer et de prendre le chemin de la clandestinité, les six chefs du 1er novembre prennent le temps de poser ensemble devant l\'objectif d\'un photographe de Bab El Oued. Le plus jeune a seulement 27 ans. Didouche Mourad est son nom. La suite est connue. Huit ans de guerre et plus d\'un million de morts sonneront le glas de la fiction de l\'Algérie française et propulseront l\'Algérie dans le concert des nations libres. Des six historiques du FLN, seuls Rabat Bitat, Krim Belkacem et Mohamed Boudiaf auront la chance de survivre à ce que les autorités françaises de l\'époque ont longtemps appelé les événements d\'Algérie pour occulter la réalité atroce d\'une guerre marquée par l\'emploi systématique de méthodes qui répugnent dont la torture et les exécutions sommaires.
La suite est connue.
70 ans plus tard, c\'est aux Shouhadas (martyrs) que l\'ambassadeur Mohamed Nacer Bessaklia a exprimé ses premières pensées lors d\'une cérémonie de commémoration organisée ce soir à l\'hôtel Kempinski.
Un moment de grande émotion que les autorités djiboutiennes présentes à la cérémonie dont le président de l’Assemblée nationale, M. Dileita Mohamed Dileita, et le ministre des Affaires musulmanes et des Biens Waqfs, ont accepté de partager, communiant dans la même ardent pour réitérer notre solidarité et notre sympathie au peuple frère algérien en ces jours où l\'on commémore la longue lutte pour l\'indépendance nationale amorcée le 1er novembre 1954.
Kassaman, l\'hymne algérien, a retenti après celui de la République de Djibouti comme pour rappeler la force et la vivacité d\'une mémoire partagée, celle des sacrifices sanglants consentis pour mettre fin au joug colonial et vivre dans la dignité et l\'indépendance.
Ce fut aussi un moment de fraternité dont le point d\'orgue fut les interventions des officiels : l\'ambassadeur Bessaklia pour l\'Algérie, le ministre Moumin Hassan Barreh pour la partie djiboutienne.
Derrière la solennité du moment et l\'emphase des discours apparaît une première réalité : ie rapprochement entre Djibouti et l\'Algérie rendu possible par l\'engagement commun des présidents Ismail Omar Guelleh et Abdelmadjid Tebboune.
Le temps est venu de fructifier cette relation de proximité, d\'aller plus loin. Main dans la main.
C\'est ce à quoi les deux parties entendent s\'atteler désormais en impulsant un nouvel élan aux relations bilatérales.
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