Cérémonie de clôture du premier exercice de la force d’intervention militaire de l’Afrique de l’Est (Easbrig)

Par AAS | 04 décembre 2009
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Cérémonie de clôture du premier exercice de la force d’intervention militaire de l’Afrique de l’Est (Easbrig)

Source: ADI

Le chef de l’Etat, M. Ismail Omar Guelleh, a présidé vendredi la cérémonie officielle de clôture du "Field Training exercice 09" (FTX 09) de la brigade en attente de l’Afrique de l’Est (Easbrig) qui a réuni durant cinq jours dans la zone sud du pays quelque 1900 éléments appartenant aux corps militaires et paramilitaires de différents pays membres de cette organisation panafricaine de défense et de sécurité. De nombreuses hautes personnalités civiles et militaires invitées pour la circonstance ont assisté à cette cérémonie qui a eu lieu au grand Barra, vaste étendue de sable de plusieurs dizaines de kilomètres située au sud du pays. L'évènement a aussi été marqué par la présence des membres des missions diplomatiques, des postes consulaires, des organisations internationales et des forces étrangères installées à Djibouti. A son arrivée sur les lieux, le Président de la République a été accueilli par le ministre de la Défense nationale, M. Ougoureh Kiffleh Ahmed, le chef d’Etat-major général des Forces armées djiboutiennes par intérim, le général Zakaria Cheikh Ibrahim, ainsi que le commandant en chef de l’Easbrig, le général Osman Nour Soubagleh, avant de passer en revue les troupes de la brigade d'intervention est-africaine. Cette brigade fait partie des cinq brigades d’infanterie légère du continent qui doivent former à l’horizon 2015 la future force interafricaine dont le déploiement est prévu à l'horizon 2015 comme force de maintien de la paix. Financé par des pays de l’Union européenne et les Etats-Unis, cet exercice a consisté en une simulation d’un conflit et d’un déploiement de forces de maintien de la paix. Il a rassemblé une dizaine de pays de la région, en l’occurrence Djibouti, l’Ethiopie, la Somalie, le Kenya, le Soudan, l’Ouganda, les Comores, les Seychelles, le Burundi et le Rwanda. Le scénario du conflit, dans un pays imaginaire appelé "Carana" plaqué grosso modo sur la carte de Djibouti, a été élaboré par les officiers africains du bureau de coordination de l’Easbrig. A cette occasion, le chef de l'Etat a prononcé un discours dans lequel il a mis l'accent sur l'importance de la création de la force africaine en attente qui, a-t-il rappelé, "intègre un dispositif africain de défense et de sécurité collective préconisé dans l’acte constitutif de l’Union africaine". Le Président Guelleh a indiqué à cet effet que ces manœuvres militaires "marquent une étape nouvelle vers la concrétisation du vieux rêve des pères fondateurs de l’Organisation de l'unité africaine (OUA), celui d’une défense commune avec un commandement suprême africain". Cette initiative témoigne de notre "aptitude à travailler ensemble", a par ailleurs expliqué le dirigeant djiboutien qui n’a pas manqué d’exprimer sa fierté de voir notre pays d’abriter le premier exercice des la brigade d’intervention des pays d’Afrique de l’Est. Selon le Président Guelleh, la réalisation de ce projet militaire d’envergure régional a été rendu possible grâce à la volonté politique, au climat de confiance ainsi que la vision commune de l'Afrique dans sa volonté d’assurer le maintien de la paix et de la sécurité. Le chef de l’Etat a en outre affirmé qu'"il est de notre intérêt, nous africains, de mettre sur pied nos propres capacités de défense et de disposer d’un appareil militaire robuste, puissant, honorable et suffisamment réactif pour se déployer là où il faut sur le continent et dans des délais courts pour ne pas laisser le chaos s’installer". "A cet égard, il convient de saluer les nombreuses actions et initiatives prises par l’Afrique ces dernières années", a-t-il dit en citant plus particulièrement les "missions remarquables de l’AMIS au Darfour et en Somalie". "Les manœuvres étant terminées, nous pouvons désormais considérer que l’étape du FTX 2009 est franchie" a souligné pour sa part le ministre de la Défense, M. Ougoureh Kiffleh Ahmed, estimant qu’"il est trop tôt pour applaudir et faire l'éloge" des soldats de l’Easbrig. Au terme de cet exercice, le premier de cette ampleur, la brigade d’intervention des pays d’Afrique de l’Est devra démontrer sa capacité opérationnelle. L’ambition à terme est de former une armée d’intervention qui pourrait se déployer sous mandat de l’Union africaine d’ici 2015. La Force africaine en attente ou African Standby Force (ASF) est une force permanente constituée de cinq brigades régionales multidimensionnelles comprenant des composantes militaire, civile et de police. Elle devra pouvoir déployer 25 000 hommes et pourra atteindre 75 000. C’est un mécanisme chargé du maintien de la paix et de la sécurité dans le continent africain que le Conseil de paix et de sécurité de l’UA devrait adopter comme instrument de règlement des conflits entre les Etats africains. Une sorte de casques bleus africains dont la création a été décidée lors du sommet de l’Union africaine de 2005.

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