L’IGAD organise un atelier de travail sur les effets des changements climatiques sur les pays membres

Par AAS | 04 novembre 2009
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L’IGAD organise un atelier de travail sur les effets des changements climatiques sur les pays membres

Source: ADI

Un atelier de travail de trois jours sur les effets des changements climatiques sur les pays membres de l’IGAD, s’est ouvert aujourd’hui au siège de cette organisation sous-régionale à Djibouti-ville. Des experts techniques ainsi que des hauts cadres des différents ministères et départements impliqués dans la gestion de l’environnement au sein des Etats membres de l’IGAD, prennent part à ce séminaire. Les participants vont échanger leurs expériences en matière d’élaboration de politiques de lutte contre les risques que font peser les changements climatiques sur les économies fragiles et les ressources naturelles des pays de l’IGAD. Selon un rapport de l’organisation, Plus de 40 pour cent de la population de l’IGAD vit dans des zones semi-arides à hyper arides. Les sécheresses ont historiquement causé de massives catastrophes agricoles à travers la région, entraînant des millions de victimes et d’importantes pertes matérielles. La présence de larges étendues de terrains arides et semi-arides ainsi que d’autres facteurs tels que la dépendance générale à l’agriculture de subsistance et au pastoralisme, la faiblesse des systèmes de gestion de l’agriculture et du bétail et animaux de basse-cour, la pression démographique et la rareté de l’eau, contribuent tous à la désertification, la dégradation de l’environnement et la déforestation. L’accumulation de ces facteurs et la pression démographique ont réduit l’usage et l’efficacité des mécanismes traditionnels d’ajustement. Deux changements à long terme des caractéristiques du climat ont été notés selon ce rapport. Le premier est une diminution moyenne des précipitations annuelles dans la zone sahélienne du Soudan et le deuxième est l’accroissement de la variabilité inter-annuelle des précipitations dans le croissant du Kenya au Soudan, une partie de l’Ethiopie inclue. Par conséquent, à travers la Grande Corne de l’Afrique, (GHA), comprenant les Etats membres de l’IGAD plus le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, la fréquence des sécheresses est passée de un cas en six ans à un cas en trois ans.

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