21/12/2014
Le chef de l’Etat procède au lancement du programme d’assurance maladie universelle


Le président de la République, M.Ismail Omar Guelleh, a procédé aujourd’hui, lors d’une grande cérémonie organisée au Kempinski Palace, au lancement d’un système d’assurance maladie universelle (AMU) qui permettra aux djiboutiens et aux djiboutiennes de bénéficier d’une couverture sanitaire.

Les membres du gouvernement et du parlement, les représentants de la société civile, ainsi que des hauts responsables de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) ont pris part à cette cérémonie.

Selon un documentaire qui a été projeté au cours de cette cérémonie, cet ambitieux projet a pour objectif de protéger les populations contre le risque financier inhérent à la maladie et à la maternité, et repose surtout sur les principes de solidarité, d'équité et de cohésion sociale.

Comme l’a si bien expliqué la directrice de la CNSS, Mme Hana Farah Assoweh, "il s’agit d’un système contributif fondé sur les principes de base de la protection sociale-autrement dit - contribuer en fonction de ses revenus et recevoir selon ses besoins.

"Ce système, a-t-elle dit, permettra désormais aux plus nantis d’appuyer les plus démunis, aux bien-portants d’appuyer les souffrants". Cette solidarité, socle de notre culture prendra tout son sens à travers ce système ambitieux".

Sur un autre volet, la directrice de la CNSS a mis en lumière les prestations de soins couverts par l’Assurance Maladie Universelle (AMU).

Selon elle, "le premier paquet comprend la couverture des risques dits faibles mais à fort impact en matière de santé. Il s’agit des consultations généralistes, des délivrances de médicaments, des analyses biologiques, des imageries médicales etc... le second paquet comprend les consultations auprès des spécialistes, les examens complémentaires et médicaments prescrits par les spécialistes".

La directrice de la CNSS a expliqué que le troisième paquet couvre les gros risques. "Il s’agit outre les soins ambulatoires prestés au niveau des hôpitaux, les hospitalisations avec interventions chirurgicales", a-t-elle précisé.

Pour ce qui est du financement, Mme Hana Farah Assoweh a souligné que "le financement du régime obligatoire est assuré par les cotisations sociales à hauteur de 7% assis sur les revenus bruts des fonctionnaires et des salariés relevant du Code du travail. 2% seront à la charge du salarié et 5% seront supportés par l’employeur".

En revanche, le financement du "PASS est intégralement assuré par le Fonds de Solidarité de l’Assurance Maladie Universelle (FSAMU) alimenté à hauteur de 1 milliards trois cent millions et dont l’objectif est de prendre en charge la population assujettie à l’Assurance Maladie Obligatoire".

Il y a lieu de préciser que le PASS, Programme d'Assistance Sociale de Santé, est un programme exclusivement dédié aux populations démunis.

Le ministre du Travail, M.Abdi Houssein Ahmed, qui a ensuite pris la parole, a indiqué que ce système d’AMU, né de la volonté du chef de l’Etat, devrait permettre aux plus vulnérables, d’avoir accès aux soins de santé".

"La mise en place de ce système nous permettra également de réduire la fracture sociale et la pauvreté", a-t-il insisté.

Après l’intervention du ministre du travail, ce fut autour du chef de l’Etat, M.Ismail Omar Guelleh, qui, dans un remarquable discours, a déclaré que le lancement de l’AMU annonçait une refonte complète de notre système sanitaire.

"L’assurance maladie que nous engageons aujourd’hui n’est que le prélude de ce qui sera la refonte complète et en profondeur de notre système de santé", a-t-il fait savoir.

"Ceci dit, cela n’augure pas pour autant une remise en question de la générosité dont nous devons faire preuve. Bien au contraire, nous réformons pour que nos ressources servent à bâtir un système équitable qui fournit des soins de qualité à tous", a-t-il poursuivi.

Le Président Guelleh qui a réitéré sa volonté et sa détermination de bâtir un système plus juste "qui donne plus a celui qui en a le plus besoin", a tenu à rappeler les difficiles dilemmes auxquels font souvent face les familles démunies.

"Lorsqu’une famille doit choisir entre un repas et des médicaments, la collectivité dont elle est issue doit s’interroger. Pour un peuple qui a la solidarité chevillé au corps, qui a pour socle la cohésion sociale, il est impensable de laisser s’accentuer de telles inégalités", a-t-il martelé sous un tonnerre d’applaudissements.

"Il était urgent que cette réforme voit le jour pour réactiver la chaîne de solidarité nationale", a-t-il conclu ses propos.

Notons que le chef de l’Etat, M.Ismail Omar Guelleh, attache une importance capitale au programme d’Assurance Maladie Universelle (AMU) qui constitue un projet phare dans la feuille de route qu’il a fixé à son gouvernement.

Rappelons que la mise en place de l’AMU constitue un instrument de réalisation du droit à la santé et à la protection sociale et permettra à chaque Djiboutien de pouvoir bénéficier d'une couverture médicale.

La mise en œuvre du régime d'Assurance Maladie Universelle garantira également aux assurés sociaux et leurs ayants-droits, les prestations de soins de santé fournies par l'Assurance Maladie Universelle.

AAD

Source :ADI

A PHP Error was encountered

Severity: Core Warning

Message: PHP Startup: Unable to load dynamic library '/usr/lib/php5/20121212/php_gmp.so' - /usr/lib/php5/20121212/php_gmp.so: cannot open shared object file: No such file or directory

Filename: Unknown

Line Number: 0

Backtrace: