30/07/2016
La République de Djibouti célèbre la journée Mondiale de la lutte contre la Traite des Êtres Humains 


La République de Djibouti, sous l’égide du Ministère de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, Chargé des Droits de l’Homme, a célébré ce samedi, la Journée Mondiale de la Lutte contre la Traite des Êtres Humains.
 
À cet égard, une table ronde centrée sur la sensibilisation à la loi du 24 mars 2016 portant sur la lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic de Migrants, a été organisée à l’institut des études diplomatiques.
 
Cette table ronde a été présidée par le Procureur Général de la République, M. Djama Souleiman Ali, en présence du secrétaire général du ministère de la justice et des affaires pénitentiaires, chargé des droits de l’homme M Abdi Hersi .

L’ensemble des responsables des corps de sécurité (Gendarmerie Nationale, Police Nationale, Sécurité Nationale, Gardes Côtes), des hauts cadres des ministères techniques concernés par cette problématique mondiale, plusieurs associations et organisations nationales et internationales (PNUD, OIM, ONUDC, UNFD, Caritas, Bender Djedid, Conseil National de la Société Civile, etc.) et des magistrats de l’ordre judiciaire, ont participé à cet évènement.
 
Les débats autour de cette problématique ont été animés. Il en ressortait une volonté commune de traiter avec fermeté ce fléau.
 
La République de Djibouti n’a eu de cesse d’œuvrer à lutter et à réprimer la Traite des personnes, qui est, rappelons-le : le fait de recruter, transporter, transférer, héberger ou accueillir une personne en ayant recours à la force, à la contrainte, à la tromperie, ou à d’autres moyens, en vue de l’exploiter (article 1er de ladite loi).
 
Les dispositions de cette nouvelle loi accentuent, les peines encourues pour les criminels arrêtés, mais aussi renforcent la protection des victimes de la traite.
 
Il s’agissait de la première étape, d’une longue campagne de sensibilisation, pour tous les acteurs de la chaîne pénale, chargés de réprimer les auteurs de ces graves atteintes aux Droits de l’Homme et à sa dignité.
 
Dans un mot prononcé à l’ouverture de cette table ronde, le procureur général de la république, M. Djama Souleiman, a déclaré que notre pays, zone de transit migratoire à destination des pays du Golfe peut être affecté par des cas de traite humaine. "C’est pourquoi, nous avons pris les devants pour nous prémunir avec cette loi", a-t-il poursuivi.

Pour le secrétaire général du ministère de la justice, la question de la traite humaine est une question mondiale. 

"La traite humaine existe partout dans le monde. Nous sommes déterminés à lutter contre ce fléau et pour cela nous avons ratifié des conventions, et la question principale est de savoir l’ampleur de ce phénomène, les acteurs mais surtout les victimes, qui sont-ils réellement ?", a ajouté M. Abdi Hersi.

Notons que le Ministère de la Justice organisera par la suite, tout au long de ce dernier semestre de l’année 2016, des campagnes décentralisées de sensibilisation à l’adresse de toutes les couches sociales de la population djiboutienne.

NK

Source :ADI