CERD : Ouverture d’un atelier international sur le traitement informatique des langues africaines
Par YHB
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17 janvier 2010
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Source: ADI
Un atelier international de 4 jours sur l’informatisation des langues africaines, a débuté aujourd’hui ses travaux au Palais du peuple, sous l’égide du Centre de recherches et d’études de Djibouti (CERD), de l’Institut des Sciences et des Nouvelles Technologies de Djibouti et du Réseau mondial pour la Diversité Linguistique.
19 chercheurs et universitaires africains et occidentaux en provenance de Djibouti, de la Somalie, de l’Ethiopie, du Kenya, du Nigeria, de la Zambie, du Sénégal, de la France, de l’Espagne, et du Canada, prennent part à ce séminaire qui bénéficie également du soutien de partenaires divers comme l’Académie africaine des langues de l’Union Africaine ACALAN, ou l’Association internationale pour le traitement informatique des langues africaines.
Les chercheurs et linguistes participant à cet atelier vont discuter durant les 4 prochains jours, sur la nécessité d’adapter les Technologies de l’information et de la communication (TIC’s) et l’Internet notamment, pour aider les sociétés africaines à préserver leurs langues et leurs cultures.
Les séminaristes se proposent également de réfléchir sur les différentes manières d’aider les africains à mieux exploiter les nouvelles technologies de l’information et de la communication et à exercer concrètement leur droit à la communication dans la langue de leur choix, pour devenir à terme des acteurs conscients et créatifs de la société de l’information, de la connaissance et des savoirs partagés.
Pour le président du Réseau Mondial pour la Diversité Linguistique, Professeur Adama Samassékou, qui a prononcé à cette occasion un discours, « il s’agit donc de faire en sorte que les langues nationales deviennent de véritables moyens de formation, d’information et de communication des citoyens à tous les niveaux, en vue de garantir une plus grande participation des masses laborieuses dans le processus de développement. En d’autres termes, il s’agira de leur conférer des compétences afin qu’elles puissent être utilisées de nouveau dans tous les domaines de la vie ».
M. Samassékou a déclaré que « plus de 774 millions d’adultes dans le monde, dont la grande majorité en Afrique, risquent de disparaître avec leurs savoirs et savoir-faire, faute d’accès à l’écriture et aux instruments leur permettant non seulement de développer et enrichir leurs connaissances, mais aussi et surtout de créer les conditions de leur transmission aux générations futures ».
L’éminent chercheur a expliqué que le Réseau Mondial pour la Diversité Linguistique, adhérait à ce qu’il a appelé la « multilingualisation », « la résolution des barrières linguistiques par la capacitation de toutes les langues à gérer leur propre participation au réseau ».
« La multilingualisation, a-t-il dit, viendra conforter vos efforts, car elle offre à toutes les langues la possibilité de servir de langue de gouvernance de l'Internet transformé en un ensemble d'espaces relationnels intelligemment interreliés ».
« C'est dans cette conception de l'Internet multilingue que les langues africaines peuvent trouver leur vraie place, sur un pied d'égalité avec les autres langues du monde », a conclu Professeur Samassékou.
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