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Les élections en Somalie se tiendront au suffrage universel direct à partir de 2024

Par KM | 29 mai 2023
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Les élections en Somalie se tiendront au suffrage universel direct à partir de 2024

Source: AFP

« L’élection en République fédérale de Somalie doit donner à la population la possibilité de voter démocratiquement » : les élections en Somalie se tiendront à partir de 2024 selon le principe d’« une personne, une voix ». Le gouvernement et les Etats fédérés ont annoncé, dimanche 28 mai, cet accord historique mettant fin à un système électoral indirect complexe et controversé. « Le système électoral doit encourager un système politique multipartite, qui doit être indépendant, pacifique et exempt de corruption », selon les termes de l’accord. Exception faite de la région séparatiste du Somaliland, ce pays indépendant depuis juillet 1960 n’a plus connu d’élections au suffrage universel depuis 1969, quelques mois avant la prise du pouvoir par le dictateur Siad Barré. Ce nouveau mode de scrutin, qui n’a plus été appliqué depuis 1969 dans ce pays de la Corne de l’Afrique, entrera en vigueur pour les élections locales prévues pour le 30 juin 2024, avant les élections pour désigner les parlements et présidents régionaux du 30 novembre 2024.

« L’élection en République fédérale de Somalie doit donner à la population la possibilité de voter démocratiquement » : les élections en Somalie se tiendront à partir de 2024 selon le principe d’« une personne, une voix ». Le gouvernement et les Etats fédérés ont annoncé, dimanche 28 mai, cet accord historique mettant fin à un système électoral indirect complexe et controversé. « Le système électoral doit encourager un système politique multipartite, qui doit être indépendant, pacifique et exempt de corruption », selon les termes de l’accord.

Les dernières élections se déroulaient selon un complexe système indirect, fondé notamment sur les clans, composante fondamentale de la société somalienne. Ce système était régulièrement source de tensions et d’instabilité qui, selon de nombreux observateurs, profitaient à l’insurrection des islamistes radicaux chabab qui ensanglante le pays depuis 2007. Lors de la prochaine élection présidentielle, prévue pour 2026, les électeurs éliront par ailleurs un « ticket » composé d’un président et vice-président, une disposition qui met fin implicitement au poste de premier ministre pour instaurer un régime présidentiel.

Un premier pas avait été fait au niveau local

Le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud, élu en mai 2022, avait promis, en mars, que les prochaines élections nationales et régionales se tiendraient sur le principe d’« une personne, une voix ». Un premier pas avait été fait la semaine dernière au niveau local, avec des élections aux conseils de district tenus sur ce principe dans l’Etat du Puntland, dans le nord du pays, qui avait été citées en exemple par la communauté internationale.

Cet accord a été conclu lors d’une réunion du forum consultatif national, qui a notamment réuni le président, Hassan Cheikh Mohamoud, le premier ministre, Hamza Abdi Barre, et les dirigeants des Etats fédérés. Le président de l’Etat du Puntland, bien que membre de ce Forum, n’était toutefois pas présent pour signer le texte.

« Nous avons décidé de rendre la prise de décision au peuple afin que la voix du citoyen somalien devienne précieuse dans les questions relatives à son avenir », a déclaré Hassan Cheikh Mohamoud lors d’une conférence de presse dimanche, au côté de plusieurs dirigeants d’États fédérés.

« Nous devons sortir de la peur dans laquelle nous sommes piégés depuis 20 ou 30 ans et passer à la tenue d’élections démocratiques dans ce pays : une élection à “une personne, une voix”, tant au niveau fédéral qu’au niveau des États membres », a-t-il ajouté.

Pays fragile de la Corne de l’Afrique, la Somalie fait face depuis 2007 à une sanglante rébellion menée par les islamistes radicaux chabab. Elle vit aussi au rythme d’aléas climatiques extrêmes récurrents, dont une sécheresse historique qui a commencé à la fin de 2020 et des inondations récentes qui ont déplacé des centaines de milliers de personnes.

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