15/11/2014
Transports en commun à Djibouti : une dizaine de bus d’une capacité de 70 places chacun desservent depuis deux semaines les quartiers éloignés de la commune de Balbala


Depuis deux semaines, on voit l’arrivée des bus de grande capacité au terminus de la place Mahamoud Harbi non loin du centre-ville de la capitale.

Ces véhicules sont la propriété d’un groupe privé. Citons en l’occurrence la société de transports en commun de Djibouti ou STCD de son acronyme français. Créée en 2001, cette société anonyme à responsabilité limitée a récemment contracté un prêt auprès du Fonds de développement économique de Djibouti(FDED).

Avec ce crédit remboursable en 6 ans, la SARL selon le jargon des professionnels a acquis une dizaine de bus, d’une capacité de 70 places chacun, suivant les confidences recueillies auprès de son directeur général, Salah Bogoreh Bouh.

Ces moyens de transports en commun desservent les quartiers éloignés de la commune de Balbala, précisément la cité Hodan, Barwaqo, Hayabley, PK 12 et PK13.

Et ce au grand bonheur des usagers qui s’acquittent à bord des frais de ticket vendus par des employés de la STSC. Une vingtaine d’autres bus de la compagnie utilise le système de transport par ticket.

Les actionnaires de la boîte travaillent actuellement avec la CAC Bank pour lancer prochainement des abonnements électroniques.

Ainsi, les clients potentiels se verront délivrer des cartes à puces prépayées dans le cadre des abonnements hebdomadaires, mensuels et trimestriels qui leur sont proposés. Le projet cible particulièrement les collégiens, lycéens et étudiants qui bénéficieront des tarifs dégressifs en fonction de leur fidélité au label STCD.

Forte d’un parc automobile de 80 bus, la société privée de transports en commun vient de se faire octroyer des emplacements au pourtour de la place Mahamoud Harbi grâce au soutien du Ministère de l’Intérieur et celui des Finances. Elle compte y installer des bureaux de coordination et de vente des tickets.

Le principal souci du management de la STCD est l’absence d’arrêts de bus et l’état parfois délabré des artères de circulation routière dans la capitale. Car ses nouveaux bus de 70 places ne sont pas faits pour s’arrêter partout et à tout moment comme c’est le cas habituellement avec les autres bus de moindre capacité.

AGI

Source :ADI