En France, le « front républicain » tient tête au Rassemblement national
Source: R-Canada
Coup de tonnerre en France : la gauche française arrive en tête à la suite du second tour des élections législatives anticipées, dépasse le Rassemblement national, pourtant en position de force après le premier tour, et prend du même coup sa revanche contre Emmanuel Macron, qui l’avait laminée lors de son arrivée au pouvoir, en 2017. Les dernières estimations des résultats du second tour créditent le Nouveau Front populaire, le bloc de gauche, de 177 à 192 sièges. La coalition présidentielle Ensemble pour la République devrait compter entre 152 et 158 sièges.
Le Rassemblement national et ses alliés devraient faire élire de 138 à 145 sièges. Pour sa part, la droite des Républicains gagnerait de 63 à 67 sièges.
Il s’agit de tout un revirement de situation puisque le Rassemblement national avait remporté 33 % des suffrages lors du premier tour des élections législatives. La coalition présidentielle n\'avait alors obtenu que 20 % des voix, ce qui laissait croire qu’elle allait subir une défaite cuisante au second tour.
Il s’agit donc d\'une réussite pour le front républicain, cette stratégie mise en œuvre par la gauche et par une partie de la coalition d’Emmanuel Macron pour faire barrage au RN lors des courses triangulaires au second tour.
Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a été le premier à prendre la parole à la suite du dévoilement des résultats préliminaires.
Il s\'est félicité dans un discours de l\'élan de mobilisation civique des Français. Selon lui, la solution du pire, le Rassemblement national, a été écartée. Le président doit s\'incliner, le premier ministre doit s\'en aller, a-t-il lancé.
Pour sa part, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, constate que ce scrutin a permis d\'éviter le pire. Il doit ouvrir à une refondation.
Il a par ailleurs fermé la porte à toute alliance avec la coalition d\'Emmanuel Macron. Nous ne nous prêterons à aucune coalition des contraires qui viendrait trahir le vote des Français.
Devant ces résultats, le premier ministre sortant, Gabriel Attal, compte présenter sa démission lundi matin au président Emmanuel Macron, maisil compte assumer ses fonctions aussi longtemps que le devoir l\'exigera, alors que la France accueillera les Jeux olympiques dans quelques jours.
Cette dissolution [de l\'Assemblée nationale], je ne l’ai pas choisie, mais j’ai décidé de ne pas la subir, a-t-il indiqué.
Pour lui, une nouvelle ère politique commence en France. Le premier ministre sortant a aussi rappelé que la coalition centriste est encore bel et bien en vie. \"Nous sommes debout, avec trois fois plus de députés que certaines estimations lors du début de la campagne électorale.\" .
Articles connexes
Madagascar : l'Union africaine et l'ONU appellent à un dialogue politique inclusif pour préparer des élections crédibles
il y a 6 jours
A Juba, le vice-président Hussein Abdelbagi reçoit l'envoyé spécial de l'IGAD
il y a 3 semaines
Au Kenya, 16 élèves périssent dans l’incendie d’un dortoir
il y a 1 mois