Igad : Le chef de la diplomatie éthiopienne fustige le conseil de sécurité pour la "non-application de la résolution 1862"

Par NF | 07 décembre 2009
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Igad : Le chef de la diplomatie éthiopienne fustige le conseil de sécurité pour la "non-application de la résolution 1862"

Source: ADI

La 33ème session ordinaire du conseil des ministres de l'Autorité Intergouvernementale pour le Développement (Igad), dont les travaux se sont ouverts aujourd’hui à Djibouti, en présence du représentant spécial du SG de l’Onu auprès de la Somalie, M. Ould Abdallah, et du sous-secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis pour l'Afrique de l'Est, est d’"une importance cruciale", selon le chef de la diplomatie éthiopienne, M. Seyoum Mesfin. M. Mesfin, qui assure actuellement la présidence du conseil des ministres de l’Igad, a expliqué qu’un certain nombre de facteurs liés entre autres aux missions dévolues à l’organisation ont contribué à l’importance de cette réunion portant essentiellement à l’accord de paix global soudanais, la situation en Somalie et le conflit frontalier djibouto-érythréen. Il importe d'identifier en premier lieu, d’après le ministre des Affaires Etrangères de la république fédérale et démocratique de l’Ethiopie, les réalisations de l’Igad dans le cadre de son plan de révitalisation. "Nous devons reconnaître et accepter à cet égard que nous sommes à la traîne par rapport aux objectifs que nous nous sommes fixés", a -t-il dit avant de poursuivre : "Il nous nous incombe de faire plus pour rattraper le temps perdu". "Il y a lieu de mieux comprendre et d'évaluer le travail accompli par le secrétariat de l’Igad non pas pour stigmatiser ses faiblesses et ses carences mais plutôt pour explorer les voies et moyens susceptibles de renforcer sa performance", a affirmé le ministre éthiopien des Affaires Etrangères. Compte tenu de la "complexité des crises" qui affectent notre région, "la recherche de la performance doit être une priorité constante pour notre organisation", a-t-il fait remarquer. "C’est en effet une nécessité incontournable du moment que la Corne de l’Afrique ne bénéficie d'aucun soutien pour faire face à l'ampleur des défis à relever", a estimé M. Mesfin. "Le cas de la Somalie illustre parfaitement le laxisme et le manquement de la communauté internationale", a-t-il rappelé à cet égard, appelant à "un soutien déterminant, efficace et constant" pour restaurer l’état de droit dans ce pays ravagé par la violence. "La non-application de la résolution 1862 du conseil de sécurité démontre le peu d’importance que l'Organisation des Nations unies accorde à son propre image", a par ailleurs souligné le ministre éthiopien, selon lequel cet état de fait confirme surtout que la stabilité et la sécurité dans cette partie si névralgique du monde n’intéresse personne. Cette résolution, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité le 14 janvier 2009, donnait cinq semaines à l'Erythrée pour retirer ses forces de la zone frontalière disputée à Ras Doumeira et dans l'île de Doumeira, où s'était produit un incident armé avec Djibouti en juin 2008. Asmara, qui nie l'existence d'un contentieux territorial avec Djibouti, avait rejeté catégoriquement cette résolution.

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