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Vingt ans de présence américaine à Djibouti

Par IOH | 17 février 2023
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Vingt ans de présence américaine à Djibouti

Source: ADI

Les attentats du 11 septembre 2001 éveillaient les esprits sur la nécessité de combattre le péril terroriste. Par tous les moyens. Attaqués sur leur propre sol pour la première fois de l'histoire, assaillis par le doute, les États-Unis se trouvaient confrontés à l'impératif d'agir s'ils voulaient préserver la puissance américaine en lui réservant un sort différent à celui des tours du World Trade Center. Les épreuves, aussi douloureuses qu'elles soient, ont ceci de particulier qu'elles font tomber les masques, provoquant ce moment où il devient possible de distinguer les vrais amis. En dépit de leur complexité éprouvée, les relations entre Etats, furent-ils séparés par des milliers de kilomètres, ne dérogent pas à la règle.

Par tous les moyens.

C'est ce qui se passa en cette année 2002 finissante où Djibouti accède à la demande de l'administration Bush visant à accueillir sur son sol une base militaire américaine dans le cadre de la coalition internationale de lutte contre le terrorisme qui venait de voir le jour avec à sa tête les États-Unis.

En débarquant à Djibouti, les _boys_ découvrent le Khamsin, le paysage désertique, la chaleur humide, mais aussi l'hospitalité proverbiale des Djiboutiens et le confort du camp Lemonier qui, deux décennies plus tôt, n'avait pourtant rien à voir avec ce qu'il représente aujourd'hui. Et pas seulement en mètres carrés.

Cinq ans après l'installation d'une base militaire à Djibouti, les États-Unis, qui n"entendaient pas en rester là, mettent sur pied le commandement américain pour l'Afrique, AFRICOM de son acronyme anglais. L'objectif est double : aider les pays de la région à mieux prévenir la menace que fait peser le terrorisme sur leur sécurité, garantir une meilleure protection des intérêts des États-Unis dans cette partie du monde. 

La multiplicité de ces orientations politiques et stratégiques ne peut toutefois occulter le volet social dont s'accompagne le déploiement des forces américaines à Djibouti.

Anecdotique mais touchant, le premier contact avec les populations locales aura conduit les soldats américains à donner un coup de main à des modestes agriculteurs dans le secteur de Damerjog.

Malgré la barrière de la langue, les échanges sont courtois, le respect, mutuel. Deux décennies plus tard, la coopération américaine est tout aussi appréciée à Djibouti où, par le biais notamment de l'USAID, elle apporte une précieuse contribution à des projets de développement touchant des secteurs prioritaires dont l'Education et la Santé. Deux décennies plus tard, l'amitié djibouto-étasunienne est loin d'avoir révelé tous ses secrets.

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