La cour des comptes s’est réunie en audience solennelle ce lundi dans la salle d’audience de la juridiction financière, en présence de la première présidente de la cour, Mme Ismahan Mahamoud Ibrahim.
L’événement a vu la participation du ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, M. Ali Hassan Bahdon, de son collègue du Budget, M. Abdoulkarim Aden Cher, du vice-président de l’Assemblée nationale, du médiateur de la République, ainsi que les magistrats de la cour des comptes.
Cette réunion avait un objectif double : dresser le bilan des activités de l’année écoulée et faire connaitre la feuille de route pour les années à venir.
Dans son discours d’ouverture, la première présidente de la cour des comptes, Mme Ismahan Mahamoud Ibrahim, a indiqué que la tenue de l’audience solennelle de rentrée est une obligation pour la cour clairement édictée par les textes depuis la promulgation de la loi n° 140/AN/7°L du 23 juin 2016.
"Sur les trois dernières années, la cour a produit régulièrement les deux rapports les plus importants au regard des travaux de la cour. Il s’agit du rapport sur l’exécution de la Loi de finances et du rapport public. Ces deux rapports s’inscrivent dans les missions de conseil et d’information qui contribuent à la transparence et à la sincérité des finances publiques", a-t-elle affirmé.
Selon la première présidente de la cour des comptes, en matière de gouvernance interne, en 2019, la cour a œuvré pour finaliser son plan de développement stratégique à moyen terme qui vise à renforcer les capacités de la cour sur trois axes, à savoir les activités de contrôle non juridictionnelles, les activités de contrôle juridictionnelles, la gouvernance interne et les relations avec les parties prenantes.
"Ce plan stratégique sépare également les activités de contrôle proprement dites des activités de gestion de l’institution. Les fonctions de support et de management seront mieux prises en compte en même temps que la réalisation des missions de contrôle", a-t-elle dit.
"Les deux premiers objectifs constituent la raison d’être de la cour. À ce titre, ils doivent permettre d’intensifier les missions de contrôle quantitativement et qualitativement. Ce qui est un réel défi compte tenu de l’étendue de nos missions et de notre environnement de travail", a déclaré Mme Ismahan Mahamoud Ibrahim, ajoutant qu’"un macro planning triennal sera établi, dès cette année, pour optimiser notre programmation et agir avec efficacité".
De son coté, le ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, M. Ali Hassan Bahdon, a souligné que la cour des comptes est une jeune juridiction créée en 1997 et qui a connu plusieurs étapes, avant de devenir cette institution de contrôle de finances publiques indépendante.
"La dernière loi de 2016 (la loi n° 140/AN/16/7ème L) lui a donné un pouvoir de contrôle et un pouvoir juridictionnel, le but étant de lui garantir l’objectivité nécessaire pour rendre ses travaux efficaces", a-t-il rappelé.
Pour le ministre de la Justice, la cour des comptes "symbolise aussi cette volonté du gouvernement d’atteindre une bonne gouvernance, qui passe par la transparence dans la gestion des deniers publics. Chaque citoyen djiboutien doit savoir que la gestion des finances publiques est le premier devoir du gouvernement".
"Notre institution de contrôle des finances publiques peut, selon lui, rivaliser avec les institutions de contrôle qui existent de par le monde, car elle exerce ses prérogatives en toute autonomie.
"Pour gagner la confiance de nos concitoyens, a-t-il poursuivi, la cour des comptes a besoin d’exercer pleinement les missions qui lui ont été confiées, l’implication de toutes les parties prenantes étant une nécessité pour une plus grande lisibilité, visibilité et crédibilité des travaux de la cour des comptes".
Le ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, M. Ali Hassan Bahdon, a fait savoir enfin que la cour de comptes de Djibouti a des ambitions, celles d’être en adéquation avec les cours des comptes des pays du monde entier et surtout de répondre aux objectifs de développement durable.
IOH
Source :ADI