A l’occasion de la célébration du 44ème anniversaire de l’indépendance nationale, le Président Ismail Omar Guelleh s’est adressé aux Djiboutiens, au cours de la traditionnelle cérémonie de réception organisée ce dimanche matin au palais de la République, en présence de la Première Dame et présidente de l’UNFD, Mme Kadra Mahamoud Haïd.
Le chef de l'État a débuté son discours en ayant une pensée « à nos morts, à nos martyrs, à nos héros, à nos anonymes » et en saluant le dévouement sans faille de nos forces de défense et de sécurité.
« Chaque année, cette célébration est un moment de joie, de fierté et de communion nationale pour l’ensemble de nos compatriotes. C’est aussi et avant tout un moment de recueillement et de prière. Pour nos martyrs, pour tous ceux et celles qui ont consenti au sacrifice suprême. Pour tous ces héros et ces héroïnes qui sont morts pour donner naissance à notre souveraineté nationale. Nous prions le Très Haut et le Très Miséricordieux pour qu’il les gratifie de son paradis éternel. Amin », a d’emblée affirmé le chef de l’Etat.
Le Président Guelleh a longuement évoqué la spécificité de la journée du 27 juin 1977, ce qu’elle représente pour le peuple djiboutien.
« C’est une journée qui, a-t-il dit, appartient à l’Histoire. Pour autant, c’est une journée qui n’appartient pas au passé. Car c’est une journée qu’on célèbre chaque année comme un présent historique ! »
Selon lui, cette journée du 27 juin est intemporelle car elle symbolise la fierté, la liberté, l’égalité, toutes ces valeurs immuables qui sont les ingrédients de notre identité nationale.
« Tous les Djiboutiens et toutes les Djiboutiennes se retrouvent dans le miroir de cette journée qui est non seulement le reflet de leur identité mais aussi de leurs espoirs et de leurs aspirations », a-t-il affirmé.
Estimant que notre souveraineté est une « conquête acquise de haute lutte », le président Ismail Omar Guelleh a toutefois indiqué que « cette conquête n’a été que le début d’une aventure entreprise sur le long chemin de sa consolidation.
« C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, et demain plus qu’aujourd’hui, nous devons redoubler d’engagement pour nous affirmer et pour nous affermir dans notre souveraineté. C’est pour notre Etat, pour notre République et pour notre Nation une garantie de vivre ensemble et de coexistence pacifique avec nos voisins et le reste du monde », a-t-il ajouté.
« Nous savons donc mieux que quiconque que notre salut aussi bien individuel que collectif réside dans notre stabilité, notre unité, notre cohésion et notre capacité au dialogue », a-t-il souligné.
Pour le président Guelleh, cette idée est valable aussi au niveau régional puisqu’à travers les crises et les soubresauts de l'Histoire, nous avons acquis cette certitude que l’interdépendance de nos pays est une réalité qui ne peut trouver une voie durable et équilibrée qu'à travers une politique volontariste d’intégration régionale.
« Le développement de nos pays pour nos peuples ne peut se faire sans la stabilité à l’intérieur et à l’extérieur de chaque territoire », a-t-il insisté.
Dans un autre volet de son discours, le président de la République a abordé le choix démocratique et clair que le peuple a fait le 09 avril dernier. « Ce choix, c’est celui de la responsabilité, mais aussi celui de la confiance. Pour que nous continuons ensemble ce nouveau mandat que vous venez de me confier », a-t-il indiqué.
« Cette continuité politique que vous avez plébiscitée dans les urnes m’engage comme toujours à vous servir et à servir mon pays avec ferveur, dévouement et fidélité. C’est tout le sens du Serment que j’ai prêté », a précisé le chef de l’Etat.
Le Président Guelleh a également exprimé "une pensée émue pour tous nos concitoyens qui nous ont quitté cette année, et en particulier à nos aînés qui ont payé un lourd tribut à l'épidémie de Covid 19".
Une pandémie qui, selon le chef de l’Etat, a mis à l’épreuve la capacité de résilience de notre pays, à l’instar du reste du reste du monde.
« Mais cette pandémie a également mis en lumière, comme dans beaucoup de pays, les carences structurelles de notre société et de notre économie. Ces carences, nous n’allons ni les escamoter, ni les masquer. Nous allons au contraire les solutionner afin que notre pays puisse faire face, à l’avenir, aussi bien aux chocs exogènes qu’endogènes », a-t-il fait savoir.
S’adressant à ses compatriotes de tous bords, le Président Ismail Omar Guelleh a enfin clôturé son discours avec un message empreint de sagesse.
« Le sentiment d’appartenance à ce beau pays doit aller de pair avec l'amour de son prochain. C’est la manière la plus efficace mais aussi la plus digne pour consolider notre souveraineté nationale mais également de nous dessiner le meilleur avenir ! ».
AAD
Source :ADI